Menés dès la première minute, les Écureuils ont respecté leur plan de jeu face aux Spiders de Rouen pour s’imposer largement (9-3). Un succès qui valide le nouveau système de Renaud Crignier après la défaite contre Ris-Orangis.
Pour leur retour au gymnase de la Veillère, ce samedi soir, les Écureuils étaient vite refroidis par Joris Bedin, qui trompait la vigilance de Fouquerel (0-1, 00’36), mais les locaux n’avaient pas pour autant changé leur plan de jeu face aux Spiders de Rouen. L’entraîneur-joueur Renaud Crignier était satisfait de l’avoir respecté jusqu’à la fin de la rencontre : “On ne voulait pas les laisser jouer, presser les avants et fermer la zone avec les arrières.” Malgré leur domination dans les 20 premières minutes, il savait à quels risques les Amiénois s’exposaient : “C’est à double tranchant quand tu joues comme ça, quand une équipe est un peu recroquevillée, que tu presses et que tu n’arrives pas à marquer. Leur gardien a fait une très grosse première période jusqu’à la 20e, il nous a sorti des trucs énormes, et ça offre des contres.”
Avant de renverser la vapeur et de dérouler les buts, les Écureuils avaient dû insister sur leur travail offensif pour fatiguer les neuf Rouennais présents. Les trois buts inscrits avant la pause par Defrance et les frères Crignier faisaient craquer les lignes adverses. “On a beaucoup parlé à la mi-temps tactiquement, pour pouvoir presser tout en étant moins en danger. En deuxième, c’est ce qui s’est passé, révélait Renaud Crignier en fin de match. On a pressé et quand on n’a pas récupéré le palet, on n’a pas pris de contres. On ne leur a pas laissé de grosses occasions derrière. […] On était mieux placés, mais c’était notre premier match avec ce système également.”

Dès leur retour sur le terrain, les Amiénois alourdissaient la marque et poursuivaient leur série avec de nouveaux buteurs comme Sacha Fouré et Mathis Goubet. Un travail collectif que soulignait Crignier : « Quand une ligne ne marquait pas, elle avait entamé le capital physique de l’adversaire, et du coup, on n’a pas une ligne qui a relâché offensivement. » Il n’en oubliait pas pour autant son dernier rempart, Clément Fouquerel : « Il fait une très grosse première mi-temps, parce qu’ils ont peut-être moins d’occasions que nous, mais ils ont des occasions vraiment franches, des breaks, des trois contre un, et Fouky ferme la boutique. Il prend un but sur son premier shoot, après il a fermé tout le match. »
« Il y a du travail, des automatismes à trouver, ça ne se fait pas en un mois ni en deux entraînements. »
Renaud Crignier
En réalité, l’ancien gardien des Gothiques allait encore se faire piéger à deux reprises, à la 37e puis à la 40e minute. “C’est le premier match où l’équipe respecte autant les consignes. Après, c’est un petit peu dommage, le deuxième et le troisième sont un peu évitables, mais dans l’ensemble, c’est une bonne partie”, résumait Renaud Crignier. Des trous d’air que leur entraîneur justifiait par un manque de lucidité lié à la fatigue accumulée par leur style de jeu. Côté discipline, les Samariens, déjà en progression contre Ris-Orangis avec une seule pénalité, confirmaient ce week-end cette meilleure gestion de la pression, et ce, malgré l’accrochage en fin de match avec les Rouennais. Pour rappel, à la suite de ces incidents, les Écureuils restent sous la menace d’un match à huis clos. Affaire à suivre : tout dépendra de la décision des instances.
En manque de réussite sur les powerplays depuis le début de la saison, les Écureuils d’Amiens clôturaient symboliquement ce match avec un neuvième but inscrit en supériorité numérique, le seul de cette rencontre dans cette physionomie de jeu. “L’objectif en début de saison était de faire deux (lignes de) powerplays, de responsabiliser et d’intégrer un peu plus des joueurs dans le collectif en supériorité numérique. Il y a du travail, des automatismes à trouver, ça ne se fait pas en un mois ni en deux entraînements”, concluait Renaud au sujet de ce dernier point à améliorer pour viser plus sereinement le haut du classement.
Nationale 1, 4e journée :
Amiens – Rouen : 9-3 (3-1)
Buts pour Amiens : Roman Defrance (1-1, 23’34) assist de Renaud Crignier, Renaud Crignier (2-1, 24’12) assist de Roman Defrance, Clément Crignier (3-1, 24’46) assist d’Hugo Morien, Sacha Fouré (4-1, 26’07) assist de Pierre Bette, Renaud Crignier (5-1, 27’56) assist de Roman Defrance, Mathis Goubet (6-1, 34’16), Hugo Morien (7-1, 36’47) assist de Pierre Bette, Roman Defrance (8-3, 41’11) assist de Renaud Crignier, Clément Crignier (9-3, 45’14) assist de Renaud Crignier (SN)
Thomas Jourdan
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

