Lors de la double confrontation face aux Mantas de Montpellier, l’entente Amiens-Lille doit sortir la tête de l’eau. Les joueuses des Hauts-de-France veulent, à la Veillère, l’emporter une première fois cette saison et se donner des chances de se maintenir.
Le temps presse pour l’entente Amiens-Lille. Il y a deux semaines, la formation des Hauts-de-France a manqué le coche face à Cherbourg, adversaire direct au maintien, en ne décrochant qu’un point sur six possibles. Actuellement dernières de leur championnat et virtuellement reléguées, les pensionnaires de la Veillère, gymnase dans lequel elles évolueront ce week-end, doivent impérativement aller au-delà de ce que les pronostics annoncent. « À la fin du week-end, on aura joué la moitié de la saison. Ça va vite, très vite. On a eu le temps de voir ce que c’était la N1. On ne sera pas favorites de la saison, mais à un moment ou à un autre, pour se maintenir, on doit créer un exploit, lance Claudia Tison, assistante-coach et joueuse de l’équipe. Il faut y croire. Il faut continuer de se battre jusqu’à la fin de la saison. »
Montpellier, un adversaire pas invincible
Si exploit il y a, il devra avoir lieu face aux Mantas de Montpellier, une écurie qui les avait sèchement battus en Coupe de France, la saison passée, mais qui n’est peut-être plus cette même grosse cylindrée cette saison. Son effectif a quelque peu changé en se rajeunissant. Aussi, la meilleure joueuse héraultaise, Coleen Martinez, n’a pas disputé tous les matchs : « C’est un gros élément qui peut faire basculer un match. On l’a vu plusieurs fois sur des compos garçons plutôt que des compos filles », précise Claudia Tison, qui ne devrait pas avoir le privilège d’observer une absence de sa part : « Pour ce week-end, on sait de source sûre qu’elle sera là. » Mais pas question de faire de sa présence une fixette : « Coleen, elle est connue et reconnue. Maintenant, ce n’est pas une joueuse qui fait une équipe. » Son collectif ne tourne d’ailleurs pas aussi bien que les saisons précédentes avec seulement trois succès et cinq défaites, capable de battre Cherbourg mais c’est à peu près tout : « Montpellier, c’est un petit peu le point d’interrogation, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. »
Ce qui est sûr, c’est que l’équipe sudiste est la plus abordable du championnat après Cherbourg. Comme face aux Vikings, prendre trois points serait un idéal et surtout la meilleure manière possible de redresser la barre, de lancer véritablement l’aventure en N1 et de rebooster le moral des troupes juste avant la trêve hivernale. « Il faut qu’on arrive à appuyer complètement sur la pédale. Là, je pense qu’on est en vitesse de croisière. On n’est pas favorites, on le sait et on reste là-dessus. Il faut qu’on appuie une bonne fois pour toutes sur l’accélérateur et qu’on aille chercher des points« , insiste la numéro 21 de l’entente. Si ces deux rencontres ne sont pas tout à fait un tournant de la saison, elles s’en rapprochent car il devient urgent pour Amiens-Lille de faire avancer le compteur dans un championnat à deux vitesses : « On sait qu’il y aura d’autres matchs où on ne pourra pas prendre de points. » Sur les deux qui arrivent, se rater n’est pas vraiment permis.
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

