Kamil Bousselham : « On ne se doute pas qu’un danseur puisse vivre ce genre de choses extraordinaires »

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Ⓒ Battle Of The Year 2019 – Kamil Bousselham
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Kamil Bousselham a débuté le breakdance dans la rue. Aujourd’hui, il allie compétitions et coaching.

Faisant partie des meilleurs B-boys de France, Kamil Bousselham concoure pour de nombreuses compétitions dans le monde entier tout en donnant des cours de breakdance aux Studios de Danse Anne Coury, sur Amiens. Le breakdance est une des nouvelles disciplines sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Il vise alors cet événement majeur autant pour ses jeunes danseurs, qui ont un niveau de breakdance impressionnant, que pour lui-même. Nous sommes partis à sa rencontre.


Bonjour Kamil, comment as-tu découvert le breakdance ?
A l’époque, en 2001, je faisais du Kung-fu Wushu et j’avais un ami qui faisait du breakdance. Un jour, il m’a proposé de venir chez lui pour regarder le film « Le défi ». C’est le premier film français de breakdance en France. Moi, je ne connaissais pas du tout le breakdance, et quand j’ai vu le film, je me suis dit : « C’est génial ! On dirait que le breakdance regroupe tout : de la capoeira, des acrobaties, de la danse, de la gymnastique. C’est complet, j’adore ! ». J’ai alors voulu en faire, et j’ai démarré avec lui. Pendant 3-4 ans, on faisait du breakdance dans la rue. Moi, à la base, je suis d’Étouvie donc on breakait dans les quartiers ou dans les bâtiments avec de grands halls en carrelage. Jusqu’au moment où il y avait des petites fêtes de quartier et on a eu l’occasion de faire des petites démonstrations. Des structures nous ont remarqué et ont proposé de nous prêter des locaux, de nous aider à créer une association. On nous a aussi expliqué comment se passait le milieu associatif, et puis on a commencé à se lancer !

Au départ, tu faisais alors vraiment du breakdance sans objectif, et aujourd’hui, te voilà à vivre de ta passion et à participer à de nombreuses compétitions en parcourant le monde entier !
C’est ça ! Et l’histoire est encore plus longue que cela. A la base, on était très jeunes, donc il est vrai que l’on ne voyait pas du tout cela comme un métier. Au bout de 4-5 ans de danse, en grandissant et en prenant un peu de maturité, on a commencé à comprendre que le breakdance, et le hip-hop en général, étaient considérés comme les danses des gens des quartiers. Forcément, on était alors un peu mal vus. Ce n’était pas considéré comme les autres danses. Cela nous faisait un petit peu mal au cœur, mais on s’en fichait et on continuait ! On était dans notre petite bulle. Parfois, on nous sollicitait pour réaliser des démonstrations et on y allait gratuitement. Pendant des années on faisait des spectacles gratuitement. On ne demandait même pas d’argent. C’était juste du plaisir. On voulait juste faire plaisir au public et nous faire plaisir.

Après, on a commencé à faire nos études tout en continuant le breakdance. On était un groupe d’une quinzaine de danseurs amiénois, et en grandissant il a fallu faire des choix. Certains ont décroché leur premier CDI, d’autres se sont mariés. Sur les quinze breakers d’Amiens, aucun n’a voulu vivre du breakdance parce que, concrètement, c’était impensable. Mais j’ai été le seul du groupe à dire : « Moi, c’est ça ou rien
». Mes parents disaient que ce n’était pas un métier et se demandait comment je pouvais en vivre. Et moi, je disais que je m’en fichais, que je voulais vivre de ça et trouver une solution.

