ROLLER HOCKEY (Nationale 1) – Théo Ansel : « C’est beaucoup de soulagement, on n’a pas les mots »

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Vainqueurs de Toulouse, samedi soir, les Écureuils tiennent enfin leur qualification en demi-finales des play-offs, sept ans après la dernière. Si ce match 2 n’a pas été parfait, chacun des joueurs savourait ce palier franchi, en attendant peut-être encore mieux.

Les sourires étaient présents sur tous les visages amiénois, aux alentours de 22h, lorsque leur qualification en demi-finales des play-offs était officialisée. Même Renaud Crignier, toujours très sérieux à l’accoutumée, se présentait à notre micro avec une certaine décontraction, heureux que ses jeunes joueurs et coéquipiers connaissent à leur tour les joies d’un dernier carré de Nationale 1. Malgré tout, il souhaitait revenir sur la prestation mitigée de son équipe qui menait pourtant 3-0 dès l’entame : « Il y a match nul sur tout le reste du match en sachant qu’on marque en cage vide. On perd le match d’un but si on enlève les cinq premières et le but en cage vide« , relève l’entraîneur-joueur des Écureuils qui estime que les échecs de ces dernières années ont probablement refait surface dans les têtes au moment de conclure : « On l’a ressenti en deuxième période. On doit maîtriser le match. On fait encore des erreurs de débutant à partir en contre, alors qu’on doit garder le palet, alors qu’on l’a déjà dit et redit. On leur donne des occasions, on leur donne des powerplays, on leur donne un penalty qui ne doit jamais avoir lieu à trois minutes de la fin. Je pense que c’est 50 % de pression, de manque d’expérience, et 50 % de nos travers habituels. »

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Savourer avant de préparer pour La Teste

Le week-end précédent, à Toulouse, la rencontre s’apparentait à ce qu’on a l’habitude d’observer dans la poule sud, c’est-à-dire des matchs tactiques où les défenses prennent le dessus sur les attaques. À la Veillère, ce samedi, on a pu assister à une démonstration de ce qu’est la poule nord, laquelle propose généralement des parties bien plus débridées et spectaculaires. Deux succès aux scénarios bien différents, mais qui permettent en tous cas aux Picards de briser cette malédiction des quarts de finale qui pesait sur eux depuis l’avant-Covid. « C’est beaucoup de soulagement, on n’a pas trop les mots, ça fait plaisir, c’est quelque chose, confiait Théo Ansel, numéro 24 sur le dos, visiblement ému. Il n’y a que quelques joueurs qui ont connu le succès des quarts de finale. On est quand même un groupe assez jeune. Sur les 15 présents ce soir, je pense qu’il n’y en a que 4 ou 5 qui ont connu une demi-finale. Donc ça fait plaisir pour tout le groupe. » Selon lui, les défaites des dernières saisons à ce stade de la compétition avaient construit une sorte de « barrière psychologique. Maintenant, on l’a passée, on s’attaque à la demi-finale. »

Car si ce quart de finale était en quelque sorte leur rendez-vous, leur finale, les Écureuils se sont octroyés le droit de prolonger d’au moins deux semaines leur saison. Dès samedi, ils se rendront à La Teste-de-Buch, près du bassin d’Arcachon, non pas pour prendre des vacances et grimper sa fameuse dune du Pyla, mais bien pour prolonger l’aventure. Les Corsaires se sont débarrassés des Tigres de Garges au meilleur des trois matchs, notamment en gagnant leurs deux rencontres à domicile. S’il ne connait pas bien cette formation, Renaud Crignier juge qu’il faudra réaliser de meilleures performances que celle effectuée ce samedi pour espérer s’en sortir : « Il va falloir corriger les erreurs de cette deuxième période. Contre un adversaire plus fort, on va se faire remonter. Il va falloir qu’on analyse tout ça.«  Pour le moment, on se refuse à nourrir quelconque ambition, quand bien même le redouté quart de finale a été remporté : « Je pense qu’on ne va pas viser trop haut. On va y aller étape par étape, tempère Théo Ansel. Mais maintenant que cette barrière est franchie, place à de nouveaux enjeux. » Car maintenant que le plafond de verre est brisé, les Amiénois n’ont peut-être plus rien qui puisse les arrêter.

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr