LES GOTHIQUES – Anthony Mortas : « Il faut se battre jusqu’au bout et les joueurs l’ont fait »

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À l’issue de la victoire contre Grenoble, le coach des Gothiques d’Amiens, Anthony Mortas est revenu sur la grosse performance de ses joueurs.

C’était un sacré match ce soir…

Oui, il y avait beaucoup d’intensité des deux côtés, c’était un match palpitant et ça nous sourit à la fin.

Vos joueurs n’ont pas lâché du début à la fin…

C’est ce qu’on veut inculquer à nos joueurs, que ce soit la marque de fabrique d’Amiens. Certes, sur le papier, Grenoble est largement meilleur, mais dans le jeu on est à 5 contre 5, il faut se battre jusqu’au bout et y croire jusqu’à la dernière minute, ce que les joueurs ont fait ce soir. C’est très agréable d’être sur le banc avec eux.

Quel est l’état d’esprit de l’équipe pour garder cette énergie ?

Ce sont les joueurs qui ont la réponse. Il faut bien penser qu’on avait un plan de match. On l’a très bien effectué au 1er tiers-temps, après avec la réduction du nombre de joueurs sur la glace c’était compliquée, donc mon plan de match a un peu plus varié. C’est pour ça qu’au 2ème tiers-temps on a eu un peu plus de mal. On a changé un peu le plan dans le 3ème pour revenir un peu plus fort, taper dans les joueurs qui étaient vraiment très bons ce soir. Physiquement ils ont tenu, c’était un peu l’inquiétude que j’avais. Grâce aux jeunes qui ont permis d’économiser du physique aux autres, on a pu tenir tout le match.

Contrairement au début de saison, vous l’emportez souvent en fin de match sur les dernières rencontres, comment l’expliquez-vous ?

En début de saison tous les matchs étaient serrés. Après 25 matchs joués, on avait fait 17 matchs à un but d’écart. Là, ça tourne en notre faveur, donc tant mieux, il faut continuer comme ça.

On est plus exigeants avec nos joueurs, c’est peut-être ce qu’ils attendaient, d’avoir un binôme de coachs plus sévère.

Quel a été le déclic qui a permis de lancer cette bonne série de victoires ?

Je ne peux pas tout t’expliquer, mais je pense que le gros déclic a été notre victoire à Rouen, ça a fait du bien moralement à tous les joueurs parce qu’ils travaillent bien à l’entraînement mais ça ne se concrétisait pas dans les victoires. Et puis, on est plus exigeants avec nos joueurs, on laisse moins passer certaines choses. C’est peut-être ce qu’ils attendaient, d’avoir un binôme de coachs plus sévère, parce qu’on s’enterrait dans une routine où on ne jouait pas mal, mais pas assez pour gagner des matchs. C’est un ensemble.

On se souvient du 3-4 au Coliseum contre Grenoble cette année, cette fois-ci la pièce est retombée du bon côté…

Ça se joue à peu de choses, les deux équipes étaient de même force, que ce soit en terme de shoots ou pour le reste, on était à 50/50. Il fallait que ça tourne d’un côté et on gagne aux tirs au but, c’est une bonne chose.

D’ailleurs, c’est un exercice dans lequel vous n’avez jamais perdu, quel est votre secret ?

Il faut continuer à travailler à l’entraînement, les feintes pour les tireurs, et notre gardien aussi. On marque des points comme ça, c’est un point de pris après la prolongation, c’est bien pour nous.

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Antonin Plagnat a inscrit le penalty décisif pour donner la victoire aux siens, le 7ème succès après prolongation, en autant de matchs.

Malgré les décisions arbitrales, vos joueurs sont restés dans le match…

Il ne faut jamais discuter avec l’arbitre, il aura toujours raison. Effectivement, sur le hors-jeu, il y avait hors-jeu, c’est tout. C’est un fait de jeu, qu’on ne peut pas contrôler. En revanche, ce qu’on peut contrôler c’est notre envie, notre détermination pour remonter et marquer à 30 secondes de la fin et on l’a fait.

Avec les joueurs que vous aviez à votre disposition, vous lancez Matteo Orme-Lynch contre Grenoble pour sa première, est-ce d’autant plus une performance ?

Ce n’est pas vraiment un cadeau que je lui ai fait, même pour Yaniss Moktari, mais je suis obligé. On était obligé de commencer à quatre lignes pour pouvoir tenir tout le match, mais même s’ils ont de moins en moins joué au fil du match, ils ont quand même sauvé de l’énergie à nos joueurs, et pour ça il faut les remercier.

Malheureusement dans notre joie, on pense à Dan et aux autres blessés, ça commence à faire beaucoup, mais l’équipe va répondre présent, se battre avec les armes du moment et avancer

Avez-vous des nouvelles de Dan Gibb ?

Je pense qu’il a pris une bonne commotion, donc il va partir à l’hôpital. Malheureusement dans notre joie, on pense à Dan et aux autres blessés, ça commence à faire beaucoup, mais l’équipe va répondre présent, se battre avec les armes du moment et avancer.

En ce moment, la force collective permet-elle de passer au-delà des absences ?

C’est sûr, c’est ce que l’on veut, parce qu’on n’a pas de superstars dans l’équipe. Donc il faut que tout le monde travaille. On va voir comment on va faire pour aller à Bordeaux avec une équipe complète.


Julien Benesteau

Crédit photo : Kevin Devigne – Gazette Sports