J’ai galéré pendant des années, je gagnais mal ma vie, mais je m’en fichais. Moi, tout ce qui m’importait c’était de faire ce que j’aime, vraiment. Et je peux vous dire qu’à l’heure actuelle, 18 ans plus tard, j’arrive à en vivre magnifiquement bien. Je coache énormément de jeunes et j’ai des compétiteurs qui font toute la France avec moi. Ils ont entre 10 et 14 ans et ont un gros niveau en breakdance. Je leur enseigne aussi mon expérience personnelle et je leur répète : « Faites ce que vous aimez dans la vie ». Je me rappelle que, quand j’étais au collège, on nous donnait des grilles de vœux et on nous faisait une liste des métiers possibles. Cela ne devrait pas se passer comme ça. Pour moi, dans un premier temps, on devrait vraiment réfléchir sur ce que l’on aime dans la vie. Si tu adores les jeux vidéos, fais-en ton métier. Si tu adores le sport, fonce et trouve le moyen que ça devienne un métier. Il faut faire ce que l’on aime. On ne devrait pas nous présenter une grille et voir ce qui est possible de faire comme métier. Pour moi, ça ne devrait pas être dans cette chronologie-là. Ça, je le répète tout le temps à mes petits.

L’année dernière, j’ai visité 30 pays différents.

Tu es professeur de breakdance, mais tu continues tout de même, à côté, à participer à des compétitions ?
Ah oui, je ne fais que ça. C’est vraiment mon quotidien. L’année dernière, j’ai visité 30 pays différents. Pratiquement tous les week-ends, je suis dans un pays différent, que ce soit en Europe ou à l’étranger. Prochainement, j’ai Athènes qui m’attend dans 15 jours, puis je repars en Corée du Sud. J’ai aussi Taïwan, l’Australie … La semaine, je donne des cours et les week-ends, je voyage ! En parallèle, je travaille aussi avec des « compagnies ». Ce sont des comédies musicales, mais il n’y a pas de chant. On est mélangé à des danseurs contemporains, il y a une poésie. Pendant 1H20, c’est de la création avec 9 danseurs professionnels. Et le chorégraphe vend le spectacle dans le monde entier.

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© Teddy Henin

Avoir un professeur toujours en activité, cela est-il bénéfique pour les jeunes que tu entraînes ?
Sans prétention, ils ont de la chance d’avoir un bon exemple en face d’eux, c’est-à-dire un professeur qui vit de sa passion, qui voyage dans le monde entier et qui fait un peu de tout : des compétitions, des comédies, du théâtre. Ça leur montre qu’ils sont capables de faire comme le professeur. Parce que en général, il est vrai que l’on a souvent des professeurs qui ne sont plus dans la compétition, mais qui enseignent leur savoir. Mais là, non. Et des fois, il arrive qu’ils viennent me voir, me soutenir. Je les vois avec des pancartes « Allez Kamil » et tout ! (Rires) Ils voient leur professeur concourir en direct, et ça il n’y a rien de mieux. Je sais que les enfants veulent souvent avoir un exemple, reproduire exactement la même chose que le professeur. Du coup, ils y croient à fond.

On est la seule école de danse de breakdance et aucune association ne développe des cours de breakdance sur Amiens.

Actuellement, combien de licenciés as-tu ?
Je dois être entre 140 et 150 licenciés. Ce qui est impressionnant c’est qu’en quelques années, ça a explosé. On a démarré avec un seul cours. L’école de danse ne connaissait pas du tout le breakdance, et il faut savoir qu’il n’y a aucune autre école privée sur Amiens qui propose du breakdance. On est la seule école de danse de breakdance et aucune association ne développe des cours de breakdance sur Amiens. C’est à dire que, à Amiens, le breakdance c’est ici. Les écoles privées ne sont généralement pas très axées danse urbaine. On y retrouve plutôt de la danse contemporaine, de la modern jazz, etc. Les studios d’Anne Coury m’ont vraiment fait confiance là-dessus, ça a explosé et on a continué à ouvrir des nouveaux cours.

Et de quelle manière tes cours sont-ils divisés ?
Maintenant que l’on a évolué, il y a plusieurs créneaux. J’ai démarré avec un cours et, désormais, on est plein à craquer. Aujourd’hui, il y a donc plusieurs groupes. Il y a un groupe où les enfants ne viennent que pour le loisir, un groupe d’intermédiaires où ce sont des enfants qui ont un bon niveau en breakdance mais qui ne sont pas encore décidés sérieusement à faire de la compétition, et un groupe pour les avancés en breakdance, donc qui comprend des enfants ayant choisi de faire de la compétition les week-ends. Ce sont eux que je fais tourner dans toute la France, et même en Belgique ou en Allemagne, et qui seront, peut-être, des futurs athlètes pour les Jeux Olympiques de 2024. Ils ont entre 9 et 13 ans et ont vraiment un niveau de folie. J’ai aussi des adultes qui sont des compétiteurs ou qui viennent pour le loisir.

