LES GOTHIQUES – Éric Medeiros : « Je ne peux pas contrôler l’avenir »

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Le nouveau head coach d’Amiens par intérim est revenu, sous l’œil de son président, sur la victoire contre Nice (3-2) mardi au Coliseum.

On imagine que vous êtes satisfaits après cette victoire ?

Ce sont trois points importants. On a vécu une semaine mouvementée, difficile pour tout le monde, et les joueurs se sont bien battus.

Avez-vous été convaincus par le contenu du match ?

On a eu une période de flottement dans le deuxième tiers où l’on était plus sur les talons. Ils ont de bons joueurs techniquement, plus on leur laisse des espaces, plus ils ont du temps pour créer quelque chose. Derrière, je suis plutôt satisfait parce qu’on a mis du danger sur la cage. Il y a quelques moments forts où on n’a pas su vraiment concrétiser pour se mettre à l’abri. Les joueurs ont bien travaillé, ils ont respecté le plan, l’essentiel était là.

Ça faisait longtemps que notre powerplay ne nous avait pas fait gagner !

Vous ne marquez pas à 5 contre 5, mais le powerplay vous permet de vous en sortir.

Ça faisait longtemps que notre powerplay ne nous avait pas fait gagner !

Vous avez associé des joueurs qu’on n’avait pas vus ensemble depuis plusieurs semaines, comme Lopachuk-Simonsen.

Ce sont des paires qui avaient fonctionné. Même avec Anthony (Mortas, l’ancien coach, évincé le 14 décembre, ndlr). On doit toujours s’adapter aux absences, aux malades. Quand on est en difficulté, on cherche toujours des solutions. On essaye de remettre les choses à plat et de repartir sur des éléments positifs. Tout est remis à zéro. On va savourer la victoire et se remettre au boulot jeudi, parce que vendredi il y a un autre gros match (à Grenoble, ndlr).

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Le duo Simonsen (à droite) – Lopachuk a dynamité la fin de match pour offrir la victoire à Amiens.

Qu’avez-vous dit à vos joueurs avant le match ?

J’ai donné deux, trois consignes par rapport au jeu et après j’ai juste parlé avec le cœur. On a tous notre part de responsabilité, on a besoin de tout le monde, que chacun apporte sa pierre à l’édifice pour qu’on ait un résultat positif à la fin.

Est-ce que le retour d’Henri-Corentin Buysse amène davantage de sérénité ?

Bien sûr, il ne faut rien enlever à Victor (Bodin, ndlr), mais Henri est l’un des meilleurs gardiens du championnat. C’est un des leaders dans notre vestiaire. Il est capable de prendre la parole, dire les choses et secouer le groupe quand c’est le moment.

Mon seul objectif c’est de faire progresser les joueurs et le club

Dans cette situation incertaine, pensez-vous seulement au prochain match contre Grenoble ?

Quelle situation incertaine ?

La vôtre, celle de coach.

Mon seul objectif, c’est de faire progresser les joueurs et le club. On est tous de passage. Je veux juste que les joueurs progressent parce que derrière l’équipe va progresser et le club par la suite. Il y a un gros travail. Je m’investis à 110%, que ce soit avec Anthony (Mortas, ndlr) ou non. Je ne peux pas contrôler l’avenir. Si on vit dans le passé, on est triste. Avec ce groupe, on va profiter du présent pour construire l’avenir. C’est tout.


Propos recueillis par Julien Benesteau
Crédit photos : Kevin Devigne – Gazette Sports