Après la victoire du RCA (42-26) et la promotion en Fédérale 2, les deux présidents Olivier Germenont et Stéphane Wiotte savouraient. Le premier nommé, plutôt discret habituellement, n’a même pu cacher son émotion.
Quel est votre sentiment ce soir ?
Olivier Germenont : C’est une immense joie et une énorme satisfaction. On savait que l’on avait mis les bons ingrédients et la bonne recette et ça finit par payer. Le club et l’équipe sont montés en puissance au fur et à mesure de la saison. Toutes les planètes étaient alignées et finir comme ça à la maison, c’est top. Les mecs ont, en plus, gagné avec la manière face à une très belle équipe. J’avoue qu’en début de saison j’étais un peu prudent et sur la réserve sur le fait de monter dès cette année. Puis j’ai vu l’équipe se développer et j’y ai cru de plus en plus, mais tant que la dernière marche n’est pas franchie, on peut toujours trébucher.
Au-delà du sportif, vous avez su créer un énorme engouement autour du club avec notamment de plus en plus de partenaires. On sent que le club aujourd’hui est prêt et structuré pour monter…
On a fait le choix stratégique d’investir dans la structure. Que ce soit l’encadrement, la formation, l’équipe seniors. Ça paye et les résultats nous amènent de plus en plus de visibilité. C’est un cercle vertueux et on a su capitaliser là-dessus, mais on ne veut surtout pas s’arrêter là.
Même son de cloche pour son homologue, Stephane Wiotte, qui n’a pas pu retenir ses larmes à la fin de la partie.
On vous a vu très ému. Aujourd’hui le travail et l’investissement finissent par payer ?
Oui, on a fait un gros boulot avec Olivier depuis que l’on a repris le club et je le remercie d’ailleurs pour tout ce qu’il fait. Sur le plan sportif, on avait un objectif humble et modeste en début de saison, mais on y croyait. Le groupe s’est construit et a su progresser ensemble. Le groupe est très fort collectivement et possède un gros caractère. C’est une équipe qui ne lâche jamais rien. Ça n’a pas été facile aujourd’hui mais on a su faire la différence. Maintenant, on va fêter ça toute la soirée et plus encore.
On a vu aujourd’hui encore qu’il y avait une magnifique ambiance dans le groupe et de la profondeur dans l’effectif ?
Oui, c’est une vraie famille et j’ai découvert des émotions que je ne connaissais pas. Les mecs se battent pour le maillot et pour le club et tous les bénévoles. On a la joie de remonter en Fédérale 2, c’est incroyable. Les élus de la métropole étaient là, ils ont apprécié et tous les feux sont au vert aujourd’hui. On a presque acté un terrain synthétique pour l’horizon 2028, donc on va essayer de continuer ainsi.
Le coach a dit que c’était qu’une étape, qu’il n’était pas venu là pour se contenter d’une montée en Fédérale 2, vous êtes aussi ambitieux que lui ?
Oui, on va essayer de se pérenniser dans cette division en évitant d’aller chercher plein de contrats professionnels puis de se retrouver dans une situation financière délicate. On veut axer sur la formation et faire monter nos jeunes. On a vu aujourd’hui des gamins évoluer avec l’équipe première et l’on espère que ça continue la saison prochaine avec des jeunes qui intègrent le groupe seniors en passant par la réserve puis l’équipe première.
Vous aviez prévu un concert à la fin, vous aviez cette crainte que la fête soit gâchée en cas de défaite ce soir ?
On a fait ce choix car les mecs le méritent comme l’ensemble des gens des clubs. On aurait été très déçus mais ça n’aurait pas empêché le concert et la bonne ambiance. Mais on n’a pas vraiment pensé à ça au final car pour nous, la seule issue c’était la montée.
Quand on voit l’engouement aujourd’hui, j’imagine que ça fait plaisir en tant que président ?
Oui, le stade était encore plein et notre nombre de partenaires ne fait que s’accroître avec des gens pleinement satisfaits et ça ne risque pas de s’arrêter avec la soirée d’aujourd’hui. Le concert, les braseros, etc. font partie de l’ambiance conviviale que l’on veut offrir à nos partenaires. Pour cette dernière à domicile, c’était la moindre des choses. Mais la saison n’est pas finie, même si c’est du bonus, il reste un bouclier à potentiellement aller chercher. Les mecs sont fatigués mais on va essayer d’y aller en prenant match par match et on verra.
Aurélien Finet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

