Dimanche dernier, à l’occasion du match entre l’AS Picquigny et Saint-Sauveur, qui se soldait par une défaite des locaux (0-2), l’essentiel était ailleurs : avec Sullivan Robart, le club semble repartir de l’avant et se reconstruit.
À Picquigny, l’Amicale Sportive est incontestablement le club sportif le plus ancien. Il existait déjà avant la guerre et dans les années qui ont suivi, avant de se trouver en inactivité durant quelque temps. Sous l’impulsion d’un jeune de l’époque, Paul Fourquier, en 1958 exactement, le club repartait et, depuis, il a toujours fonctionné, avec évidemment des hauts et des bas. Il évolua au plus haut niveau départemental dans les années 70 et, surtout, il eut des contacts avec des clubs étrangers : belge (Arquennes) et hollandais (Rotterdam). Paul Fourquier, dont le stade porte le nom, s’en est allé et, aujourd’hui, le club, présidé par Guillaume Dautriche, semble bien reparti avec un nouvel entraîneur qui nous vient directement du Nord : Sullivan Robart. Dimanche dernier, l’AS Picquigny, qui recevait Saint-Sauveur, s’est inclinée sur le score de 2-0, mais l’essentiel est que l’ASP semble bien relancée.
Nous avons profité de ce match entre voisins pour mieux connaître Sullivan Robart, qui nous a expliqué son parcours, surtout celui de coach, car il semble que très tôt, Robart avait dans la peau la mentalité d’un entraîneur. « Je suis né à Cucq, dans le Pas-de-Calais. J’ai débuté très tôt le coaching, exactement à l’âge de 18 ans, et j’ai entraîné les U18 à Étaples-sur-Mer. J’ai continué avec des joueurs de cette catégorie mais j’ai déménagé et je suis donc arrivé dans la Somme. J’ai alors coaché les U18 de Blangy-Tronville et, après deux ans, j’ai été recruté par le club de Saveuse. Mais en pleine saison, il s’est alors avéré que le coach senior de Saveuse a arrêté et on m’a proposé de prendre en main cette équipe. Ce fut ma première expérience. La première saison, nous avons terminé 5e et 3e la saison suivante », poursuivait le coach.
Notre objectif est d’abord de créer un groupe autant au niveau du comportement et de l’attitude mais aussi sportivement
Sullivan Robart
C’est alors que Sullivan Robart est sollicité par Guillaume Dautriche qui a longtemps cumulé les deux fonctions de président-entraîneur, et évidemment, il fallait à un certain moment choisir. Visiblement, les premiers contacts entre les deux hommes ont été satisfaisants et lors de la dernière assemblée générale de l’ASP en juin dernier, l’information devenait officielle : Robart serait le nouvel entraîneur de l’AS Picquigny. « Guillaume Dautriche m’a appelé et fait part de son projet sur les deux prochaines saisons. J’ai été intéressé, confiait le technicien. Je réside aujourd’hui à Thieulloy-l’Abbaye et je viens d’être papa. Je découvre un club qui possède de bonnes bases. Les joueurs connaissent bien leur sujet et je suis venu pour apporter ma touche en amenant aussi quelques joueurs que j’entraînais ailleurs. Cette saison, nous avons été éliminés en Coupe de France contre Gapennes, mais en Coupe de la Somme, nous avons pris notre revanche aux tirs au but. En championnat D5, nous avons battu Dreuil 5-3 mais avons perdu contre Saint-Sauveur ce dimanche. Enfin, notre objectif est d’abord de créer un groupe autant au niveau du comportement et de l’attitude mais aussi sportivement. Terminer aussi dans les cinq premiers, mais personnellement, si nous terminons dans les trois premiers, je serai très content.«
Pour atteindre cet objectif, les joueurs ont deux entraînements par semaine, même l’hiver. « Sachez que je me plais bien ici et surtout les joueurs m’ont bien accueilli », nous confie Sullivan qui, dans la vie, est encadrant technique d’insertion.
Lionel Herbet
Crédit photo : DR – Gazettesports.fr

