CROSSFIT : Une édition des Unicorn Throwdown 2026 réussie pour une compétition qui ne cesse de se réinventer

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Les 6 et 7 juin derniers se déroulait l’édition 2026 des Unicorn Throwdown, un événement autour du crossfit qui a réuni un grand nombre de participants. Pour la première fois de son histoire, cette compétition investissait le Coliseum.

C’est au sein de la grande glace du Coliseum que se sont réunis pas moins de 500 participants et 150 bénévoles afin de se surpasser dans cette compétition de CrossFit de renom dans le nord de la France. Pour cette édition, deux grandes formules étaient proposées, une individuelle, se déclinant en une catégorie homme et une femme, et une par équipe, se déclinant en trois catégories : Master, Inter ou RX.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette édition, qui a vu plus grand que ses précédentes puisqu’elles se déroulaient au Coliseum d’Amiens, était des plus organisée. Les athlètes, qui ont été mis au courant de leurs épreuves deux jours auparavant, règles de la discipline oblige, se sont d’abord rendus dans une salle de briefing, puis d’échauffement avant de participer aux épreuves à proprement dites. En plus de cela, un village partenaire avait également investi la buvette des Gothiques d’Amiens avec des stands de merch, d’équipementiers d’haltérophilie ou encore des stands proposant des repas équilibrés.

Une discipline au fonctionnement bien à elle

Une organisation signée Joakim Lamrani, fondateur de la salle de crossfit CrossFit Amiens, et fondateur de l’événement, il y a 10 ans de ça. Pompier à Paris de formation, il découvre la discipline lors d’un visionnage du making-of du film 300, lui qui « était toujours un peu à l’affût des nouvelles méthodes d’entraînement » et qui a vu dans ce nouveau sport une nouvelle façon de s’entraîner. Il a eu tout de suite envie de le ramener à Amiens, à une époque où la discipline était inexistante sur le territoire. « À Amiens, il n’y avait rien. Du coup, on s’entraînait un peu tout seul. On faisait beaucoup de bêtises. Mais au final, quand on a quelque chose qui marche pour soi, on a envie de le partager. » C’est dans cette dynamique qu’il créa, avec deux amis, la salle CrossFit Amiens. Un environnement qui a bien changé puisque désormais, la « petite Venise du Nord » compte six salles avec le nom d’affiliation CrossFit. Une discipline encore méconnue du grand public, souvent confondue avec l’Hyrox, qui relève beaucoup plus d’une course de fitness où chaque épreuve est connue et peut donc être préparée à l’avance. Cependant, les deux sports ne sont pas étanches puisque pour se préparer à du CrossFit, l’Hyrox est recommandé à l’entraînement, mais pas l’inverse.

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Parce que oui, l’une des particularités du CrossFit réside dans cette inconnue des épreuves auxquelles les athlètes vont participer, même si la discipline tient ses racines dans l’objectif d’améliorer la santé des pratiquants. « C’est le sport de l’antispécialisation. On ne veut pas être fort dans un domaine, on veut être moyen dans tous les domaines. Et si on peut être fort dans tous les domaines, c’est encore mieux », explique Joakim Lamrani. Pour ce faire, les entraînements dans les salles de CrossFit se font en une heure et au sein d’un petit groupe de 12 à 15 personnes et mixent « des mouvements fonctionnels qui sont tout le temps variés et avec de l’intensité relative à la personne. » Joakim Lamrani recommande d’ailleurs à quiconque est curieux de pratiquer la discipline de faire un essai dans une salle proche de chez-soi : « Ça va vraiment changer votre vie dans le bon sens parce qu’on est là pour éduquer les gens. On est là pour améliorer leur santé, à la fois les faire mieux bouger, les faire mieux manger, les faire mieux vivre. Vous allez taper à la porte et vous serez très bien reçu. » 

Une organisation qui transpire la passion…

Ayant de bons retours tous les ans sur les Unicorn Throwdown, l’objectif de Joakim Lamrani était de « faire ce qu’on sait faire dans notre salle parce que ça plaît, c’était vraiment de faire la même chose que ce qu’on fait dans la salle, mais en plus grand. » C’est donc chose faite pour cet événement à l’entrée gratuite qui va fonctionner comme une sorte de vitrine pour la discipline dans le nord de la France.

Si la formule par équipe se faisait uniquement par inscription, celle individuelle a nécessité des qualifications en ligne au mois de janvier. Au total, l’équipe organisatrice a dû regarder pas moins de 500 vidéos d’exercices d’entraînement afin de ne garder que les meilleurs en ces deux jours de compétition. La seule petite difficulté organisationnelle que les équipes de Joakim Lamrani avaient était plus d’ordre logistique avec le transport de leur propre et important matériel de la même marque, équité compétitive oblige, jusqu’au Coliseum.

… dans toutes les sphères, même chez les bénévoles

Dans la marée de bénévoles, se trouvait Emmanuel, juge pour la compétition. Son rôle consiste avant tout à « guider les athlètes dans les répétitions qu’ils vont avoir à faire et surtout à les valider. Il y a certains standards qu’il faut respecter et on est là pour pouvoir justement garder ce cadre. » Pour se faire, il a suivi une formation en ligne et a été formé par un headjudge avant la compétition. Par ailleurs, il ne tarit pas d’éloges sur l’organisation de la compétition : « Il n’y a rien à dire. Les choses se suivent, on n’a pas de questions à se poser, on a juste à dérouler. »

Quoi qu’il en soit, l’événement a véritablement fédéré, si bien que Joakim Lamrani pense déjà aux prochaines éditions, qu’il souhaiterait faire perdurer au Coliseum tant l’infrastructure de ce lieu serait compatible avec l’expansion de la compétition. « On veut rester ici sur quelques années parce qu’il y a une possibilité d’évolution énorme. Cette année, on avait plein d’idées. On a tout freiné pour dire d’essayer de faire quelque chose de très joli dans la patinoire, histoire de faire voir ce qu’on sait faire. Et si ça plaît, on pourra évoluer. »

Noa Lambert
Crédit photo : Eva Daubenton – Gazettesports.fr