Sur le papier bien au-dessus de Moutiers, pensionnaire de N2, les Green Falcons de Pont-de-Metz ont des raisons de se méfier. Car l’adversaire, à domicile, n’a rien à perdre et possède dans ses rangs des joueurs qui ont connu le très haut niveau.
Équipe Élite contre équipe N2, a priori pas de souci pour les Green Falcons en déplacement du côté de Moutiers, situé à une heure de Grenoble. De ce fait, petit déplacement pour certains joueurs qui ont profité de la rencontre à Grenoble de samedi dernier pour prendre quelques jours de vacances à la montagne, à savoir Valentin Demaret, Mathéo Candellier, Adrien Josse et Jérémy Hard. Ils seront rejoints pour cette rencontre par Pierre-Antoine Picard, Henri Pépin, Justin Darras, Gordon Chasseriaud et Alexis Gosselin, histoire d’avoir un bon gardien. En effectif réduit, sans ses jeunes qui resteront à la Roller Arena pour disputer un important plateau U20 ce week-end, et loin de ses bases, Pont-de-Metz n’a pas intérêt à la jouer facile.
Car, bien qu’il existe deux divisions d’écart entre Faucons et Loups, la tâche ne devrait pas être aisée pour les hommes d’Antoine Demaret, lequel connaît certains éléments de l’équipe adverse : « Tout le monde se dit que si c’est une N2, qu’on vient de battre Amiens, le leader de N1. Mais Moutiers, c’est une équipe qui, depuis trois ou quatre ans, se construit avec une bande de copains. Une équipe assez âgée, mais qui a des joueurs qui ont joué à un très haut niveau, qui ont joué en équipe de France de roller, qui ont joué sur la glace en Ligue Magnus. » À titre d’exemple, on peut évoquer Mathieu Pierrer, champion du monde de roller-hockey, Julien Thomas, 13 fois champion de France par le passé avec Rethel, Garges ou encore Villeneuve, Guillaume Blanc, deux saisons de glace dans ce qui ne s’appelait pas encore la Ligue Magnus, ou encore, et surtout, Richard Aimonetto, légende française du hockey sur glace, près de 500 matchs et autant de points marqués en Ligue Magnus sur 20 saisons et, notamment, vainqueur du championnat en 2004 avec… les Gothiques d’Amiens. « C’est un match vraiment piège par excellence, prévient Antoine Demaret. C’est une N2 sur le papier, mais il y a des noms dans cette équipe. C’est un match où il faudra être performant pour pouvoir gagner. »
Performants, les Greens l’ont été il y a une semaine, perdant seulement aux tirs au but face aux Yétis. L’objectif sera de réitérer une prestation aboutie face à un adversaire différent, dans un contexte de coupe toujours particulier : « Là, ce qu’on veut, c’est surtout confirmer notre forme de début d’année pour bien préparer Angers, qui reste le match le plus important du mois de janvier. » Une rencontre pour le maintien qui, si son issue est positive, pourrait permettre aux Messipontins d’entrevoir sereinement la fin de saison pour, peut-être, viser quelque chose de grand en Coupe de France ? « La finale de Coupe de France, c’est au mois de mars. C’est forcément dans un coin de la tête de certains joueurs. On y pense, mais ce n’est pas un objectif en soi, tempère le technicien samarien qui espère au moins passer ce tour pour s’offrir un potentiel quart de finale à domicile et battre un record historique pour le club qui n’a, à ce jour, jamais franchi le stade des 8es. Ça peut être un événement incroyable, un quart de finale de Coupe de France. C’est pour ça qu’il y a une motivation, ça serait une nouvelle étape pour le club. On ne va pas galvauder la compétition, on va la jouer à fond.« Les jeunes faucons favoris face aux vieux loups outsiders : cette rencontre pourrait bien être plus équilibrée qu’elle n’en a l’air.
Coupe de France, 8e de finale :
Samedi 17 janvier à 20h, gymnase André Perrier (Plombière) : Moutiers (N2) – Pont-de-Metz (Élite)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

