Défaits à domicile ce samedi 2 mai au Coliseum face au Villers Handball (24-27), les joueurs de l’Amiens Handball Club se retrouvent en très mauvaise posture à deux journées du terme.
Dans une rencontre mal embarquée pour les joueurs amiénois puisqu’ils étaient menés (9-13) à la mi-temps, ils ont finalement su renverser la vapeur, parvenant à refaire leur retard, mais comme très souvent cette saison, les joueurs de l’Amiens Handball Club n’ont pas réussi à gérer la pression dans la fin de match et les visiteurs en ont profité pour conforter leur victoire (24-27). Avec cette nouvelle défaite, l’Amiens Handball Club se retrouve 9ᵉ avec 33 points, et seulement un point d’avance sur la lanterne rouge du championnat, le HBC Crépy-en-Valois (12e, 32 pts).
À l’issue de la rencontre, le capitaine de l’AHC, Léo Renaud-David estimait que lui et les siens étaient « bien rentrés dans le match », sans pour autant faire le constat « qu‘il y a un gros problème de réussite aux tirs, surement dû à la pression engendrée par cette course au maintien, car on ne va pas se mentir, on joue pour la survie du club. » Un manque de confiance, de réussite à la finition alors que les Amiénois parviennent régulièrement à revenir dans la partie : « On ressort du vestiaire et on sait que l’on peut remonter ces 4 buts et c’est ce que l’on fait. Mais comme quasiment à chaque fois que l’on arrive à mener d’un but, nous n’arrivons pas à enfoncer le clou et nous nous faisons rattraper. » A la fin, les Samariens ne sont pas parvenus à batailler, leurs adversaires du jour ayant crânement joué leur chance en « changeant leur système défensif », tandis qu’ils accumulaient les pertes de balles. Sans langue de bois, le meneur de l’AHC se disait « frustré car c’est pour moi une équipe largement abordable contre qui nous avons perdu ce soir. »
Avec deux arrières droits en moins, le turn-over de l’effectif est forcément réduit, et au regard de la situation actuelle, en véritable leader, Léo Renaud-David « essaye de motiver au maximum », notamment les jeunes joueurs qui peuvent avoir tendance à rester « sur les erreurs commises pendant le match ». Aujourd’hui, les Amiénois vont devoir « tout gagner, on a plus le choix pour sauver le club. » Des mots forts, mais le capitaine connaît les conséquences d’une éventuelle relégation : « peut-être des subventions en moins, ne plus jouer ici au Coliseum… »
Les Amiénois ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes désormais, et Yuriy Petrenko, entraîneur de l’équipe fanion le sait lui aussi, il faut dorénavant « arrêter de parler et montrer ce que l’on sait faire sur le terrain. Nous n’avons plus le choix. Maintenant il va falloir trouver une solution à cette gestion du stress car il ne reste que deux matchs pour sauver le club. » La sonnette d’alarme est donc tirée pour l’Amiens Handball Club qui devra désormais renverser le leader, Neuilly-en-Thelle le 10 mai prochain, puis l’entente Le Bourget/Aulnay le 30 mai, afin de rester maître de son destin et d’espérer continuer à évoluer en Nationale 3 lors de l’exercice 2026-2027.
Maxence Ricaux et Dorine Cocagne
Crédit photo : Alexis Cazeel – gazettesports.fr

