RUGBY – Martin Salleile : « Tout le monde attendait l’officialisation »

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Après le tirage au sort des phases finales de Fédérale 3, Martin Salleile est revenu sur ce dernier et évoqué la fin de saison du RCA. 

C’est un soulagement d’enfin savoir ce qui vous attend ?

Oui, carrément tout le monde attendait l’officialisation. Il y avait des pistes qui nous prédisaient Nogaro dans un premier temps puis Strasbourg. Finalement ce sera Strasbourg pour la première et Blois pour la réserve c’est une bonne chose de savoir. On va pouvoir maintenant se plonger vers la suite, savoir comment on s’organise, comment on va jouer, etc. 

Il va avoir un gros travail de logistique à faire avant la rencontre ?

Oui, les deux équipes jouent à deux endroits différents, ce n’est pas habituel. La réserve devrait jouer en région parisienne. On va faire le point pour savoir quand et comment partir. Est-ce que l’on part sur deux jours, on va à l’hôtel ou pas ? On va se réunir avec le staff et les joueurs pour faire le point. L’objectif va être de savoir comment on se prépare pendant ces 15 jours et comment on se déplace pour aller à Strasbourg. C’est important de prendre cette décision de manière collégiale, comme depuis le début de saison, on implique les joueurs dans le projet de jeu et les décisions importantes. 

Vous évoquez le fait de partir la veille, cela va dépendre avant tout de la disponibilité des joueurs ?

Oui, effectivement, on arrive dans une organisation presque professionnelle que l’on risque de connaître en cas de montée. Je pense que les joueurs sont conscients de la possibilité de partir sur deux jours. On va faire le point autour d’un moment convivial pour savoir qui sera présent. Je serais déçu si un mec me dit je ne suis pas là, je suis en vacances, même s’ils ont le droit. Si un petit nombre ne peut pas partir sur deux jours, ils nous rejoindront le matin. Ce n’est pas l’idéal je pense mais ça se fait. Après c’est une problématique que Strasbourg va connaître aussi au match retour, c’est donc une contrainte partagée. 

Avez-vous déjà commencé à étudier les adversaires ?

Non, car rien n’était officiel donc je ne voulais pas commencer à travailler sur les possibles adversaires. Maintenant que c’est certain, on va se mettre à fond dedans. On va analyser le tableau jusqu’en 32ème et l’éventuel barrage d’accession car c’est ce qui nous intéresse. Puis forcément on va étudier les équipes pour adapter notre jeu et surtout connaître leurs points forts et faibles. 

Le profil de l’adversaire va-t’il impacter le choix des joueurs et la façon de jouer ?

Il ne va pas impacter notre projet de jeu car il va rester le même mais l’on va peut être adapter certaines phases de jeu en fonction de ce qu’ils vont nous proposer. Après pour le choix des joueurs, on en a certains qui ne pourront plus jouer en réserve si l’équipe première ne joue plus. On espère que les deux équipes vont aller le plus loin possible. Après pour le moment on a la chance de pouvoir faire ce que l’on veut car les deux équipes sont encore qualifiées. On a un effectif conséquent avec des joueurs performants à tous les postes qui vont nous causer un vrai casse-tête. Le profil de l’adversaire va avoir des conséquences sur ce que l’on va mettre en place donc indirectement aussi sur le choix des joueurs. 

Vous êtes assez bas dans le tableau malgré votre deuxième place, c’est une surprise ?

On ne s’attendait pas forcément à être aussi bas. On a fait beaucoup d’efforts pour aller chercher cette deuxième place et prendre beaucoup de points et finalement on tombe sur un deuxième. Après, est-ce que cela change vraiment quelque chose, je ne sais pas. D’une poule à l’autre le niveau peut être très différent et pour monter il faut battre tout le monde. On ne joue pas un barragiste et ça m’arrange car ça veut dire ne pas connaître à l’avance son adversaire et jouer contre une équipe qui aura du rythme. Ce sera à nous d’être plus forts, on est en phase finale il n’y a plus de calcul à avoir. On ne va plus regarder derrière et se concentrer sur ce qui arrive. On a par contre la chance de recevoir au match retour, c’est un avantage je pense. 

Aurélien Finet

Crédit Photo : Coralie Sombret – Gazzettesports