PÉTANQUE : Laurence Morotti et Caroline Bauduin à la Grande Finale du circuit PPF

Ⓒ 2015

Faisant partie des meilleures joueuses de France, Laurence Morotti et Caroline Bauduin s’apprêtent à participer à la grande finale du circuit Passion Pétanque Française.

Regroupant les joueuses ayant obtenues les meilleurs résultats de l’année 2019, le circuit Passion Pétanque Française (PPF) se tient à Fréjus à partir de ce jeudi 16 janvier, jusqu’au samedi. Les vendredi 17 et samedi 18 janvier, Laurence Morotti et Caroline Bauduin concourront à cette compétition de haut-niveau, qui sera d’ailleurs retransmise sur l’Équipe 21.

A cette occasion, les deux boulistes amiénoises nous font part de leurs aventures dans la pétanque et de leurs ressentis pour la grande finale du PPF, en compagnie du président de l’ASPTT Pétanque, David Tonnellier.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?
Laurence : J’ai été championne de France en tête-à-tête, en 2014, et j’ai rencontré Caroline lors de cette manifestation. Je l’ai joué en demi-finale et puis, après, on a sympathisé et on a échangé sur les réseaux. Elle avait des équipes dans le Nord, et moi je n’en avais pas trop dans mon département. Donc, je me suis dis que je voudrais bien faire venir quelqu’un dans mon département et évoluer sportivement avec elle. Cela s’est fait naturellement.

Caroline : Moi, j’étais plus dans l’optique de chercher quelqu’un pour me déplacer sur les nationaux parce que c’est vrai que, malheureusement, il n’y a pas beaucoup de joueuses du Nord qui vont dans le Sud pour faire ces compétitions. Alors, c’est un coût, un investissement. D’ailleurs, on bloque nos vacances en fonction de cela. Même si nous avons des aides d’Amiens Métropole et du club, cela demande tout de même des économies durant toute l’année. Dans le Nord, je crois que l’on est les deux seules à se déplacer autant.

Laurence : Oui, après il y a quand même quelques filles qui se déplacent maintenant, comme Sandrine Poinsot.

Il y a deux ans, on a été premières ex-æquo au classement du PPF.

Caroline Bauduin


Quel est votre palmarès ?
Laurence : Mon plus haut palmarès, c’est mon titre de championne de France en tête-à-tête. Après, on a aussi gagné quelques nationaux ensemble.

Caroline : Il y a deux ans, on a été premières ex-æquo au classement du PPF.

Laurence : Du coup, on a eu la chance d’y aller il y a deux ans. L’an dernier, non, et de justesse puisqu’ils ont choisi de mettre une Wild Card (NDLR : Une équipe invitée par les organisateurs). Alors, même si on avait la possibilité de faire une équipe, cette équipe est passée devant nous. Cette année, c’était pareil, un peu in extremis, mais comme il n’y a pas eu Wild Card, on a pu faire notre équipe. J’étais 16ème cette année, et du coup 8ème potentiel à choisir. Et comme c’est huit équipes, j’ai eu une petite chance cette année de pouvoir le faire.

Après, on a fait un international en Seine-Maritime, à Blangy-sur-Bresle, où on a gagné deux fois en doublette. Et lorsque c’est passé en triplette, on l’a remporté également. Il y a aussi eu le Puy-en-Velay, en doublette, que l’on a gagné il y a deux ans.

Caroline : On a remporté aussi l’international de Nyons, il y a deux ans aussi, en triplette. On a fait demi-finale à Palavas. Ça, c’est l’un des plus gros concours féminin, en doublette. On était assez contente parce que c’est l’un des plus beaux du circuit. Et c’est compliqué aussi. C’est une compétition de quatre jours en tête-à-tête, doublette, triplette, donc c’est assez fatiguant et il y a des chaleurs que l’on ne connaît pas trop ici.
Après, on a aussi partagé l’Europétanque de Nice.


Laurence : C’était la toute première fois que l’on se déplaçait ensemble. En 2015.

On va un petit peu partout en France, mais c’est surtout l’été où on enchaîne pas mal les compétitions puisqu’elles sont toutes concentrées dans le centre et dans le Sud.

Laurence Morotti


Caroline : On a fait huitièmes à Monaco. On en a gagné un à Mulhouse, en 2014. On a fait une demi-finale à Millau, quand c’était encore le gros mondial et que tu (Laurence) avais été invitée pour une réception de tous les gros champions de France.

Laurence : On va un petit peu partout en France, mais c’est surtout l’été où on enchaîne pas mal les compétitions puisqu’elles sont toutes concentrées dans le centre et dans le Sud. Alors, on privilégie nos vacances par là, surtout que ce sont des compétitions qui comptent pour le PPF.

