Depuis plusieurs matches, elle est devenue une personnalité de cette équipe amiénoise qui galère mais qui s‘accroche avec un courage digne d’éloges.

Virginie Bocquet évolue en effet en défense centrale. Elle est un rempart qui devient de plus en plus difficile à franchir.

La semaine dernière, face à Bischheim, l’équipe a obtenu un nul 2-2 et aurait même pu l‘emporter car l’ASC a mené jusqu’à quelques minutes de la fin.

Virginie Bocquet est une fille admirable de volonté car tenez-vous bien, alors qu’Antoine Mankowski aligne de jeunes joueuses n’ayant pas encore 20 ans, elle  affiche fièrement sa quarantaine (exactement 42 ans) sur le terrain.

Mais quel dynamisme, quelle envie de mouiller son maillot, quel amour de son club, elle possède !

« Que ce soit Bischheim ou nous, chaque équipe voulait aller décrocher la victoire. C’était hyper important pour le classement. Nous n’avons pas baissé les bras. Le nul est logique. Nous avons du cœur et c’est ce qui fait avancer l’équipe car dites moi, si nous n’avions pas de cœur, pas d’envie, que pourrions nous espérer ?  Tant que nous ne sommes pas mortes, nous allons nous battre ».

Virginie s’est mise à pratiquer le football voici cinq ans seulement. La saison dernière, elle n’était pas titulaire en raison de la qualité de l’effectif dont disposait l‘entraineur Dominique Chevalier.

Auparavant, Virginie Bocquet a surtout joué au handball à l’E A L Abbeville dont elle était une pièce maitresse . Elle évoluait au plus haut niveau  national au poste de gardienne de but et s’entrainait cinq fois par semaine.

Ce  poste de gardienne, Virginie  n’a pas voulu l’occuper dans le football.

« Ce sont deux postes différents, insiste-t-elle. En hand, j’aime bien mais au foot, je préfère être en défense. Tactiquement, je manque peut-être de repères mais j’ai une âme défensive et surtout j’ai la gnac.

« Au football, je n’ai joué qu’à Amiens. Mais je n’ai pas arrêté le  handball et cette saison, je joue à Corbie. Faire un choix m’était impossible. Tenez, samedi dernier, soit la veille d’Amiens-Bischheim, j’ai participé à  un match de coupe de France contre Aumale. Je sais à 42 ans, cela commence à peser mais cette saison, je n’ai pas voulu lâcher une équipe. Pour l’instant, j’arrive à suivre. Tant que le corps et le physique suivent, cela me convient parfaitement. »

Sur le plan professionnel, Virginie Bocquet qui réside à Amiens est prof d’EPS dans un Lycée agricole privé à Bapaume (Pas de Calais). Des kilomètres, elle en parcourt à la pelle durant une semaine. Mais elle est toujours à l’heure aux entrainements et surtout elle n’en rate aucun.

Et elle conclut « Tant que je vais me faire plaisir sur un terrain, il n’y a aucune raison d’arrêter et je vous le répète, Amiens n’est pas mort ».

Lionel HERBET




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