LES GOTHIQUES – Anthony Mortas : « Il y a urgence »

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L’entraîneur d’Amiens tire la sonnette d’alarme, après le nouveau revers des siens face à Chamonix (2-3 T.A.B) mardi soir. Avec une victoire en six matchs de Ligue Magnus cette saison, les Gothiques s’enlisent dans la crise.

On a le sentiment que c’est une vraie occasion manquée de retrouver la victoire…

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Quand on mène 2-0 et qu’il reste une période, on peut le dire ainsi. Surtout qu’on a eu des occasions de marquer le troisième but sur des supériorités numériques, mais on manque, par péché d’orgueil, de faire une passe de plus, de faire le break. Après, ils marquent et le match tourne. Ils sont plus sur les palets, plus dans les coins et ils nous ont mangés sur la dernière période.

Il y a vraiment eu un tiers de trop, parce que vous teniez le match…

Quand on passe les trois quarts du dernier tiers-temps en infériorité numérique, on use toujours les mêmes joueurs, les autres n’ont pas de rythme, et ce soir on a été très indisciplinés. On a concédé beaucoup trop de pénalités pour espérer faire quelque chose.

Les joueurs travaillent bien à l’entraînement, mais c’est frustrant parce qu’on n’a pas le même rendu en match.

Le manque d’efficacité offensif est criant depuis le début de saison…

Ça devient pénible, on va essayer de changer des choses pour améliorer l’équipe. Les joueurs travaillent bien à l’entraînement, mais c’est frustrant parce qu’on n’a pas le même rendu en match.

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Le gardien d’Amiens a une nouvelle fois subi davantage de tirs que son homologue (39 à 27).

Comment jugez-vous la situation ?

C’est critique, on n’a qu’une victoire, donc il y a vraiment urgence. Il faut que le staff et les joueurs prennent conscience de la situation. On a encore beaucoup de chance parce que la patinoire était pleine à craquer. Il faut qu’on gagne, qu’on fasse tourner les choses et que le public reste avec nous.

Y a-t-il de l’inquiétude, parce qu’on sait que c’est dur de sortir de ces spirales négatives ?

Oui. Après, on en a connues par le passé. Ce sont des situations pénibles pour tout le monde. On sait que ça va tourner. Ce qui est bien, c’est que l’équipe reste soudée. On fait de bons entraînements, il n’y a pas de raison de s’alarmer, il faut juste se réveiller dès le prochain match.

Depuis que j’ai signé en tant que coach il y a sept ans, je sais que je suis menacé à chaque match, donc je vis avec ça

Vous sentez-vous menacé ?

Oui et non. Depuis que j’ai signé en tant que coach il y a sept ans, je sais que je suis menacé à chaque match, donc je vis avec ça. Je me remets en question tout le temps, je sais qu’un jour ou l’autre ça s’arrêtera, mais tant que je suis là, je bosserai à fond.

Comment inverse-t-on la tendance ?

On va essayer de trouver les bons alignements. Là, on a trouvé une ligne qui performe, c’est déjà une bonne chose, après il faut encore en trouver deux autres, plus peut-être une ligne défensive. On va travailler là-dessus avec Éric (Medeiros, ndlr) pour mixer un peu les trios pour avoir quelque chose de cohérent.

Quel est l’état d’esprit des joueurs dans le vestiaire ?

C’est le début de saison, ils sont abattus. Après le match de Grenoble, ça a parlé dans le vestiaire, ça a été très positif. Il faut se rendre compte qu’on a perdu quatre matchs d’un but, mis à part à Grenoble où c’était un non-match face à une équipe d’une autre catégorie, il y a quand même des signes positifs. On a joué Gap qui était leader, on les a tenus, mais on perd. Il faut faire attention à ne pas se satisfaire de perdre d’un but mais de les gagner d’un but.


Propos recueillis par Julien Benesteau

Crédit photos : Kevin Devigne – Gazette Sports