La défaite des Green Falcons face à Villeneuve dans ce match 1 des quarts de finale était prévisible. Mais s’ils ressortaient de cette rencontre avec le sourire, c’est parce qu’ils auront réussi à produire du jeu et à faire douter leur adversaire l’espace de quelques minutes.
Le défi était immense et il a été impossible à relever pour les Green Falcons. Malgré tout, Antoine Demaret, entraîneur de l’équipe, a apprécié l’attitude de ses joueurs, et ce, dès l’entame de match : « Je les avais trouvés bien dès le départ, bien agressifs dans le bon sens du terme. Ils n’avaient pas peur de jouer au palet. C’est ce qu’on leur a demandé. Il y a deux ou trois prisons qui nous coûtent un peu cher mais j’étais quand même satisfait du groupe, parce que dans l’envie, dans l’engagement, dans la solidarité, on était vraiment présents. On a senti le groupe vraiment motivé par cet événement. » Paradoxalement, les Faucons étaient menés 3-0 après neuf minutes, 4-0 à la mi-temps, un score que le technicien messipontin a trouvé sévère, estimant que ses hommes avaient fait le nécessaire pour marquer : « On a beaucoup d’occasions, mais des fois, on n’a pas été assez lucides dans le dernier geste. »

À la pause, si l’issue du match semblait déjà scellée tant les Fous du Bitume de Villeneuve semblaient jouer avec maîtrise leur partition, pas question de réduire la voilure : « Ne pas lâcher le match, c’est le mot qu’on s’était dit à la mi-temps. On a tous fait l’effort et ça a payé », s’est réjoui Adrien Josse, auteur de deux des trois buts samariens au retour des vestiaires. « Une fois qu’on a réussi à marquer le premier, on savait que derrière, on pouvait enchaîner », assure Antoine Demaret, qui regrette une erreur défensive évitable coûtant le sixième but et qui a coupé l’élan de ses hommes alors en pleine remontée. « Je pense qu’en deuxième période, quand on est revenus à 5-3, on les a fait un peu douter. Nous, on y a cru. Tout le monde, sur le banc, même le public, ça devenait chaud« , se remémore le numéro 13 de Pont-de-Metz. Derrière, plus aucune équipe ne parvenait à changer le tableau d’affichage.
La démonstration d’une progression
Pour le coach picard, ce match reflète la progression de son groupe depuis un an. Sur certaines phases de jeu, les Messipontins ont fait jeu égal avec Villeneuve, l’une des meilleures formations françaises. Il y a six mois, ils avaient, déjà à la Roller-Arena, encaissé un cinglant 8-0 contre cette même équipe. S’ils leur manquent parfois un peu de justesse devant le but et un peu de physique, ils réussissent désormais presque à compenser avec leur implication défensive et un jeu de passes et des dribbles plus fluides, et ce, durant 50 minutes. « On a eu des matchs, ici, en cours de saison, où on avait un peu lâché en deuxième mi-temps. Et là, à la limite, on finit plus fort parce qu’on gagne la deuxième mi-temps. C’est ultra-positif pour la suite. » Une défaite 6-3 loin d’avoir un goût amer pour les Greens qui retrouveront des Franciliens peut-être davantage méfiants dans une semaine.

Car, au contraire du premier affrontement à la Roller-Arena, le gardien Brabec n’a pas été remplacé à la mi-temps, malgré l’avance au score, et a même disputé toute la partie : « Ils pensaient être plus tranquilles, à mon avis. Le but, c’était de les faire douter un maximum et de faire plaisir à notre public. Et je pense que ce samedi, c’est un résultat réussi. On s’est fait plaisir et on a fait plaisir aux gens. Rien que ça, si c’était le dernier match à domicile, c’est déjà une bonne chose », relativise Antoine Demaret. Un match 2, voire 3, attendent ses joueurs. Si les espoirs de renverser le favori au titre sont très minces, Adrien Josse n’exclut pas la possibilité « d’aller chercher quelque chose. Je pense que c’est possible de faire mieux. Si on est motivés comme aujourd’hui (samedi), je pense qu’on peut faire un bon petit truc là-bas. » À lui et ses coéquipiers de tout donner pour ce qui sera, peut-être, leur dernière sortie d’une riche et longue saison.
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

