FOOTBALL – Charly Charrier : « Nous n’avons pas la pression du prétendant »

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FOOTBALL – Charly Charrier : « Nous n’avons pas la pression du prétendant »

Meneur de jeu du surprenant et emballant promu qu’est l’Amiens SC, Charly Charrier appréhende le dernier tiers de la saison avec beaucoup de tranquillité. S’il ne réfute pas l’idée que son équipe a un coup à jouer dans la course à la montée, l’ancien joueur de Luçon renvoie la pression sur les prétendants naturels à cet objectif. L’approche étant de continuer à aborder les matches à venir avec l’envie de prendre du plaisir, sans pour autant faire le moindre complexe et encore moins de calculs parasites.    

Comment gérez-vous la bonne période actuelle ?

On garde la même vision des choses. Cela ne sert à rien de trop réfléchir et poursuivre sur les bases qui nous ont permis d’être deuxièmes du championnat. Dans un premier temps, il faut savourer et continuer de prendre du plaisir. Ensuite, ne surtout pas tomber dans le calcul. Plus les matches vont avancer, plus nous allons connaître la finalité de ce championnat. Mais, ce serait une erreur de trop cogiter en changeant d’objectif. Il ne faut pas sortir du registre qui a fonctionné jusqu’ici.

Ce sera tout de même difficile…

Oui, ce sera dur car nous ne gérons pas tout ce qui est extérieur au club et à l’équipe. Il n’y a plus la moindre interview ou le moindre article sans la Ligue 1 dedans. Maintenant, c’est un championnat très homogène, nous pouvons passer de la deuxième à la onzième place en l’espace de deux matches. C’est donc facile de rester humbles et lucides par rapport à cela. Il faut vraiment appréhender les matches les uns après les autres.

Cela évite également de trop se projeter, de se prendre la tête en se disant que c’est faisable voire même qu’il faut à tout prix le faire…

Je ne sais pas comment on aurait réagi si c’était le cas. Ce dont je suis sûr, c’est que l’objectif du début de saison était le maintien. Il reste treize matches et on peut désormais dire que le maintien est acquis. Nous regardons le classement mais sans y prêter une grande importante pour le moment. Nous prenons plaisir à être aussi haut et nous allons tâcher d’y rester un maximum de temps.

Vous ne vous attendiez pas à cela…

Tout à fait. C’est d’autant plus beau que c’est quand on n’attend pas les choses qu’on les savoure d’autant plus. Encore une nouvelle fois, il n’y a rien de fait, la saison est encore très longue et il faut savoir garder la tête froide. Les gens rêvent de Ligue 1 aussi parce que le club n’y a jamais joué mais il faut rester très lucides. Il y a de très grosses équipes dans ce championnat, je suis persuadé que certaines d’entre elles vont accélérer dans le rythme final. Pour notre part, nous n’avons pas la pression du prétendant désigné à la montée. Nous sommes uniquement l’équipe qui embête un peu tout le monde et il faut tout faire pour poursuivre en ce sens.

Vous êtes parmi les joueurs qui courent le plus au sein de l’effectif amiénois…

Cela est sûrement dû à mon positionnement sur le terrain, il demande beaucoup de déplacements, d’appels et de course avec ou sans ballon. L’objectif est de faire jouer les autres, il faut donc se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour récupérer le ballon et le transmettre dans les meilleures dispositions possibles. Je suis à l’aise lorsque je peux trouver des espaces, je sais qu’en moyenne, sur 90 minutes, je cours environ dix kilomètres mais ce n’est pas un chiffre qui est prépondérant dans mes performances.

C’est aussi le fruit d’un travail invisible, ce travail de pressing dans la première ligne auquel s’ajoute le repli défensif…

Nous travaillons principalement sur cet aspect à chaque veille de match. Nous avons une feuille de route à remplir. Les joueurs offensifs savent où ils doivent se situer quand ils n’ont pas le ballon. Je pense que le bon travail défensif part des attaquants et des joueurs offensifs. Le bon pressing, les bons déplacements dans le repli défensif, c’est essentiel pour faire déjouer l’adversaire afin de récupérer le ballon le plus rapidement possible.

Vous avez joué avec quatre attaquants différents depuis le début de la saison (ndlr : Aboubakar Kamara, Yannick Mamilonne, Junior Tallo et Jonathan Tinhan), qu’est-ce que cela change pour vous ?

C’est parfois compliqué pour un meneur de jeu de changer de style d’attaquant. En début de saison, c’était toujours le même profil d’attaquant. Que ce soit Aboubakar (Kamara) ou Jonathan (Tinhan), c’était des joueurs qui prenaient la profondeur et les espaces dans le dos de la défense, c’est un registre qui me correspondait parfaitement. En ce qui concerne Junior (Tallo) et Yannick (Mamilonne), ils ont d’autres facultés notamment en ce qui concerne leur jeu dos au but. Leur capacité à conserver le ballon est intéressante. Je dois m’adapter à eux car je suis chargé de les alimenter en bons ballons. Je commence à bien comprendre le jeu de Junior, qui se déplace très bien même s’il ne va pas aussi vite que les autres, mais il compense par une intelligence dans ses déplacements. Il est rapidement et facilement trouvable sur tout le front de l’attaque.

Propos recueillis par Romain PECHON

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Publié par La Rédaction

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