EDITO : Et si la FSGT raflait la mise au CNOSF ?

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Le feuilleton du comité national olympique et sportif français est loin d’être clos. Le 29 juin prochain sera une journée déterminante dans cette quête du prochain président du CNOSF.

Une première assemblée générale du comité national olympique et sportif a vu la présidente Brigitte Henriques donner sa démission. Elle ne pouvait plus assurer sa responsabilité de présidente, attaquée de toutes parts et surtout malade et affaiblie. Rappelons qu’elle s’était débarrassée de son secrétaire général et qu’elle était en guerre contre son prédécesseur Denis Masseglia qui, pourtant, lui avait facilité la tâche. Mais on sait qu’à ce niveau, les valeurs de l’amitié n’existent pas tellement et que la politique des coups bas règne…

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Alors qui, le 29 juin prochain, va devenir le grand patron du sport français, le 10e président du CNOSF ?

C’est vrai que dans un précédent article, le nom de David Lappartient nous avait interpellé. Voilà un dirigeant de qualité qui, après être devenu président de la Fédération française de cyclisme, est passé à l’étage supérieur en étant le président de l’Union Cycliste Internationale. Une tâche énorme pour David Lappartient car le cyclisme connaît de gros problèmes avec la sécurité et le développement en Afrique. De plus, David Lappartient est engagé politiquement et dans sa région bretonne, il est un élu qui pèse. Cela ne l’empêche pas de lorgner du côté du CNOSF rappelant qu’il est un vrai chef d’orchestre mais même pour un homme comme David Lappartient, il y a des limites qu’il ne faut pas franchir. Qui trop embrasse, mal étreint dit-on volontiers.

Favori mais pas sans concurrence…

David Lappartient reste aujourd’hui le favori mais voilà que se dresse devant lui une femme, et pas n’importe qui. Emmanuelle Bonnet-Ouladj n’est pas très connue du monde sportif et pour cause, puisqu’elle vient d’une fédération affinitaire : la FSGT. Eh oui, cette fédération est toujours présente sur l’échiquier sportif français. La dirigeante n’est pas marquée par des scandales, et elle peut parfaitement remplir cette fonction de présidente du CNOSF. La dernière fois, elle avait obtenu un score intéressant ce qui lui donne des espoirs pour l’avenir. La raison est simple : les grandes fédérations ont été ces derniers temps touchées par de sérieux problèmes financiers, sexuels, etc. La FSGT semble à l’abri de toute critique.

Nous posons donc à nouveau la question : et si la FSGT parvenait au sommet du sport français ?

Lionel Herbet
Crédit Photo : CNOSF – DR

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.