EDITO : Malgré la crise, les clubs virent leurs entraîneurs

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Le football professionnel français souffre beaucoup actuellement et surtout sur un plan économique.

La crise engendrée par le COVID 19 est évidemment passée par là et les rencontres se disputent à huis clos. Pas de spectateurs, pas de recettes et c’est clair comme de l’eau de roche. Il ne faut pas penser que les stades vont ouvrir leurs portes dès le 15 décembre et ce, en raison d’une éventuelle troisième vague qui commence à se manifester et à sérieusement inquiéter l’opinion publique surtout à quelques jours de Noël.

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Le Ministre de l’Education Nationale mais aussi des Sports M. Blanquer a été clair sur ce sujet. Il a encore été plus catégorique quand fut évoqué les relations entre le diffuseur principal Mediapro et la Ligue Nationale de Football. Peu importe la somme qui n’est pas arrivée dans les caisses de la Ligue et qui est vitale pour la survie des clubs, il est clair que l’Etat ne viendra pas au secours des clubs et de la Ligue. Cette dernière s’est montrée trop légère quand elle a signé l’accord qui le liait avec Telefoot qui après s’être engagé ne veut pas payer aujourd’hui. Il n’est pas question que l’Etat vienne en aide au football profession dont les dirigeants se sont montrés très légers en l’occurrence.

Soucis économique et valse des entraîneurs

Mais il est cependant un point sur lequel le football professionnel veut être aidé. C’est sur le plan économique dû au Covid 19.
En l’occurrence, un club professionnel qui est une entreprise avec un nombre plus ou moins important de salariés, peut à juste titre demander d’être aidé. C’est ainsi qu’un club, le Stade Rennais a porté l’affaire sur ce plan précis et il va sûrement inciter d’autres clubs à le rejoindre. Néanmoins et en dépit de ces difficultés, il est évident que le football professionnel vit au-dessus de ses moyens.
Arsène Wenger l’a du reste bien résumé. Il faut revenir à plus d’humilité et surtout à ne pas compter exclusivement sur les droits télés qui ne seront plus comme avant.

Cela n’empêche pas que des présidents de clubs se débarrassent de leurs entraîneurs et le dernier en date est Christian Gourcuff à Nantes, viré par son président M.Kita qui a l’habitude de consommer des techniciens à grande vitesse. Gourcuff est le troisième cette saison en L1. Et ce n’est pas fini. Aujourd’hui, quand un entraîneur reste deux saisons dans un club, c’est un exploit.

Comment voulez-vous travailler sur du long terme et préparer l’avenir ? Jadis, un grand entraîneur français Albert Batteux avait indiqué en substance; « Il y a au départ 20 équipes et 20 bons entraîneurs. Pourtant, deux descendront en fin de saison et les entraîneurs seront jugés comme étant mauvais. »



Lionel Herbet

Crédit photo XIIIfromTOKYO DR

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.