Actuellement, mes petits ont un niveau incroyable, alors d’ici 2024, ils vont exploser.

Les Jeux Olympiques de 2024 avec tes petits, c’est possible selon toi ?
Clairement, en 2024, je pense qu’il y a moyen. Actuellement, mes petits ont un niveau incroyable, alors d’ici 2024, ils vont exploser. C’est vraiment l’objectif. J’ai vraiment créé un groupe spécial compétition et ils sont à fond. Il y a 15 jours, ils ont remporté le titre premier en battle, lors d’un championnat des Hauts-de-France. Je les ai eu il y a 5 ans, ils étaient tous arrivés ici timides au début, et maintenant quand je les vois en cours, c’est des diables ! Ils ont confiance, et parfois trop confiance (Rires). En breakdance, ils font tout. Des saltos, ils tournent sur la tête, etc. Techniquement, c’est incroyable. Ils sont impressionnants.


Tes danseurs participent-ils à des événements sur Amiens ?
Au salon de l’Agora, on a fait un spectacle sur scène. L’année dernière, j’ai aussi créé un concept à la fête de la musique, sur la grande scène de la place Gambetta. C’était improvisé. J’avais réussi à avoir un créneau, donc on était censés faire un spectacle mais j’avais préparé autre chose. J’ai distribué des cartes rouges et bleues à tout le public, qui était nombreux, et le concept était que mes danseurs s’affrontent sur des musiques que je leur imposais. Et le public devait voter Rouge ou Bleu pour le point gagnant. C’était incroyable. Mes danseurs ne connaissaient pas les musiques, ils n’avaient pas de chorégraphies préparées, c’était que de l’improvisation. C’était génial. La ville d’Amiens m’a sollicité juste après en me disant que c’était la première année où il y avait un tel regroupement à la place Gambetta. Il y avait entre 3000 et 4000 personnes. Et après avoir réalisé ce concept, les petits ont été invités partout. Par exemple, il y avait un concours des talents à Mégacité, et ils y ont été invités. A la rentrée, j’avais 40 personnes dans mes cours. J’ai dû refuser des gens. J’ai alors ouvert deux nouveaux cours, et en un jour, ils été remplis et je refusais encore des gens. Je ne pouvais pas en ouvrir plus parce que deux nouveaux cours à la rentrée, c’est déjà beaucoup, et pour autant j’ai dû quand même refuser des gens.

Depuis tes débuts, le breakdance a t-il connu une belle évolution en terme de médiatisation ?
Ça commence à s’ouvrir ! On n’est pas encore comme les autres danses, mais grâce à ce que l’on voit à la télévision, ça commence à être accepté. C’est médiatisé dans le sens où on va souvent retrouver du breakdance dans des émissions comme « La France a un Incroyable Talent », mais on n’en parle pas plus que ça. Par exemple, il n’y a pas de documentaire sur le breakdance, on ne sait pas vraiment comment il est possible d’en vivre. Mais ça va continuer à se savoir que, maintenant, il y a cette possibilité. Et puis à partir de 2024, avec l’entrée du breakdance aux Jeux Olympiques, ça va être encore plus facile pour les jeunes athlètes d’en vivre.

Et je voudrais aussi les faire participer à des émissions comme « La France a un Incroyable Talent ».

Quels sont tes objectifs en tant qu’entraîneur ?
Pour mes élèves compétiteurs, je vise les Jeux Olympiques. J’adorerais, ça serait incroyable ! J’aimerais aussi les faire tourner dans le monde entier, les faire voyager, parce que le breakdance c’est des millions de battles partout, toute l’année. Et je voudrais aussi les faire participer à des émissions comme « La France a un Incroyable Talent ». J’ai vraiment ça comme objectif. Peut-être l’année prochaine, je compte en sélectionner 5 ou 6, créer quelque chose et les présenter au casting. Et peut-être même que je le ferai avec eux. J’ai plein d’idées en tête et je veux les voir réaliser beaucoup de choses : des émissions, des concours, etc. Je suis vraiment ambitieux.

