BOXE : André Martin laissera une trace indélébile dans le monde de la boxe

Martin
Ⓒ Gazette Sports

A l’heure où de plus en plus, on évoque sa succession en tant que président de la Fédération française de boxe (sûrement en fin d’année), il nous a paru normal de rendre un hommage appuyé à André Martin.

Cet homme a tout donné à la boxe qui lui a bien rendu parfois en essuyant quelques crocs en jambes qui, systématiquement, se produisent dans une carrière de dirigeant qu’elle fut dans le monde de la politique ou du sport. Pour André Martin, habitué aux succès, le plus marquant revers aura été incontestablement sa non élection au comité directeur des Hauts de France alors même qu’il était et est toujours le président de la Fédération française.

André Martin a été boxeur de bon niveau chez les amateurs sous les couleurs du BC Compiègne. Il a disputé 72 combats chez les amateurs mais chez les professionnels, sa carrière fut plus brève. C’est qu’André Martin n’aimait pas les pratiques et notamment les mœurs financières. Honnêtement, ces mœurs n’ont pas disparu mais qu’importe.

Après les ring, les responsabilités

Il devenait dirigeant puis président du club de Compiègne où brillait notamment le mi-lourd Robert Amory. André Martin franchissait un pas important en ce sens qu’en 1972, il intégrait le comité de Champagne-Picardie. Oui alors que toutes les disciplines ou presque avait un comité (le rugby échappait à cette règle), la boxe n’avait pas non plus de comité de Picardie.
La faute sûrement à un manque de clubs mais aussi de dirigeants. Alors, la Picardie fut rattachée à la Champagne et longtemps le président fut un Champenois M.Voirin.

En 1989, ce dernier annonçait sa décision d’arrêter et des élections eurent lieu portant André Martin à la présidence. Entre temps, M.Voirin était revenu sur sa décision au grand dam d’André Martin qui décidait de rester à son poste.
« Depuis toujours, la Picardie était rattachée à la Champagne », soulignait André MARTIN. Les deux régions étaient sur la même longueur d’ondes mais les choses ont commencé à se gâter en mai 1988.

« M.Voirin a  donné sa démission puis il est revenu ensuite sur sa décision. Mais entre temps, je venais d’être élu nouveau président du comité. Cette attitude m’a révolté et après une entrevue avec le président fédéral Bernard Restout, nous avons décidé la création d’un comité de Picardie. » Ce comité de Picardie a vu le jour le 1er décembre 1989.

André Martin est resté fidèle à son poste jusqu’à la création du nouveau comité des Hauts de France dont il n’a pas eu accès (voir plus haut). A notre connaissance, il a  été le seul président en exercice en tant que président régional d’une discipline olympique.

Durant ce mandat fédéral, André MARTIN est devenu président de la Fédération française et durant son mandat, il a eu l’immense joie de voir la France obtenir des médailles aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Jamais la France pugilistique ne s’était aussi bien portée aussi bien chez les amateurs que chez les pros.



Lionel Herbet

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Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.