Ce mardi 13 octobre, dans le cadre de la présentation des Ambassadeurs sportifs samariens du Conseil départemental de la Somme, sur les quatre nouveaux, le seul athlète masculin était Yanis Vanlanduyt, licencié à l’Amiens UC Athlétisme.
Yanis Vanlanduyt a eu jusqu’à présent un parcours émaillé de belles performances mais aussi de blessures à répétition. S’il a commencé relativement tard l’athlétisme, en ayant pratiqué d’autres disciplines, d’entrée ou presque il remportait son premier titre international au festival olympique. Puis par la suite, il prenait la 9ᵉ place aux championnats du monde U20, et aujourd’hui, son objectif est d’être sélectionné pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Pourtant tout n’a pas été rose dans le parcours sportif de Yanis Vanlanduyt. À ses débuts, le pensionnaire de l’AUC Athlétisme se montrait assez insouciant, notamment dans le domaine de l’alimentation. Il avait été remarqué lors d’un rassemblement au collège de Moreuil sous l’égide de l’UNSS, puis il est parvenu à convaincre les plus réticents, y compris Pascal Machat, l’entraîneur mythique de l’AUC, qui à l’époque ne voulait pas entendre parler de ce garçon.
Toujours est-il que ce garçon a connu une foudroyante progression, mais bien souvent, il a dû stopper ses entraînements à la suite de blessures, un parcours sur lequel il revient : « J’ai toujours été blessé au mauvais endroit. Il s’agissait de problèmes inflammatoires, tendinite, périostite. À chaque fois je suis allé voir les bons spécialistes. Je me suis blessé aussi alors que j’étais à la fac et j’avais tout arrêté. Mon temps était pris par les entraînements le matin et le soir, les séances de soin, de récupération, les massages, etc. C’était des moments difficiles mais j’ai décidé de continuer avec pour objectif d’en faire plus tard mon métier, et aujourd’hui, je me dis que je ferais tout pour ne pas me blesser et qu’il ne faut surtout pas que je refasse les erreurs commises précédemment. »
Une prise de conscience pour l’athlète qui évoque des blessures liées « à une mauvaise hygiène de vie », et notamment la nutrition et l’heure du coucher. L’Amiénois est heureux d’avoir su convaincre Pascal Machat. Ce sportif de haut niveau, enfant de l’UNSS, continue de se distinguer sur 800 m et fait le plein d’ambition avec un objectif en tête : les prochains Jeux olympiques, de l’autre côté de l’Atlantique.
Lionel Herbet
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr

