A mesure que nous nous rapprochons du 1er janvier 2016, date du démarrage des 13 grandes régions, le monde du sport s’interroge et se demande  comment cela va se passer. C’est ainsi que jeudi dernier, dans le fief même du Comité Régional Olympique et Sportif de Picardie, à Amiens, une sorte de colloque s’est déroulé sur le thème suivant : « En route pour construire une Grande Région de Sport ».

En tant que président du CROS Picardie, Claude Fauquet était invité mais l’ancien DTN de natation a regretté l’absence de ses collègues nordistes. Au moment où on parle de fusion, c’est dommage de déplorer certaines absences mais il semble que les organisateurs n’y aient pas pensé (sic).

Interrogé sur son élection en tant que président, Claude Fauquet qui n’est pas du genre à tourner sept fois sa langue dans la bouche, a été clair :

« Je suis devenu Président du CROS Picardie par hasard. Après les Jeux de Pékin en 2008, je voulais arrêter.  J’ai succédé à un président (Eric Morel) qui a fait un excellent travail. Ce qui était compliqué, ce n’était pas l’héritage mais bien le contexte de l’époque. »

« Je me suis longtemps demandé à quoi servait le CROS ? Il fallait répondre à cette question et comment faire pour mieux  servir le sport. Il fallait concevoir un vrai projet pour le sport picard. Ma réflexion est venue aussi sur le fait que de nombreux clubs disparaissent et cela devient compliqué. « Autre question : où trouver les moyens financiers pour payer nos salariés, comment faire pour trouver les moyens ? Il faut donc, ouvrir le monde du sport. »

D’où cette (vieille) idée de Claude Fauquet qui est d’ouvrir le Sport vers le monde de l’entreprise.

« Même si ce n’est pas  dans notre tradition » a ajouté le président qui poursuit : « Il faut faire une vraie révolution culturelle mais ce sera long « et je serai surement en Maison de Retraite quand cela se fera vraiment».

Claude Fauquet et certains de ses collègues ont déjà eu l’occasion de travailler avec leurs « amis » nordistes. Et cela se passe bien.

« Nous ne serons pas aspirés ajoute le président qui entend rassurer les sceptiques. Venez travailler avec nous. N’attendons pas qu’on décrète pour vous ».

En passant, Claude Fauquet en a profité pour lancer quelques piques à certaines fédérations qui ne bougent pas et font preuve de patience. Ce qui a amené une réaction d’André Saint Martin, président de la Ligue de Picardie de tennis. « Je ne peux pas laisser dire que le CNOSF ne s’occupe pas des Fédérations ».

Mais c’est Claude Fauquet qui aura le droit de conclure « Nous ne serons pas aspirés. Il y a une richesse incroyable en Picardie. Et puis, les idées traversent les frontières ».

Lionel Herbet




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