TENNIS : Dans les coulisses du tournoi ITF de l’AAC

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C’est au prix d’une organisation minutieuse que l’AAC a mené a bien la 24e édition de son tournoi ITF. Matchs, accueil, restauration… Rien n’a été laissé au hasard.

Pendant huit jours, l’AAC a ressemblé à une ruche. Le tournoi ITF d’Amiens, qui s’est terminé dimanche avec la première victoire française depuis cinq ans, grâce à Lucie Nguyen Tan, est une machine bien huilée. A l’accueil, les bénévoles se sont relayés afin d’accueillir, joueuses, staff et public. A leur poste dès 8h30, car chaque personne entrant au club devait se présenter à l’accueil, avec un pass sanitaire valide, se faire prendre la température et remplir une fiche nominative, certifiant ne pas avoir de symptômes du Covid. Un document que le club renvoyait à l’ITF dans la journée.

Quant aux joueuses ne possédant pas de pass sanitaire valide en France, elles devaient effectuer un test antigénique auprès d’Hélène Delanchy, bénévole, membre du comité directeur du club et infirmière de formation. La difficulté était de prévoir un nombre d’auto-tests suffisant pour ne pas en manquer, mais cela restait difficile à anticiper. En milieu de semaine, un des chauffeurs du tournoi a ainsi fait un détour par la case pharmacie… 

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Les demi-finales et les finales ont été « ramassées ». Pas moins de 35 jeunes de l’AAC, formés comme ramasseurs de balles, ont effectué des rotations, par groupes de 6.

En binôme à l’accueil, les bénévoles organisent justement le planning des navettes. Trois chauffeurs, bénévoles eux aussi, se partageaient les courses pour aller chercher et ramener les joueuses à l’hôtel ou à la gare en fonction de leur planning de matchs et d’entraînement

Autre planning à gérer, celui des joueuses voulant s’entraîner. Il faut leur trouver des créneaux et des joueuses pour partager les terrains d’entraînement. Pour que tout se passe bien, le club proposait un prêt de balles avec caution.

Mettre la main à la pâte

Le bar, la restauration, le service sont aussi des aspects essentiels durant le tournoi. Chaque midi, c’est le rush. Il faut prendre les commandes, remplies sur des feuilles nominatives, préparer les repas et servir sur un plateau. En comptant toutes les joueuses, les bénévoles du club, les coachs, les visiteurs, c’est encore un nombre considérable de personnes que le personnel de la restauration et du bar doit gérer. Sur cette semaine, parmi son personnel l’AAC compte deux cuisiniers et trois personnes au service. C’est un service continu et une cadence soutenue que Romain et Jordan, le chef et son second, doivent affronter. Le restaurant fait environ 65 couverts le midi, en début de semaine. En plus de ce service, un autre est proposé le soir, ce qui change par rapport au fonctionnement du club le reste du temps : à table, on retrouve une vingtaine de convives, essentiellement les arbitres, des salariés et quelques bénévoles.

Les deux cuisiniers ont également dû mettre la main à la pâte pour préparer un goûter mercredi après-midi pour le « Kids Day ». Et aussi pour préparer le cocktail dînatoire du mercredi avec plus de 80 invités. Pour le week-end des finales, le service de restauration avait encore le brunch de dimanche midi à préparer, pour lequel des dizaines de personnes avaient été invitées.

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Inès Duparcq, l’un des 5 kinés affectés au tournoi, intervient auprès de la Française Diana Martynov, pendant son 1/4 de finale.

Concernant les joueuses et leurs raquettes, Pierre Minassian, cordeur de la grande enseigne de sport partenaire du club et du tournoi, a répondu présent, détaché par son magasin, pour être à la disposition des joueuses, de la veille du tournoi au soir de la finale. Il a eu une centaine de cordages à poser, les joueuses lui fournissant leurs bobines. Seule une, la finaliste allemande Nicole Rivkin, a dû en racheter une… Visiblement, cette jeune joueuse issue des qualifications n’avait pas prévu de rester huit jours à Amiens et de disputer un total de dix matchs, en ajoutant le double !

 Eviter les faux rebonds

Pour veiller au bien-être des joueuses, une équipe de cinq kinésithérapeutes s’est relayée. Ils sont disponibles pour recevoir les joueuses avant les matchs et prévenir les blessures. Il leur est également arrivé d’être appelé par l’arbitre pour intervenir au beau milieu des matchs, en cas de blessure d’une joueuse, ou de fortes douleurs. 

La terre battue étant enfin la surface qui exige le plus d’entretien, les terrains sont bichonnés toute l’année. Et pendant le tournoi ils sont « refaits » après chaque match, voire à la fin des sets. Pour cela, Antonin, bénévole du club, passe la traîne et balaie les lignes. Afin de répartir la terre uniformément, pour limiter la formation de petits tas compacts provoquant les faux rebonds haïs par les joueuses mais qui font partie du jeu sur terre. 

Tout au long du tournoi, les bénévoles et le personnel du club, investis et à l’écoute, ont permis de mener à bien cette 24e édition de l’ITF de l’AAC, en partageant des moments chaleureux et conviviaux, et en surmontant une fatigue bien légitime à l’arrivée.

Charlotte Lecot
Crédit Photo : Léandre Leber et Kevin Devigne – Gazettesports