Pourtant dans une dynamique très positive, les joueurs d’Ali Nouaour sont allés perdre un derby qui était largement à leur portée. En perdant 3 à 1 face aux avant-derniers, l’AMVB ne s’offre pas juste une défaite dommageable. Elle se met surtout dans une situation délicate. Toujours quatrième, ses concurrents se rapprochent dangereusement. Une impression de déjà vu règne avec le souvenir de la saison passée.

Un match qui ne leur ressemble pas

Le premier set a ravivé l’envie du coach qu’il existe la goal line technology au volley-ball.  » On a été malmené mais on a su revenir. Nous étions menés 24-20 et on arrive à remonter point par point. On met le 24ème point dans le terrain. Tout le monde le voit sauf le premier arbitre. On perd ainsi le premier set bêtement et on plonge dans le deuxième. »

Malgré les changements réalisés par le coach, rien n’y fait. Peter Krizanovic remplace Didier Sali Hilé, Milad Al Jaf rentre au service à la place de Pavel Mocanu. Mais le second set leur sera défavorable. « Je leur ai dit que le match était entre leurs mains et non pas entre les miennes. » Medhi Hachemi ne pouvant pas être à son maximum, le capitaine Jean-Patrice Ndaki Mboulet rentre et fera du bien. L’Amiens MVB se réveille. Sont remarqués : moins d’erreurs au service, en réception, une défense des ballons inexistante dans les deux premiers sets. « On arrive à se détacher et on fait la différence. Je me dis alors : « l’équipe est lancée, on ira au tie-break » ». Ali Nouaour a dû y croire alors que son équipe prend le bon bout en début de set. Mais le soufflé retombe. « On oublie à nouveau notre volley-ball, peut-être en pensant que nos efforts étaient suffisants ». Beauvais reprend la main et le tardif nouveau réveil d’Amiens s’avérera stérile. « À 24-22, on a l’occasion de revenir à 24-23 mais on met la balle dehors ».

Incompréhension, frustration et colère non-dissimulées par le coach

Même malade, on aurait pu les battre

Si le coach picard convient que les conditions physiques de ses joueurs n’étaient pas optimales, il ne comprend pas comment les choses ont pu aller si mal. « Je veux bien reconnaître qu’on n’ait pas eu de chance dans la situation. Pavel (MOCANU) avait un torticolis, Medhi (HACHEMI) et Didier (SALI HILÉ) était grippés. Sans parler d’un Peter (KRIZANOVIC) qui revient avec un mois d’absence ainsi que Pat’ (Jean-Patrice NDAKI MBOULET), tout juste revenu en France. Je n’étais pas armé de douze joueurs en pleine santé mais j’avais douze joueurs quand même. Même malade, on aurait pu les battre. Si on avait joué à notre niveau, malgré tout le respect que j’ai pour l’équipe de Beauvais, on était au dessus. »

L’entraîneur picard rappelle qu’à l’aller, malgré l’absence de ses trois camerounais, Amiens avait réussi à gagner par 3 sets à 1, à domicile. Pourtant de nombreux Beauvaisiens avaient répondu présents dans le public au gymnase de la Paix.

Il y a beaucoup de colère

Cette défaite illogique contrarie ainsi le coach d’autant plus qu’il redoutait ce laisser-aller de la part de ses joueurs. « C’était une très mauvaise prestation, insiste-t-il. Chose que je pressentais face à l’attitude qu’on a eue face à Sartrouville. Je leur avais dit qu’on était largement plus fort qu’eux, j’ai sûrement eu tort de leur dire ça. En fait, je voulais juste que ça se ressente sur le terrain mais eux n’ont pas joué leur volley-ball. Je n’ai pas reconnu mon équipe. Il y a beaucoup de colère. Il y aura clairement une mise au point lundi, » annonce Ali Nouaour.

Les conséquences directes de cette défaite

« Tout allait bien avec une qualification en coupe de France, un effectif au complet, et on passe complètement à côté de notre match, » résume Ali Nouaour.

En effet, tout semblait aller bien pour l’Amiens MVB. On aurait pensé que l’équipe donnerait tout pour éviter que les trois derniers matches avant la deuxième phase soient anxiogènes. Ainsi donc, avec cette défaite incontestable, l’échec au tie-break de Bellaing et la victoire du PUC font que se monte à trois le nombre d’équipes à trois petits points d’Amiens. Les Picards dépendent plus que jamais de leur destin. Il est évident qu’un succès à domicile est désormais indispensable, la semaine prochaine, face à Épinal… qui vient de faire tomber le leader et avant ça invaincu illacais.

Je ne suis pas magicien

« Je n’ai pas envie d’avoir un mois de janvier compliqué. En gagnant on aurait pu souffler un petit peu, mais là on se complique la tâche. Alors, on verra bien si dans mon équipe j’ai des internationaux, des joueurs d’un certain niveau. Plutôt que des joueurs qui choisissent leur match et jouent en dilettante. On verra si mon équipe a du caractère et si ce match restera anecdotique. On verra bien si mes joueurs sont des messieurs. Nous avons encore neuf points à prendre. Ont-ils envie de finir en play-downs et de jouer le maintien ou de se faire plaisir avec des équipes qui jouent la Ligue B ? La balle est dans leur camp car moi, je ne suis pas magicien. »

Ali Nouaour est ainsi bien décidé à ne pas se laisser obscurcir cette fin de semaine alors que celle-ci fut si lumineuse grâce à la naissance de sa deuxième petite-fille.

Camille MARSIGLIA

Crédit photo : Reynald Valleron – GazetteSports

Beauvais Oise UC Volley – Amiens MVB : 3-1 (25-23, 25-19, 20-25, 25-21)

Samedi 13 janvier 2018, 20h, salle Pierre de Coubertin

Arbitres : Christophe VAN BRUSSEL, Benoît CHRÉTIEN

Amiens MVB : Quadrone, Mbutnga, Krizanovic, Al Jaf, Ndaki Mboulet, Hachemi, Carrat, Sali Hilé, Mocanu, Gendron, Lemere, Valdenaire

Entraîneur : Ali Nouaour

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