Ce vendredi, une avant-première du documentaire retraçant l’histoire de la course « Les 4 jours de Dunkerque, l’autre enfer du Nord » a été diffusée à l’espace Dewailly. Son producteur ainsi que le président de la course étaient présents, l’occasion aussi d’évoquer le passage de l’épreuve à Amiens, en mai prochain.
Il y a quelques jours, une poignée de chanceux ont pu assister à l’une des cinq avant-premières du documentaire « Les 4 jours de Dunkerque, l’autre enfer du nord », une production longue de 53 minutes qui plonge le spectateur dans l’histoire d’une course vieille de 70 ans. La narration alterne entre récit chronologique depuis ses débuts en 1955 et retour sur l’édition 2023. Un choix délibéré de la part d’Antoine Disle, le producteur du documentaire présent pour cette diffusion : « J’étais certain que le passé allait répondre au présent et vice-versa. Je pense que le passé révèle le présent et le présent permet de revoir le passé différemment. D’ailleurs, on le voit sur la photo animée de Pierre Evrard (datant des toutes premières éditions, ndlr), on a l’impression que c’est Pogacar qui vient de gagner une course et qui la débrief. » Ces différentes vidéos d’archives et anciennes photos animées par l’intelligence artificielle, commentées par une voix off, rendent l’expérience vivante, le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer et se doit d’être attentif pour ne rater aucune des nombreuses informations et anecdotes édictées.
L’histoire racontée de la course est entrecoupée d’interviews, tantôt ceux des coureurs qui ont marqué l’édition 2023 tels que Romain Grégoire et Samuel Leroux, tantôt par des personnalités du cyclisme, comme Bernard Hinault, Bernard Thévenet ou Christian Prudhomme. Des témoignages précieux qu’Antoine Disle n’a pas eu de mal à obtenir : « J’ai appelé Bernard Hinault, il a dit oui tout de suite, j’ai appelé Thierry Adam, oui tout de suite, Christian Prudhomme aussi, sans hésitation, ils ont tous voulu participer. On sent que cette course est quelque chose de spécial pour eux. » Ce sont finalement les Belges, à l’instar d’Eddy Merckx, « qui réclamaient de l’argent, mais on ne pouvait pas déroger, ce n’était pas dans cette logique de transmission. » Une autre diffusion en avant-première aura lieu à Amiens, le 10 avril prochain, en attendant celle sur petit écran, le 15 mai, pendant l’édition 2025 des 4 jours de Dunkerque, sur France Télévision aux alentours de 22h30.

Les 4 jours de Dunkerque passent à Amiens en 2025
Cyclisme rime avec Amiens en 2025. En plus du départ de la quatrième étape du Tour de France, le 8 juillet prochain, la capitale samarienne aura l’honneur d’accueillir l’arrivée de la première étape des 4 jours de Dunkerque, le 14 mai prochain, huit ans après la dernière arrivée du genre. « Ma recherche, c’est d’avoir des grosses villes. Parce que plus on va dans des grandes villes, plus ça va faire briller notre image et plus les 4 Jours de Dunkerque vont avancer. On a Arras, on a Lens, on a Valenciennes, on a Amiens, on a Dunkerque, ce sont les très grosses villes des Hauts-de-France » se justifie Éric Marchyllie, président de la course.
L’étape se conclura par deux boucles et demi entre Dreuil-lès-Amiens, Saveuse, la Hotoie et la route d’Abbeville avec une ligne d’arrivée placée au parc de la Hotoie : « On a discuté avec Guillaume Duflot notamment (vice-président d’Amiens Métropole en charge des sports, ndlr), on s’est aperçu très rapidement qu’on avait une avenue magnifique pour faire un sprint et qu’en plus de ça, on peut mettre toutes nos infrastructures. C’est vraiment l’emplacement qu’il nous fallait » explique Éric Marchyllie qui n’a cependant pas voulu donner de première start-list même s’il affirme d’ores et déjà qu’il aura « un très beau plateau » dans les rues amiénoises, dans un mois et demi.
Simon Vasseur
Crédit photo : Kevin Devigne (illustration) & Simon Vasseur – Gazettesports.fr