TENNIS DE TABLE : « Famille de bénévoles » – Sellier (3)

7 Ag Astt 2013 (11)
Ⓒ AG de l’ASTT en 2013

Après être allés faire connaissance avec Jean-Robert et Arnaud Sellier, nous nous sommes penchés sur le côté féminin de la famille avec Sonia, épouse d’Arnaud, mais aussi mère de famille.


Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre passé sportif ? Et comment vous définiriez votre rôle au sein du club actuellement ?

Sonia (40 ans) : Comme mon père, je pratique le tennis de table depuis l’âge de 10 ans. Il est d’ailleurs encore président au club de Brenouilles, dans l’Oise. Actuellement je suis une « écoute » éventuellement, mais je ne m’implique pas sur le club. 


Votre époux, Arnaud, est vice-président; comment définiriez-vous tout cet investissement ?

C’est vraiment très important pour lui. C’est un sacré équilibre entre sa famille, son travail et sa passion qui lui prend beaucoup du temps au quotidien. C’est très important pour lui et c’est capital pour lui afin d’avoir un équilibre. 

Je ne pense pas que ce soit triste, ce n’est pas le terme. Ça lui prend beaucoup de temps mais je pense qu’il sait bien gérer et il n’amène pas tous ses soucis à la maison. Il est beaucoup aidé par le président et avec ce duo-là ça ne marche pas trop mal. Il n’y a pas de frustration par rapport à tout ça.  


En tant qu’épouse de bénévole, pensez-vous qu’on le devient un peu soi-même naturellement ?

Je crois qu’on ne s’en rend même plus compte. Ça fait tellement d’années qu’on baigne dedans. Moi j’ai grandi avec des parents bénévoles aussi. Et puis Arnaud je l’ai rencontré dans le tennis de table, il avait déjà cette casquette-là. Je pense qu’on a évolué, grandi et mûri ensemble et on ne s’en rend même plus compte. Tout se fait naturellement. 


Vous travaillez dans une association où vous êtes entourée de bénévoles, quel est votre ressenti vis-à-vis de ces figures de l’ombre ?

Je suis très admirative. Pour nous, en tant que salariés, ce n’est pas toujours facile de ne pas trop envahir les bénévoles, et de faire notre travail sans trop empiéter sur leur temps et leur volonté de bien faire. Au Comité Départemental il y a dix-huit élus et je suis la seule salariée. Donc j’essaie de jongler entre les disponibilités de chacun : je connais un petit peu le fonctionnement individuel de tout le monde et puis je sais à quels moments ils sont disponibles et joignables. Le salarié doit aussi faire attention aux disponibilités des bénévoles. Donc ce n’est pas toujours facile à gérer en tant que salarié, mais je pense que les élus font aussi beaucoup d’efforts pour qu’on ne soit pas submergé par le travail avec une journée qui commence à 8h pour finir à 22h. 


Qu’en est-il de vos deux enfants ?

Le plus petit pratique le tennis de table, le plus grand a essayé pendant deux ou trois ans mais il ne pratique pas. Par contre c’est le supporter numéro 1 de l’équipe d’Amiens quand Arnaud vient jouer dans le championnat par équipes, donc il baigne aussi dans le tennis de table. On ne peut pas appeler ça du bénévolat, il n’a que 13 ans, mais il suit son père ardemment dans toutes les épreuves. Donc il est dans le tennis de table à sa manière. Et s’il peut donner un coup de main à la buvette il le fait aussi, c’est encore pareil, c’est du naturel et presque du bon sens de le faire. 

Autant que l’école; le sport et le bénévolat sont un bon équilibre pour l’éducation d’un enfant


Est-ce que vous encouragez vos enfants à suivre cette voie du bénévolat ?

Ce sont des valeurs importantes. Autant que l’école; le sport et le bénévolat sont un bon équilibre pour l’éducation d’un enfant. Donner de son temps sans en attendre en retour, juste un “merci”, c’est ce qu’il faut aussi leur apprendre comme valeurs je pense. Donc ça ne nous chagrine pas plus que ça, bien au contraire !

La dernière partie de cet entretien sera à retrouver jeudi prochain, sur Gazettesports.fr, avec Xavier Bouzy.

Retrouvez les autres numéros de notre série :
#1 « Famille de bénévoles » – Sellier (1)
#2 « Famille de bénévoles » – Sellier (2)
#4 « Famille de bénévoles » – Sellier (4)


Propos recueillis par Timothée VAN POECKE / Mis en forme par Océane KRONEK

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