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© Teddy Henin

Si tu devais citer trois de tes plus beaux souvenirs, quels seraient-ils ?
Dans un premier temps, lorsque j’ai été invité au Battle of the Year. J’ai été sélectionné dans le top 16 des meilleurs breakers de France, et on s’est affrontés au Zénith de Montpellier. Quand tu vois la ville d’Amiens sur l’affiche, et même sur le DVD qui est vendu à la FNAC (NDLR : Film de Benson Lee : « Battle of the year »), tu repenses à tout. Tu te dis, « j’étais le petit qui faisait du breakdance dans la rue, et maintenant je fais partie du top 16 ». C’est énorme. Tu es sur la line-up, tu es un guest, tu reçois tes billets, tu es reçu dans des hôtels cinq étoiles et tu représentes ta ville. Ça, c’est vraiment de la folie. Et croyez-moi que le niveau en France est élevé. Même en étant prit dans le top 16, je me dis toujours qu’il y a toujours d’autres danseurs aussi forts ailleurs.

Après, il y a aussi tous les événements que je fais à l’étranger. Quand je suis invité en Corée du Sud, par exemple. C’est le seul pays au monde où le breakdance est le sport national. Et actuellement, à l’échelle mondiale, les meilleurs ce sont les Coréens. Là-bas, les athlètes qui font du breakdance sont reçus comme des footballeurs. Et aussi, ils vivent du breakdance comme des footballeurs. Il y a des académies et des remises de diplômes avec le chapeau comme aux États-Unis. C’est de la folie, je n’ai jamais vu ça de ma vie. On me sollicite pour aller vivre là-bas pendant 5 ans, pour enseigner et développer les académies de breakdance, mais je ne l’ai pas fait parce que je ne me vois pas partir en Corée du Sud pendant 5 ans. Mais si j’avais eu cette opportunité quand j’avais 18 ans, je l’aurais fait sans hésiter ! Mais voilà, quand je suis invité dans des pays comme ça, où ce sont les meilleurs du monde et où je suis reçu comme un roi là-bas, c’est vraiment incroyable.


Et enfin cette année, pour la première fois de ma vie, j’ai été sélectionné dans les comédies. Et ça, c’est vraiment la reconnaissance au top du top. Déjà, pendant 6 mois tu t’entraînes avec le chorégraphe et les danseurs contemporains. Tu as un ostéopathe qui t’attend à la fin, tu es dans un hôtel 5 étoiles. Puis au bout de 5 ou 6 mois, quand on a fini la création du spectacle avec la poésie, on part en tournée. Là, on est en tournée pendant 3 ans. Il y a quelques mois, on a fait Hong-Kong et Macao. Quand on arrive, on est dans les magazines à Hong-Kong, avec nos têtes, nos noms, notre biographie. On dédicace les magazines à la fin du spectacle. Là, on se sent vraiment artiste. Je pense qu’à Amiens, on ne se doute pas qu’un danseur puisse vivre ce genre de choses extraordinaires.


Continuer à découvrir plein de pays grâce à la danse. Découvrir de nouvelles cultures, échanger avec les gens, les danseurs.