Quels sont vos objectifs pour 2020 ?
Laurence : Se qualifier aux championnats de France, et après passer au lendemain (NDLR : Se qualifier en huitièmes) quand même. Chose que l’on n’a jamais faite ensemble aux France, alors que, pourtant, dans les nationaux on se débrouille bien. Mais aux championnats de France ça ne fonctionne jamais. Donc ça, c’est assez frustrant. Après, moi personnellement, j’aimerais bien me requalifier en tête-à-tête parce que j’y tiens. Je suis quand même assez individualiste.

Caroline : Alors que moi, je suis plus collective ! (Rires) L’objectif c’est aussi de se requalifier au PPF, l’année prochaine. Donc du coup, faire de bons résultats dans les nationaux. Normalement, si le travail le permet, on se redéplace cette année.

Laurence : Après moi, petite nuance, je suis en équipe de France depuis l’année dernière. Du coup, ils me sollicitent pour faire certains stages. On est à peu près 18 filles en France à en faire partie. Ils nous convoquent pour faire des stages ou des nationaux pour tester quelques formations. C’est la seule chose que je fais de plus. C’est une sélection que j’ai toujours un petit peu attendu, mais cette année ça m’a mis un petit peu de pression. C’était une sélection qui permettait de pouvoir aller aux championnats du Monde, et je n’ai pas été sélectionnée. C’était normal puisque je venais de rentrer dans le collectif, et je l’ai tout à fait accepté, mais j’ai un petit peu de mal à aborder ce passage en équipe de France. Donc, j’espère que je vais mieux le gérer cette année.

Cette compétition, c’est une récompense de tous nos nationaux, de tous les déplacements de l’année.

Caroline Bauduin


Quels ressentis par rapport à la compétition de ce week-end?
Caroline : Moi, je ne stresse pas encore. J’aborde ça comme un grand national. Après, on sait qu’il y a huit équipes. Il y a du très gros niveau. On est les outsiders, on n’est pas du tout les favorites. Du coup, on va essayer de tout donner. Mais il va falloir être en forme ce week-end, jouer les bonnes boules pour espérer faire un résultat. Mais cela reste une compétition de haut-niveau, il faut s’attendre à des grosses parties et on peut bien jouer mais perdre quand même.

Laurence : Et des fois, on peut mal jouer et gagner ! (Rires). Sur les filles présentes, on en a déjà battu. Il y en a qui nous ont battu. Donc on ne peut pas deviner comment cela va se passer. Et, comme c’est en triplette, on joue avec une fille de Millau, Aurélie Bories.

Caroline : On y va pour se faire plaisir aussi. Cette compétition, c’est une récompense de tous nos nationaux, de tous les déplacements de l’année. Après, on espère faire du beau jeu.

On a des caractères complémentaires. C’est utile.

Laurence Morotti


Diriez-vous que vous formez un duo de choc ?
Laurence : De choc, oui ! Parce que, justement, on se dispute beaucoup. (Rires)

Caroline : On a deux caractères complètement opposés. Moi, je suis assez calme au jeu, j’ai besoin de calme.

Laurence : Moi, je suis très impulsive sur le coup. Du coup, cela fait que l’on se dispute parfois. Mais, par contre, on se connaît tellement par cœur que, si il y a quelque chose qui ne va pas dans la partie, on en parle honnêtement, on est capables de tourner rapidement. Du coup, on est quand même un duo de choc !

David : Cela fait partie du bagage bouliste. Si on est mal dans une partie, parfois ça peut réveiller et faire tourner la partie. Parfois, une remontrance permet de se remettre bien dans la partie. Quand on se connaît bien, il y a des choses qui se créent et c’est ce qui permet de gagner.

Caroline : Mais du coup, on se complète parce que moi, j’accepte plus la défaite. Du coup, je la canalise là-dessus. Et elle, parfois elle me donne le coup de boost qu’il faut pour repartir bien dans la partie, et à l’inverse parfois je la calme. Parce que dans les parties, parfois il faut être plus calme, et des fois moins.

Laurence : Oui, on a des caractères complémentaires. C’est utile.

David : En se connaissant vraiment bien, c’est ce qui permet d’avancer sur les compétitions. C’est important.

Caroline : C’est ça parce que, quand on gagne 13/3, mentalement c’est plus facile. Mais sur les parties où l’on est à 12/12 ou bien lorsque l’on est malmenées, c’est des parties où l’on peut gagner mais si on n’a pas le mental et si on n’est pas une équipe soudée, on ne gagnera jamais ces parties. Finalement, c’est là que l’on voit qu’on est une belle équipe, c’est dans la difficulté.

Laurence : Bon, chic ou choc alors ?

Caroline : Les deux, chic et choc ! (Rires)





Angélique Guénot

Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr

Publié par La Rédaction

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