Pour la deuxième journée du championnat, l’ASCBB affrontait Outreau à l’extérieur, dans un match où les Amiénois n’ont pas su faire la différence, perdant sur un score de 78 à 67. De son côté, l’ESCLAMS (b) recevait la formation du Portel, ce qui ne lui a pas porté chance puisque les joueurs de Liam Michel ont perdu de trois points seulement (77-80).
Au vu de leur performance encourageante face à l’ESCLAMS (b), il y a de cela une semaine, il était légitime d’attendre au tournant cette rencontre face à Outreau, une formation promue cette année. Cependant, les hommes de Stéphane Noé ne sont jamais vraiment rentrés dans le match, affichant des statistiques indignes de leur niveau. Bien qu’il était évident que l’équipe allait souffrir de l’absence d’Ugo Coulpied et de Dylan Meulemeester, surtout au scoring et derrière la ligne à trois points, le bilan de 1 sur 18 à trois points fait mal, très mal. Mais ce n’est pas le pire puisque l’équipe a aussi affiché un inquiétant 20 sur 37 sur la ligne des lancers francs. « C’est pas facile de gagner un match quand tu mets pas de panier. On a le droit de rater, mais pas dans ces proportions-là », partage le coach amiénois. Il faut dire que les leaders de l’équipe n’ont pas non plus répondu présent. Difficile donc de garder le cap dans ces cas-là : « On a l’impression qu’il n’y a pas de leader. Ce qu’on avait déjà vu la semaine d’avant, ça avait été compliqué sur ce sujet-là. Et puis quand t’es en déplacement dans le Nord, dans une salle un peu hostile, et que les planètes s’alignent pas pour différentes raisons, tu repars avec une défaite qui est presque une défaite honorable. » Surtout que ce scénario face à un promu s’est déjà produit par le passé, chose que Stéphane Noé ne voulait en aucun cas reproduire : « Il n’y a rien à tirer de positif d’un match comme ça. Si ce n’est que je les avais alertés sur le fait qu’on jouait contre une équipe promue, et que l’année dernière, ça nous avait déjà coûté cher. »
Malgré tout, Yanis Nyamalonji a dominé à l’intérieur, une habitude pour lui, même s’il n’a pas échappé à la maladresse de son équipe. La solution face à ces problématiques serait donc de se remettre au travail, de travailler les fondamentaux et de développer un sens plus aiguisé du collectif. Surtout qu’au basket, la partie psychologique joue un rôle des plus importants. Si Kobe Bryant avait cette capacité de passer d’un tir raté à un autre sans que cela ne l’affecte, comme le fameux « Delete », mot lancé à Tony Parker lorsque celui-ci lui demandait comment il faisait pour tirer autant sans que cela ne l’affecte, tout le monde n’en est pas capable. Dans ce cas, le retour à des choses simples, à des fondamentaux, est la meilleure solution. « Après, ça rentre dans ta tête. Quand tu commences à être maladroit, tu te dis que ça va durer », explique Stéphane Noé. Les Amiénois ont donc deux semaines pour se remettre en selle afin de se préparer pour leur prochain match à domicile face au Portel.
Une défaite non sans la manière pour l’ESCLAMS (b)
L’ASCBB n’était pas la seule équipe de la métropole à jouer ce week-end puisqu’au même moment, les hommes de Liam Michel recevaient l’équipe du Portel. Un match qui s’est soldé par une défaite de seulement trois points, synonyme de la hargne de battre dont les Longacoissiens ont fait preuve. Une performance qui a vraiment plu à Stéphane Noé, pourtant coach d’une équipe adverse, qui aurait voulu que Longueau s’impose : « Ça m’aurait plu, je savais que Longueau était capable de les battre. Mais bon, ce n’était pas loin. Trois points, c’est que dalle. » Rendez-vous donc dans deux semaines aussi pour cette équipe de Longueau qui affrontera Boulogne à l’extérieur.
Noa Lambert
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr (archives)

