FOOTBALL (Challenge Jean Leroy) – Guillaume Pautodeniur : « C’est la première année qu’on arrive à faire trois victoires de suite »

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Depuis le début de la saison, le PEFA d’Amiens enchaîne les prestations solides, porté par un travail rigoureux à l’entraînement et une vraie maîtrise de son jeu. Cette troisième victoire, acquise sans trembler face à Lens, les met en confiance avant le dernier match de poule prévu à la rentrée.

Les jeunes du PEFA d’Amiens se sont imposés sur le terrain d’entraînement du stade Moulonguet ce jeudi, devant un large parterre de supporters. Un match plein, où les joueurs de Bruno Fagnoni ont fait preuve d’engagement, de technicité et d’impact physique, ce qui leur a permis de survoler la rencontre (7-1). « On est très contents du résultat, s’enthousiasme Guillaume Pautodeniur, l’entraîneur-adjoint. Le but encaissé vient d’une petite erreur, d’une non-communication. Il n’aurait pas dû arriver, mais bon, c’est un petit point noir. » Un score de gala pour les Amiénois (7-1), qui aurait même pu être plus large encore grâce à Christevie Ndelo, auteur d’un triplé et de nombreuses autres occasions manquées. « Chris, c’est un très bon joueur qui a encore beaucoup à apprendre. Avec toutes les occasions qu’il se procure, il peut être encore plus décisif. Il a la capacité de faire plus, notamment dans les finitions. C’est un attaquant polyvalent, capable de jouer aussi sur les côtés, mais devant, c’est là qu’on le trouve le plus intéressant. Mine de rien, même s’il marque trois buts, il peut en mettre quatre ou cinq de plus. » 5

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Pour Guillaume, également assistant d’éducation au lycée, le plus important reste le respect de la charte, qui peut coûter cher dans ce challenge. « On essaye de travailler là-dessus, car avec un certain nombre de cartons, on peut perdre des points. On a une base de 20 points : à chaque carton, on perd un point, et dès qu’on atteint 10 sur 20, on perd un point au classement général. » Un point perdu, c’est énorme, surtout qu’il n’y a que quatre journées et seulement 12 points maximum à prendre, un match nul ne valant qu’un point.  « C’est dur, ça fait très mal. Donc on essaye de leur faire comprendre au maximum. »

Au-delà du fait qu’ils n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires lensois, c’est surtout leur impeccable entame de saison qui ravit leurs coachs, fiers de leur équipe. « C’est la première année qu’on arrive à faire un 3 (victoires) sur 3. On travaille avec les joueurs en cohérence, avec un gros groupe élargi sur tout le terrain », souligne le bras droit de Bruno Fagnoni. Un début de saison parfait, qui comble les entraîneurs, même si le deuxième match face à Dunkerque avait été abordé de manière moins confiante. « C’est une belle équipe. Et on a bien commencé le match : on marque au bout de 45 secondes. Donc on s’est mis dans les bonnes conditions », retrace-t-il. Il leur reste désormais un match de poule à assurer, histoire d’éviter de se retrouver dans une position stressante et de poursuivre l’aventure dans cette compétition. « On va essayer de faire un 4 sur 4, parce que c’est la première version où on joue en quatre journées. »

Jusqu’ici, après trois matchs disputés, les meilleures équipes accédaient aux huitièmes. Cette année, le format change : il faut affronter quatre équipes pour espérer rejoindre les quarts. Une défaite peut coûter cher, car terminer deuxième de sa poule peut ne pas suffire. « Il y a six poules. On va tout faire pour finir premiers. On ne garantit pas d’être meilleurs deuxièmes. Si, dans les autres poules, certains font trois victoires et un nul alors que nous faisons trois victoires et une défaite, ils passeront devant. Il faut vraiment être premiers pour assurer la qualification. Ce serait décevant, surtout au vu du très beau travail réalisé depuis le début. On va essayer d’aller chercher la qualification, ce serait le principal. » Même sans projet club structuré, le PEFA d’Amiens se démarque largement. « On essaye de travailler en cohérence avec nos principes de jeu, sans forcément chercher à savoir le niveau des autres, et pour l’instant, on arrive à plutôt bien performer. »

Sabine Loeb
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)