Et, à présent, quels sont tes objectifs personnels ?
J’ai plein d’objectifs par thème. Dans la compétition, j’aimerais gagner tous les battles que j’ai perdu l’année dernière. Continuer à découvrir plein de pays grâce à la danse. Découvrir de nouvelles cultures, échanger avec les gens, les danseurs. Gagner encore plein de compétitions. Ensuite, pour ce qui est des comédies et des compagnies, j’aimerais en découvrir d’autres, comme Robin des Bois par exemple. Après, les jeux olympiques, ça serait énorme, c’est inespéré. Être aux Jeux Olympiques avec du breakdance, qui l’aurait cru ? Et j’aimerais vraiment le faire dans l’objectif de prendre du plaisir, pas dans l’objectif de me dire qu’il faut absolument que je gagne. Juste le faire, et profiter un maximum. Ensuite, j’aimerais développer davantage le breakdance sur Amiens. Et aussi, pourquoi pas me relancer dans le théâtre, dans le cinéma. Parce que, quand j’avais 20 ans, j’ai fait une école de cinéma à Paris, Actors Studio, et je suis diplômé de cette école. Actuellement, je continue à faire du théâtre et j’ai joué dans des films comme « De force », une production belge avec Isabelle Adjani et Eric Cantona. J’ai aussi joué dans le série « Clem » sur TF1. C’était des petits rôles, je faisais une silhouette parlante. J’avais fait pas mal de petites choses comme ça et j’avais arrêté parce que j’étais trop prit par la danse, je n’arrivais plus à gérer. J’aurais peut-être aimé, à un moment donné, faire des auditions et me relancer dans ça. J’étais vachement à l’aise devant la caméra et je continue à faire du théâtre ici, avec Omar Fellah, à la Maison du Théâtre. J’ai vraiment beaucoup d’objectifs.

Qu’aimerais-tu développer par la suite ?
Pour le moment, on a ouvert deux nouveaux cours, donc on verra pour peut-être en recréer deux à la rentrée. Ensuite, on aura la chance de diviser davantage les cours, peut-être même par tranches d’âge. C’est un luxe de pouvoir dire « un cours 8-10 ans », « un cours 12-14 », etc. Ça permettrait vraiment un travail de qualité, une meilleure qualité de service. Donc on va continuer à développer cela. Ensuite, il faut savoir que j’ai un élève qui est acteur à 9 ans. Il a un gros agent sur Paris, il a joué dans 25 films et il fait des publicités. Alors pourquoi pas, à un moment donné, devenir leur agent artistique, créer un groupe dont je m’occuperais, je démarcherais des agents sur Paris, je présenterais des maquettes et je tournerai avec eux. Je sais que de nos jours, c’est très recherché des enfants qui font du breakdance pour des publicités, par exemple. J’adorerais faire ça ! J’ai déjà trouvé un bon plan sur Paris pour l’un de mes petits. Ils réalisaient un clip d’« Oggy et les Cafard » et avaient besoin d’enfants expérimentés en breakdance pour retranscrire leurs mouvements dans le dessin-animé. Il y avait un casting. Donc, un de mes élèves a été sélectionné et a joué dans le clip. Je n’ai pas encore cherché à développer cet objectif, mais il y a moyen de faire quelque chose.

Moi, j’ai galéré pendant des années, mais tout ce que je voulais, c’est vivre. Faire ce que j’aime.

Tu as une belle philosophie de vie. Que dirais-tu à une personne qui n’ose pas se lancer dans ce qui la passionne ?
La vie c’est un apprentissage. Je pense que tu vis bien ta vie lorsque tu restes toujours un peu étudiant. J’ai toujours l’envie d’être dans l’apprentissage, je lis des livres, j’apprends des langues, j’essaie de créer de nouveaux concepts. Pour moi, c’est ça le secret pour vivre bien sa vie : faire ce que l’on aime, être toujours dans l’apprentissage, rester actif et ne pas s’enfermer dans une routine.
Moi, j’ai galéré pendant des années, mais tout ce que je voulais, c’est vivre. Faire ce que j’aime. Tous les jours, quand je me lève, je suis heureux et ça a un impact sur la santé, sur le caractère. Tu n’as pas de stress, tu n’es pas énervé, tu es juste joyeux quotidiennement. Vraiment, il faut faire ce que l’on aime dans la vie. En général, on suit les copains. On se met à faire des choses parce que tout le monde fait ça, parce que c’est la tendance. Alors que non, vraiment, c’est important de réfléchir sur ce que l’on aime et se lancer là-dedans. C’est trop important.




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Angélique Guénot

Crédits photos : Teddy Henin / Kamil Bousselham

Publié par La Rédaction

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