BALLON AU POING : « On peut se vanter d’avoir une belle progression » S. Prevot

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« On peut se vanter d’avoir une belle progression » S. Prevot

C’est la première fois que nous avons assisté à ce spectacle très exceptionnel. Soit un président de Fédération qui, au cours d’une assemblée générale et alors qu’il lisait son rapport moral à l’intention des représentants des clubs présents dans la salle, a  quasiment pleuré et s’est éclipsé quelques instants, le temps de sécher ses yeux embués. Ce président est celui de la Fédération française de ballon au poing Samuel Prevot et nous étions vendredi dernier, dans la salle de la Maison des Sports à Amiens.

Le président  avait signalé aux dirigeants  qu’ils devraient revenir dans quelques semaines  afin de valider les  comptes financiers. Une situation actuellement bloquée  en raison d’une procédure  de licenciement d’un employé administratif mais aussi d’un prochain  passage devant les Prudhommes. Bref, Samuel Prévot a craqué et il a ému toute la salle.

« Je n’ai quand même pas été élu pour licencier du personnel. Votre président a perdu de son envie, de sa gaité et de son optimisme. J’ai le moral en berne ». Ce qui arrive  en ce moment au petit monde du ballon au poing n’est pas exceptionnel en soi puisque nous avons connu dans le passé quelques cas identiques dans d’autres disciplines.

Un président de comité, de ligue ou de fédération est d’abord un bénévole et il n’est pas à l’abri de ce genre de mésaventure.

Les comptes n’ayant pas été officiellement présentés, et pour cause, une nouvelle assemblée générale devra se dérouler rapidement. « Nous serons amenés à nous revoir » a conclu Samuel Prevot.

Heureusement, rapidement l’aspect sportif a repris le dessus. Et cette fois, Samuel Prévot a été plus optimiste.

«Nous pouvons nous vanter d’avoir une belle progression, a-t-il  indiqué. Le Ballon au Poing est redevenu très populaire. Nous enregistrons plus de dirigeants et de féminines. Ce sont de vraies licences- compétition et non de licences- loisirs ».

Le ballon au poing se développe aussi dans les milieux scolaires et  il effectue  un remarquable travail de formation grâce évidemment aux clubs.

« Partout où nous allons, çà marche, dit-il. Il y a des enfants et partant des équipes »..

La Fédération organise des compétitions en plein air et en salle avec des épreuves phare comme les finales du 15 août qui sont les plus médiatisées  et continueront à se dérouler à la Hotoie, le 15 aout, même si le président trouve que la note est un peu salée pour ce qui concerne le gardiennage des installations.

Le ballon au poing est le seul sport qui utilise ses propres ballons. Des ballons confectionnés au Pakistan, achetés par la Fédération et revendus ensuite aux clubs. Les ballons ont une grande importance dans ce sport. Certains joueurs aiment qu’ils soient gonflés à bloc mais à l’inverse, ils s‘usent plus rapidement.

Samuel Prevot a felodie lelongait un large tour d’horizon de sa discipline, rendu hommage à la jeune secrétaire administrative Elodie Lelong, fille d’un joueur de Beauquesne et qui travaille 14 heures par semaine au secrétariat tout en poursuivant ses études pour devenir professeur des écoles. (notre photo).

Les  bénévoles qui oeuvrent dans les clubs n’ont pas été oubliés tandis qu’une petite pique a été adressée  aux instances départementales et régionales  qui ont tendance à ne pas reconnaître à leur  juste valeur les sports régionaux. Il a évoqué les attentats qui ont endeuillé notre pays  et rappelé quelle était sa philosophie : « le ballon au poing, c’est se faire des amis, mais aussi des adversaires qui deviendront des amis ».

Moment rituel d’une assemblée générale et ce depuis toujours : l’appel des clubs qui indiquent le nombre d’équipes engagées en championnat de plein air.  Des championnats qui vont  démarrer le 1er mai avec environ 80 formations au départ.

Notre photo : Samuel Prevot avec les personnalités présentes notamment MadameSabrina Holleville, chargée des sports  et Jean Jacques Stotter, conseillers départementaux.

Lionel HERBET