FOOTBALL : Un point, c’est tout !

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Les hommes de Luka Elsner se « contenteront » de cette petite unité tombée dans leur escarcelle. Au terme d’une rencontre où les deux formations sont parfois apparues tétanisées par l’enjeu

Le « verre à moitié plein ou à moitié vide »… Après avoir « pris le bouillon » lors des précédentes échéances, contre le RC Strasbourg (0-4), à Rennes (3-1), Montpellier (4-2) puis en Principauté de Monaco (3-0), les amiénois semblaient faire la soupe à la grimace au sortir de leur duel face au Dijon FCO (1-1) Surtout au regard de cette confrontation entre formations à l’avenir précaire que les hommes de Luka Elsner avaient appréhendé de la plus mauvaise des façons.

Les garçons ont dévoilés du caractère sitôt l’ouverture du score par les dijonnais. J’admets avoir retrouvé le répondant qui symbolise cette équipe. Celui qui malheureusement nous faisait défaut ces derniers temps

Luka Elsner

Ainsi Jhonder Cadiz se jouait de la vigilance de l’arrière-garde locale afin de jeter un froid en l’enceinte de la Licorne (0-1 ; 19e) En quête de sérénité, les partenaires d’Alexis Blin retombaient ainsi (brutalement) dans leurs travers avant que Moussa Konaté ne signe brillamment son retour. Et ne veille à rétablir la parité (1-1 ; 28e)

« Les garçons ont dévoilés du caractère sitôt l’ouverture du score par les dijonnais. J’admets avoir retrouvé le répondant qui symbolise cette équipe. Celui qui malheureusement nous faisait défaut ces derniers temps » confiait l’entraineur ASC, Luka Elsner, dès le coup de sifflet final. Celui qui renvoyait, dos à dos, deux (farouches) candidats au maintien… Car c’est bien cette préoccupation qui interpelle plus que jamais les deux responsables techniques. Comme prenait soin d’ailleurs de le rappeler son homologue du DFCO.

Amiens Dijon 1
Les amiénois, à l’image de Bakaye Dibassy ont fait preuve de ténacité, de courage, de volonté

« Voici peu, nous étions déjà condamné à la relégation ! Aujourd’hui, certains affirment que quatre compagnons d’infortunes risquent bel et bien de batailler à nos côtés. J’en conviens, nous n’avons pas assisté à un grand match mais notre groupe est jeune et évolue donc le couteau sous la gorge. » lâchait Stéphane Jobard. Responsable technique dijonnais avant qu’il ne s’empresse de « tirer un grand coup de chapeau » à Florent Balmont : « C’est tout simplement notre phare dans la nuit. Il ne fait pas ces quarante printemps notre papy du vestiaire. Il est contagieux dans l’effort. Il a même failli marquer l’un des buts de la saison avec cette belle reprise de volée » Une tentative de Régis Gürtner s’appliquait à détourner… témoignant d’une réelle fébrilité locale (65e)

Voici peu, nous étions déjà condamné à la relégation ! Aujourd’hui, certains affirment que quatre compagnons d’infortunes risquent bel et bien de batailler à nos côtés.

Stéphane Jobart

« J’ai cependant de la déception. Je demeure convaincu que sur certains ballons « volés », des un contre un le long de la ligne de touche provoquant ainsi des centres nous aurions pu prétendre à mieux » murmurait Luka Elsner. Avec la conviction que le (bon) coup passa peut-être tout près. Sentiment avoué auparavant par… Stéphane Jobard.

Ce partage des points contenterait-il les uns et les autres au final ? « Ce point n’est pas négatif. Il enraye une maudite spirale. Mais il ne nous suffit pas. Dans les circonstances actuelles, nous allons fort logiquement préserver le bon aspect des choses. Nous avons retrouvé, à mon sens, une certaine stabilité ce soir. J’oserais indiquer que la confiance se construit brique par brique. Ce soir, nous avons posé la première… »

Luka Elsner
Luka Elsner affirme qu’il convient de rebâtir la confiance, brique par brique. Et la « première vient d’être posée »

Belle métaphore de la part de celui qui – s’il ne souhaitait l’admettre – s’est à coup sûr empressé de jeter un coup d’œil vers le résultat de certains. Vers Toulouse et Nîmes, respectivement dominés par le Stade de Reims (0-1) et le FC Nantes (0-1) Comme Stéphane Jobard d’ailleurs… Et ce duel sans vainqueur apparaissait « bon an mal an » telle une honorable opération comptable.

« Le bilan se fera à l’issue de ce championnat » mentionnait, du bout des lèvres et l’un après l’autre, les deux compères. S’efforçant à dissimuler un petit sourire qui traduisait d’une évidente satisfaction. Néanmoins.

Fabrice Biniek

Crédit photos : Léandre Leber (Gazettesports)