Au lendemain de son combat (victorieux) de rentrée à Roubaix avec l’entraîneur de ses débuts Jérôme Fouache, le boxeur amiénois Nabil Bouazni se trouvait derrière la main courante du stade de la Licorne B.
Il était en effet, venu assister au match de foot féminin opposant l’Amiens SC au Stade Rennais et sur la feuille de match, figurait sa sœur Léa Tellier. Ce n’est certes pas la première fois que cela arrive car les deux sportifs sont plus que des frères et sœurs. Il y a entre eux une véritable union.
Un dimanche particulier pour Nabil
Ce dimanche était un peu particulier pour Nabil car le samedi à Roubaix, il avait remporté son combat de rentrée en s’imposant par KO au 6e round face au Slovaque Martin Gruy qui avait remporté neuf de ses dix combats pros. Ce combat était celui du retour à la maison, c’est-à-dire dans le club de Jérôme Fouache, car ces derniers temps, il ne se sentait plus tellement à l’aise à Pont-Sainte-Maxence, club historique dirigé par un grand entraîneur Giovanni Boggia. Mais Nabil se rendait compte qu’en tant que boxeur samarien, il pesait moins lourd que ses partenaires du club et il ressentait donc le besoin de partir. Raison pour laquelle il est revenu à Amiens.
« Mais globalement, je garde un bon souvenir de Pont », précise-t-il. « Samedi, cela a été mon retour à Roubaix avec Jérôme Fouache. C’est vrai que revenir aux sources, cela fait du bien. Surtout qu’il s’est effectué avec la manière. C’était un vrai test pour le coup, car l’adversaire slovaque que j’avais en face de moi était champion de son pays. Il avait neuf victoires, dont la plupart acquises par KO, et pour mon retour, je n’avais pas choisi la facilité. Mais c’est ce que je veux, ce que j’aime, c’est l’adversité. Maintenant, il est clair que pour mon prochain combat ce sera au Coliseum ou au Cirque et j’aimerais bien disputer un championnat de France la saison prochaine. »
La fierté envers sa sœur
Quand on lui parle de sa sœur, il est euphorique. Il a regretté qu’elle n’ait pu venir l’encourager samedi car elle était prise par son travail. « Sachez que je suis très fier de ma sœur, fier de son parcours et pour moi c’est toujours un plaisir de la voir jouer au football. C’est une vraie sportive, une touche-à-tout car elle pratique par exemple le triathlon et court des marathons. » Enfin, Nabil tient à s’adresser aux élus de la Ville d’Amiens et il espère qu’il aura leur soutien. C’est ce que nous lui souhaitons également.
Quant à Léa Tellier, après le coup de sifflet final, elle a pris un certain temps à venir bavarder avec les supporters avant de nous rejoindre. La veille, elle avait eu connaissance du résultat de son frangin alors qu’elle était en voiture. « J’étais hyper contente. Vous savez, j’ai toujours peur qu’il prenne des coups. J’ai confiance en lui. C’est un performeur et jamais il ne baisse les bras. Nous sommes tous les deux d’Amiens et je suis content qu’il soit revenu et qu’il retrouve ce climat de confiance qu’il avait perdu. C’est bien pour lui et pour la Ville d’Amiens. »
Lionel Herbet
Crédit photo : Leandre Leber / Théo Bégler – Gazettesports.fr



