GYMNASTIQUE : Pour l’édition 2026, le championnat universitaire de gymnastique a vu les choses en grand

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Ce mercredi 13 mai a eu lieu au Coliseum le championnat universitaire de gymnastique 2026. Un événement immense qui témoigne de l’engouement pour la gymnastique artistique universitaire en France.

C’est sur la patinoire sur laquelle évoluent habituellement les Gothiques d’Amiens que cet événement a été organisé en partenariat avec l’UFR STAPS de l’UPJV. Au total, ce sont plus de 350 participants et 51 équipes qui se sont réunis pour remporter un titre national, que ce soit en N1, N2 ou encore en Team Gym. Et comment ne pas être époustouflé face à ces immenses infrastructures mises en place et face à cette organisation bien huilée signée Marc Albers ? Le principal intéressé explique quels sont les défis liés à l’organisation d’un tel événement : « Les défis, en fait, c’est qu’on vient enchaîner trois énormes organisations. » Un énorme challenge que doit relever le directeur régional à la Fédération française du Sport Universitaire en somme, mais force est de constater que le défi fut largement relevé pour cet homme de fer. Surtout qu’il est bon de rappeler que ce championnat devait se dérouler à l’origine à Paris. De ce fait, cela représente une véritable chance pour la ville d’accueillir tous ces athlètes venus de toute la France métropolitaine. Parce que oui, malheureusement les DROM ne sont pas présents pour ces championnats, et comme Marc Albers l’évoque, c’est surtout « compliqué pour le déplacement. Donc, en fait, ils ciblent certains championnats de France et pas tous. » Quoi qu’il en soit, l’organisation de cet événement qui se déroule en « trois rotations, deux, ce matin, une, cet après-midi et après, il y a le Team Gym » relève d’une machine bien huilée et d‘une coordination poussée entre tous les corps participants. Le seul agrès absent serait le parkour, pour une question de logistique.

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Marc Albers explique les défis que représentent l’organisation d’un tel événement

Au niveau de la table principale de la fédération était également présent Xavier Baguelin, directeur national adjoint à la Fédération Française de Gym universitaire, qui coordonne l’événement aux côtés de Marc Albers, et fait le lien avec la FFSU : « On travaille systématiquement avec les régions pour implanter des championnats. » À cette occasion, il partage également la dynamique qu’a la gym dans le nord de la France : « C’est une bonne dynamique, la région Nord, dans son ensemble, en tout cas, elle a une bonne dynamique de gymnastique.« 

La gymnastique des juges

Pour couvrir tous les agrès, les jurys étaient aussi venus nombreux lors de ces championnats. C’est notamment le cas de Ludovic Forger, présent aux barres asymétriques, pour qui un juge doit surtout avoir : « de la concentration, de la patience et de la bienveillance, on est là quand même pour le gymnaste, on n’est pas là pour pénaliser à tout prix. On est là pour valoriser ce que le gymnaste fait, il s’est entraîné, il est présent et je trouve que c’est important quand même. » Bien évidemment, même si la bienveillance est de mise, ces derniers doivent rester impartiaux pour juger correctement la prestation d’un gymnaste : « Il y a un code en fait, il y a des réglementations, on ne fait pas ce qu’on veut. On suit vraiment le code, on prend les mouvements en symbole et on suit les règles tout simplement. »

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A droite, Ludovic Forger, membre du jury lors de cette compétition

Au niveau des athlètes, Alexandre, étudiant L3 STAPS à Strasbourg qui évolue dans le championnat N2, était présent avec ses coéquipiers. Il revient sur son expérience lors de cette édition 2026 de ce championnat : « Ça se passe bien, même pour tout ce qui est autour, au niveau des accréditations, l’arrivée, ça s’est bien passé, franchement. La ville, on a vu ça hier soir, on a bien mangé en tout cas, c’était sympa. » Encore une fois, il est difficile de ne pas constater le rayonnement qu’offre la ville d’Amiens dès lors qu’elle accueille ce type de compétition nationale. Pour Alexandre, et au vu des blessures de cette équipe, il vise la troisième place de ces championnats, une place très honorable. En espérant que lui et son équipe brillent lors de la barre fixe, son agrès préféré : « T’as des bonnes sensations, on peut se faire plaisir sur les sorties, je suis pas un gros bourrin pour attaquer au sol.« 

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Alexandre, gymnaste pour l’université de Strasbourg revient heureux de son excursion amiénoise

Du côté des coachs venus avec leurs équipes, le défi relève avant tout de la cohésion d’équipe, et ce malgré la pression de la compétition. Cette mission ardue revient notamment à Nicolas, entraîneur de gym à Orléans, pour qui ce championnat de France universitaire de gym est une première. Pour lui et ses champions, ce jour représente « un peu un jour de fête et aussi la conclusion de l’année parce que là, ils sont globalement soit en période de partiel, soit en fin d’année. » En effet, pour certains étudiants, il est surement difficile de trouver le parfait équilibre entre la vie d’athlète et celle d’étudiant. « On est en milieu de semaine, la préparation est aussi un petit peu différente. Certains ont fait des partiels il y a deux jours.  Je pense que ce n’est pas simple de lâcher prise », indique Nicolas. Comme dit précédemment, le rôle d’un coach lors de ces compétitions est avant tout de garder une uniformité dans le groupe. Sur ce point, Nicolas explique ses méthodes : « On prend le temps d’échanger, de définir un peu l’ordre de passage, on pose des questions s’ils ont des besoins. Je les vois s’échauffer et se préparer et si je vois que la préparation est un peu différente ou que je sens que leur gestion est un peu différente, qu’ils stressent, on va essayer d’apporter un petit mot, un petit truc pour que le temps avant que le juge lève le bras ne paraisse pas trop long et que ça puisse leur permettre de décompresser, de penser un peu à autre chose et leur laisser assez de temps pour qu’ils puissent se remettre en question, se recentrer sur eux. »

Quoi qu’il en soit, ce fut une superbe journée rythmée par les performances gymnastiques des nombreux athlètes venus pour décrocher un titre national, dans l’une des trois grosses compétitions universitaires qu’Amiens a reçues cette année.

Noa Lambert
Crédit photo : Alexis Cazeel – Gazettesports.fr