AMIENS SC : L’enchaînement de matchs, pas un problème majeur

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Emmanuel Lomotey était accompagné en conférence de presse par Léo Djaoui, préparateur physique des pros de l’Amiens SC. L’occasion pour les deux hommes d’évoquer la condition physique au cœur du marathon de matchs que connaît en ce moment le club picard.

Dans une période où l’équipe amiénoise voit les rencontres se succéder à un rythme soutenu (7 matchs en 21 jours), à la suite d’un épisode de Covid-19 ayant touché l’effectif, et où les prestations n’ont pas été à la hauteur, la question de l’état physique des troupes peut légitimement se poser. Pour autant, Léo Djaoui, présent en conférence de presse pour traduire questions et réponses auprès d’Emmanuel Lomotey, se voulait rassurant de ce point de vue. Il affirmait ainsi que l’équipe « est loin d’être dans le rouge », expliquant que « deux jours de récupération, ça suffit ». Surtout, s’il reconnaissait tout de même que « c’est dur pour les organismes », il tenait à rappeler que « c’est prouvé scientifiquement qu’on peut enchaîner les matchs » et que « les risques sont sur le long terme, avec l’apparition de blessures ». Or, de ce point de vue, l’espacement des rencontres à venir, de trois jours contre deux récemment « change la donne ». Quant aux récentes blessures au sein de l’effectif « c’était sur des chocs, ce n’était pas lié à la fatigue ».

Emmanuel Lomotey semblait partager l’avis de son préparateur physique sur la capacité à enchaîner des siens : « Je ne crois pas que nous ayons de manques d’un point de vue physique. Je pense que nous sommes prêts à enchaîner les matchs. La plupart des joueurs ont joué de nombreux matchs et ont bien récupéré. » Léo Djaoui confirmait d’ailleurs ce point de vue partagé par l’observation des « données GPS, qui sont un marqueur : ça reste plutôt cohérent, ce que l’on fait physiquement. »

Le covid comme trouble-fête malgré le travail du staff ?

Les deux hommes évoquaient par ailleurs les différents ressorts limitant encore l’impact physique de l’enchaînement des matchs. Le préparateur physique évoquait ainsi « des process mis en place et tout le monde les respecte. On a mis en place des protocoles de récupération qui commencent immédiatement après les matchs, dans le vestiaire, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Les kinés font un super travail en ce sens. Les teams managers aussi pour organiser la présence de bains froids, notamment, dans les vestiaires. » Parfois forcée lors de ces derniers matchs (on pensera aux blessures d’Opoku ou Yatabaré), la rotation joue également son rôle : « On ne parle pas de changer le 11 de départ dans sa totalité. Mais changer 3 joueurs, ça change 30% de l’équipe sur le terrain, ça amène de la fraîcheur. » Du côté du polyvalent ghanéen, on insistait plus sur l’aspect mental : « Nous avons seulement besoin de rester concentrés. Tout vient de la tête, si vous êtes prêt mentalement, vous pouvez jouer n’importe quel match. »

Tout vient de la tête, si vous êtes prêt mentalement, vous pouvez jouer n’importe quel match.

Emmanuel Lomotey

Pour autant, en évoquant son cas personnel, Emmanuel Lomotey admettait ne pas être « à 100% parce que j’ai été out pendant longtemps à cause du covid. J’ai dû rester au Ghana à ne rien faire. » N’étant pas le seul joueur de l’effectif amiénois concerné par le covid et les résultats des équipes touchées étant souvent en baisse à la suite de cette épisode, tels Chambly et même Clermont (2 défaites et 1 nul après cette période covid), on pourrait y voir un début d’explication au marasme récent. Reste à confirmer cette théorie du coup de moins bien passager suite au retour du protocole covid en redressant la barre lors de matchs à venir.


Propos recueillis par Quentin Ducrocq avec Morgan Chaumier

Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports