RUGBY – Fédérale 3 : La réaction des joueurs du RCA

rugby fédérale 3 16es de finale match retour : rc amiénois rugby Épernay champagne
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Après le succès et la montée en Fédérale 2, Ciro Monti, le capitaine Jean-Etienne Lesueur et le tout jeune retraité Julien Schneerberger sont revenus sur ce match et cette saison.

Le taureau Argentin, Ciro Monti était très heureux de cette victoire et est revenu sur son expérience à Amiens. 

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Comment as-tu vécu cette expérience et cette montée avec le club ?

Je suis très content de comment j’ai été reçu par le club avec les bras ouverts. Même si je n’arrive pas trop à parler en français tout le monde m’a super bien accueilli  m’a donné beaucoup d’attention; j’ai  adoré ça. J’ai une super expérience pour une première en France, le groupe a facilité mon intégration comme l’ensemble des bénévoles du club. Je suis très heureux d’avoir pu contribuer à la montée. 

Cela t’a-t-il donné envie de rester en France, au RCA, ou ailleurs ?

Oui je suis resté très peu de temps, j’ai envie de faire plus, de montrer encore plus . J’ai envie de rendre au club ce qu’il m’a offert.

Esteban, présent pour la traduction, affirme qu’il reste au club et que le club a tout fait pour le garder. Si il rentre en Argentine dès la semaine prochaine, il manquera donc le ou les prochains matchs, mais il sera bien de retour à la rentrée prochaine. 

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Ciro Monti

Le capitaine Jean-Etienne Lesueur, venu pour apporter son expérience et découvrir autre chose après une carrière professionnelle était très ému après cette montée.

Quel est votre sentiment en tant que capitaine après cette promotion en Fédérale 2 ? Vous qui étiez venu pour apporter votre vécu et aider le club à retrouver ce niveau ?

Je ne pense pas qu’il y ait assez de mots pour décrire à quel point je suis fier du groupe. On a commencé l’année faite de brique et de broc on avait des mecs en vacances. On est allé à Sucy avec Louis Wiotte en 8 parce qu’on avait pas d’autres choix, on a fait un pari finalement, il met 26 essais dans la saison c’est hyper décevant pour lui qui n’est pas pu jouer aujourd’hui car il s’est gravement blessé mais tout ça fait qu’on a un supplément d’âme aujourd’hui. On a fait une entente magnifique. Le public était magnifique. Il n’y a pas beaucoup d’influence comme ça en Fédérale 3  notamment dans le Nord. Je suis venu ici juste parce qu’un jour j’ai parlé pendant deux heures au bar avec Esteban, Stéphane et Louis. On s’est pris une taule en sortant je me suis dit allez, je viens . On a tout accroché, je me suis retrouvé capitaine dès le premier match ce n’était pas évident car c’est un nouveau club mais les mecs d’expérience m’ont aidé à l’image de Thomas, Julien, Olivier et le groupe m’a super bien intégré. J’ai utilisé mon expérience du haut niveau pour encadrer ce groupe et je suis super fier d’eux. J’ai fini le rugby pro très frustré et un peu dégoûté du rugby et ici j’ai retrouvé le rugby passion entre copains, on est là pour jouer mais aussi faire la fête et rencontrer des gens. Je prends vraiment énormément de plaisir dans cette expérience. C’est vraiment une folie, et maintenant plus qu’à faire la fête pendant 48 heures.

Le coach dit que pour le match de la semaine prochaine, il fera avec ceux qui ont survécu au 48 heures des fêtes tu penses qu’il y aura beaucoup de survivants ?

Oui y en aura maintenant c’est que du bonus on ira là-bas avec les mecs qui sont présents et en état ce sera un déplacement entre potes face à Mezieux pour se faire plaisir. On reste sérieux car on est des compétiteurs mais on n’a aucune pression, l’objectif aujourd’hui est plus que atteint. Vivre des moments de vie comme ça c’est vraiment top, on pourra raconter ça à nos enfants plus tard. C’était très dur, il faisait très chaud aujourd’hui; on est  tombé sur une grosse équipe mais on a réussi à faire un gros match. C’est rare d’avoir pour une montée le troisième et le cinquième de la même poule. Notre poule était extrêmement relevée avec les équipes de Paris mais cela nous a aguerris. Ça nous a permis d’être vraiment prêts pour les phases finales. C’est du kif et on va bien profiter. 

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Jean-Étienne Lesueur, pendant l’entrée des joueurs

Pour Julien Schneeberger, c’était la dernière à domicile et potentiellement sous le maillot du club, car ce dernier sera absent la semaine prochaine après avoir fait en sorte de décaler sa garde pour participer à cette montée, l’émotion était présente.

Quel est ton sentiment après ta dernière à domicile devant ce public venu te soutenir et avec à la clé cette montée en Fédérale 2 ?

Il y a deux émotions : celle collective de remettre le club à sa place et une individuelle. Je ne suis pas le meilleur au rugby. Je n’ai pas la meilleure vitesse, la meilleure passe, le meilleur placage mais je ne triche jamais et je compense par l’envie. Le rugby montre des valeurs humaines extraordinaires. Il y avait du monde venu me soutenir avec des pancartes, etc. Des amis, de la famille venus parfois de loin mais aussi des collègues. Les planètes étaient alignées, il faisait beau, on a fini à la maison. On a fait le job car ce n’était pas facile et maintenant c’est la transmission et c’est au jeune comme Pecquery et Cozic de récupérer le flambeau. 

Il y avait beaucoup d’émotions au début du match comme tu t’en es servi sur le terrain ?

La semaine a été dure avec beaucoup de messages et de petits mots. Mais comme d’habitude une fois le coup de sifflet on ne pense plus à rien et on joue. Il ne faut pas penser à ça car sinon on commence à faire des erreurs et je voulais aujourd’hui être exemplaire pour les copains. 

Cette montée en Fédérale 2 donne envie de refaire une saison ; je sais que dans le groupe pas mal poussent pour ça ?

Non, c’est le moment de dire stop. Il ne faut pas faire la saison de trop. Finir sur une montée c’est top. Physiquement, c’est dur : j’ai une épaule qui est morte et je passe plus de temps à faire des soins qu’à travailler physiquement. Je me suis focus sur cette saison pour être prêt et faire la meilleure saison possible et je l’ai fait. C’est vraiment un rêve de finir comme ça et de vivre de telles émotions. 

Tu vas rester investi dans le groupe ?

Je me laisse une pause au sein du groupe senior. Mais je vais continuer à m’occuper des jeunes comme je faisais déjà. C’est une certitude et c’est le minimum. Je vais être supporter mais m’impliquer avec les seniors, je ne pense pas. Il y a un staff qui se construit qui est plein de qualités, je ne me vois pas empiéter sur leur travail et je n’ai pas forcément le temps pour m’investir personnellement. S’ils ont besoin ponctuellement, pourquoi pas; mais après si je m’investis, c’est pour être à fond dans un projet et aujourd’hui j’ai pas forcément le temps. Je serai le premier supporter. Je serai là pour aider le club que ce soit la buvette ou ailleurs mais je resterai en retrait pour l’instant sur le groupe senior. Le plus important dans le rugby, c’est la transmission. C’est maintenant aux jeunes de prendre la relève et comme on dit de prendre leur paquet et de montrer qu’ils en ont.

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Julien Schneerberger

Aurélien Finet

Crédit Photo : Théo Begler – Gazettesports