À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, 518 participantes, de tous âges, se sont réunies ce dimanche 8 mars afin de courir 5 km autour du parc de la Hotoie dans une manifestation sportive organisée par US Camon Athlétisme et l’association Femmes Solidaires.
Ce dimanche 8 mars, sous la grisaille picarde, se sont croisés plusieurs types de runners : les joggeurs matinaux, et des joggeuses avec dossards fièrement affichés, qui venaient se dépasser et participer à 16e édition de la Course Solidaire Féminine, une manifestation sportive 100% féminine. Deux formats de courses étaient proposés : la première, de 5,4 km sous allure de marche nordique, avec un départ à 9h30, et une course de 5km, soit 3 tours du parc, à 11h. L’an dernier, Eloïse Evain s’était imposée de manière confortable. Cette année, Anaïs Savary de l‘US Camon était pressentie pour la gagne, puisque Lisa Corrales, la favorite, était en retour de blessure, donc diminuée pour retrouver un bon rythme de course.
Sur ce 5 km, les deux premiers tours étaient disputés et c’était bel et bien Lisa Corrales qui était en tête, suivie par Anaïs Savary et le dossard 186, encore inconnue de tous à ce moment-là. Puis, coup de tonnerre, puisque c’est Capucine Fécamp, non licenciée et étudiante à l’UPJV, qui prenait l’ascendant et franchissait la ligne d’arrivée en première, profitant du dernier kilomètre de la course pour dépasser les deux concurrentes, en 18 min 55. Pourtant, Lisa Corrales de l’Amicale Val de Somme, la grande favorite, avait tout à fait la capacité de battre le record de la course, toujours détenu par Léa Plumecocq (18 min 24). Mais l’Amiénoise estimait n’avoir « pas trop géré. Je suis partie un peu vite, je reviens de blessure et j’ai du mal à tenir mes temps ». Quant à Capucine Fécamp, la satisfaction était là : « Je partais pour un petit 19 min 15 et au final les filles m’ont bien tiré, et ça s’est mieux passé que prévu ».
Plus qu’un événement sportif, une véritable manifestation fédératrice
En dehors de sa dimension sportive, cette journée, 8 mars oblige, était aussi l’occasion de promouvoir la pratique sportive chez les femmes. À ce sujet, Martine Tekaya, présidente de l’association Femmes Solidaires qui co-organise la course, évoquait l’objectif de l’événement : « Ça nous semble très très important de pousser les femmes à faire des activités sportives ». Des propos complétés par Reynald Spicer, président de l’US Camon Athlétisme, pour qui « cette course s’inscrit pleinement dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. Elle porte un message fort, celui de l’égalité, celui de la reconnaissance et celui de la place des femmes dans tous les domaines, y compris dans le sport. » C’est d’ailleurs en ce sens qu’une autre association intrinsèque au combat d’égalité de genre, était présente : Agena. La structure, qui facilite l’accompagnement pour les victimes de VSS, afin de sensibiliser, d’informer, et de prévenir les victimes qu’une structure existe en cas de besoin.
Malgré la réussite de l’événement, les travaux qui se profilent au parc de La Hotoie mettent à mal cet événement co-organisé par l’US Camon Athlétisme et Femmes solidaires qui, pour 2027, pourraient envisager de changer le lieu de la course, ou du moins de modifier son parcours…
Noa Lambert
Crédit photo : Louis Auvin – Gazettesport.fr (archives)

