HOCKEY SUR GLACE (Ligue Magnus) – Bruce Richardson : « Quand ils ont une opportunité, contrairement à nous, ils la mettent dedans »

hockey sur glace (synerglace ligue magnus journée 3) : gothiques d’amiens v ducs d’angers
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L’entraîneur des Gothiques d’Amiens est frustré de ne pas voir la roue tourner après cette nouvelle défaite concédée à Grenoble. Mais il préfère encore voir le verre à moitié plein. Pour lui, il suffit juste d’un peu plus de spontanéité et d’un succès pour que le déclic ait lieu.

Ce vendredi, les Gothiques d’Amiens ont longtemps cru briser la terrible série de matchs sans succès face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. Après avoir longtemps eu un seul but de retard, les hommes de Bruce Richardson ont cédé en fin de partie pour finalement s’incliner sur un score sévère qui ne reflète pas vraiment la physionomie de la partie (4-1). « On n’est pas encore capable d’avoir un résultat malgré l’effort de l’équipe. Ça s’est joué sur des petits détails. Ce sont des joueurs, de l’autre côté, avec beaucoup d’habileté. Quand ils ont une opportunité, contrairement à nous autres, ils la mettent dedans« , résume pragmatiquement l’entraîneur québécois. Lequel déplore le nombre important d’occasions de but qui ne finissent pas au fond des filets. « Quand tu te regardes depuis le début de la saison, on est premier dans toute la ligue à ce niveau, on a 69 chances de marquer, mais on est 0-4, 1-3. Puis, tu as une équipe comme Briançon qui a 25 chances de marquer et qui est à 3-1. C’est là que ça se joue présentement, on n’est pas opportunistes. »

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Jere Vertanen et les siens ne sont pas parvenus à faire tomber de solides Grenoblois.

Défensivement, le problème semble en grande partie réglé, avec encore seulement trois buts concédés face à une armada du championnat si l’on ne prend pas en compte le but en cage vide. Ce point noir du début de saison n’en est plus un, mais il faut désormais régler de nouveau la mire devant, et surtout capitaliser les nombreuses incursions dans la zone adverse, notamment en cinq contre cinq : « J’ai trouvé qu’en début de match, surtout en première période, on a eu beaucoup d’opportunités de mettre des rondelles au fond. On ne l’a pas fait », regrette Bruce Richardson. Surtout, il déplore presque un trop grand esprit collectif au moment de conclure : « On essaie la passe de trop pour qu’il y ait un petit ‘tap-in’. Mais sur la passe de trop, des fois, le bâton va dans la ligne et les autres réagissent. J’ai trouvé qu’on était un petit peu trop généreux pour nos coéquipiers, à la place d’être un petit peu personnel et de mettre plus de rondelles au filet. »

Grenoble, la bête noire des Picards

La défaite des Amiénois pourrait être à relativiser. Les Brûleurs de Loups constituent toujours un redoutable adversaire, qui plus est chez eux. Surtout, cela fait désormais neuf rencontres qu’ils n’ont plus perdu face aux Gothiques. Mais malgré la supériorité naturelle des Isérois, le technicien canadien estime qu’il y avait réellement quelque chose à faire : « Grenoble, c’était prenable. Il ne faut pas s’abaisser face à ces équipes-là. On est capable de compétitionner. Si on veut gagner, il faut que la mentalité change. Il faut arrêter de dire que les autres ont des gros budgets, ils ont ci, ils ont ça. Il faut se concentrer sur nous autres. Parce qu’à un moment donné, si on continue comme ça, ça va prendre 100 ans avant qu’Amiens puisse gagner un championnat. Grenoble a le triple de notre budget, il y a des gars qui ont joué dans des grands championnats internationaux, mais on a aussi des bons joueurs. »

Mon voisin, s’il a le triple de mon argent et qu’il ne fait rien avec son argent, il n’est pas plus heureux que moi.

Bruce Richardson, entraîneur des Gothiques

Grenoble a un budget double, peut-être triple de celui d’Amiens, mais Bruce Richardson n’en a que faire et juge que cela ne doit avoir aucune incidence sur les objectifs face à ce genre d’équipe, le tout en utilisant une métaphore dont lui seul a le secret : « Mon voisin, s’il a le triple de mon argent et qu’il ne fait rien avec son argent, il n’est pas plus heureux que moi. Au bout de la ligne, on va tous aux toilettes et on chie tous les mêmes choses (rire). Il faut essayer d’avoir une attitude de gagnant et se dire qu’on s’en fout de contre qui on joue. » Dès demain, le coach samarien ne prêtera donc pas attention à l’identité et au prestige de l’adversaire. De toute façon, ses joueurs devraient s’en rendre compte sur la glace du Coliseum, les Rapaces de Gap seront très certainement moins forts que les Grenoblois. Ils ont aussi timidement débuté leur saison avec un succès contre Chamonix puis de lourds revers contre Angers (5-2), Grenoble (7-1) et Rouen (4-0). C’est donc l’occasion rêvée pour s’offrir un premier succès et le déclic tant espéré. D’autant que Bruce Richardson a laissé entendre que tous ses numéros 1 seront disponibles, y compris Alexis Gravel qui pourrait faire ses débuts dans les cages.

Ligue Magnus, 5e journée :
Dimanche 27 septembre à 18h, Coliseum : Amiens (11e, 1pt) – Gap (9e, 3pts)

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr