Malgré une belle résistance dans les deux premiers tiers, les Hoplites d’Amiens ont fini par céder lors du troisième face aux Dragons Bisontins, en finale du championnat de France (4-7). Le premier titre de champion attendra.
Durant 40 minutes dans cette finale, les Hoplites d’Amiens ont tenu la dragée haute aux Dragons Bisontins, toujours derrière mais basculant avec un but de retard seulement, grâce à des réalisations de Verdier, Auguet et Dinouart. Cependant, dès l’entame du dernier acte, les Samariens prenaient le coup de massue de trop. « On débute le troisième tiers-temps avec un joueur de moins parce qu’on avait une pénalité pas encore écoulée. On encaisse rapidement un puis deux buts alors qu’on était plutôt dans le match, avec même un bon deuxième tiers où on avait fait match nul. Finalement, ils ont mis un coup d’accélérateur et trois buts d’écart, ça leur laisse une marge un peu plus confortable », précise Thomas Postel, joueur et assistant-coach de la formation amiénoise. Les Hoplites ne se relevaient pas de ce passage à vide et s’inclinaient sur le score de 7 buts à 4. Dans le vestiaire à la fin du match, c’est évidemment la frustration qui prédominait après avoir raté le titre en finale pour la seconde fois consécutive, même si le scénario rendait cette défaite un peu moins amère que celle de l’an passé : « La mort subite, c’est vraiment ce qu’il y a de plus frustrant. À tout moment, ça pouvait basculer de notre côté. Là, avec trois buts d’écart, il y a moins la déception.«
Malgré tout, l’équipe picarde a un gros regret dans ce match : la négociation des unités spéciales. Les Amiénois ont en effet eu plusieurs supériorités numériques, et notamment un 5 contre 3 durant près de deux minutes, ils n’ont jamais réussi à en convertir ne serait-ce qu’une seule. A contrario, ils ont encaissé deux buts en infériorité. Des powerplays mal utilisés qui ont agacé le numéro 77 des Hoplites : « On n’a pas réussi du tout à être dangereux, on n’a pas suffisamment shooté, pas suffisamment mis le danger. Forcément, c’est un peu frustrant parce qu’on sait que c’est là-dessus qu’on pouvait les mettre en difficulté. On aurait dû un peu mieux maîtriser ces unités spéciales si on voulait faire la différence. » Car l’adversaire ne laissait aucun droit à l’erreur et il fallait réaliser le match parfait pour le faire trembler. Les Dragons ont éparpillé la concurrence tout au long de la saison et c’est avec une certaine logique qu’ils remportent le titre : « Il y a quand même une impression globale qui ressort avec une supériorité de leur côté, il faut aussi l’avouer. C’était une équipe très en forme, ils ont assumé leur statut. »
S’imposer comme la 2e meilleure équipe française
Les Samariens restent tout de même fiers de la saison accomplie, du groupe et du jeu qu’ils ont réussi à mettre en place au fur et à mesure des mois. Avec cette deuxième finale consécutive, ils ont pris rendez-vous avec l’avenir. « Maintenant, il faut qu’on arrive à créer un peu cette dynamique, être un club attendu tous les ans pour aller jouer la finale, pour aller jouer le titre. C’est vraiment ce qu’on veut, réussir à nous imposer pour le futur », lance Thomas Postel, confiant. « Chaque finale reste une bonne expérience et ça reste un moment sympa à vivre pour tous les joueurs. C’est toujours quelque chose de stimulant et de sympa émotionnellement à jouer. Chaque année, on essaiera et on se battra pour essayer de la gagner en espérant que ça finisse par tourner de notre côté. » En attendant de pouvoir en revivre une troisième, les Hoplites vont pouvoir enfin se reposer, eux qui ont enchaîné les matchs et entraînements depuis septembre. Un repos bien mérité, même s’il aurait été encore plus apprécié, la coupe entre les mains.
Nationale 1, finale :
Amiens – Besançon : 4-7 (1-2)(2-2)(1-3)
Buts pour Amiens : Antoine Verdier, Pierre Auguet, Fabien Dinouart x2
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)

