TENNIS : Fabien Martin, au service de ses adhérents

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Président de l’Amiens AC depuis juin dernier, Fabien Martin, 43 ans, dévoile son quotidien en tant que dirigeant.

Quel a été votre parcours tennistique ?

J’ai joué au tennis très jeune, je devais avoir 7 ans quand j’ai commencé à Péronne. Je me souviens de mon premier coach que j’ai suivi ensuite à Bray-sur-Somme, il était aussi mon prof de sport au collège. J’ai continué jusqu’au lycée, puis après, avec les études, comme il fallait prendre le train tôt, revenir tard, ça s’est bien ralenti. C’est devenu purement un loisir avec les copains. Et quand un de mes fils s’y est mis, j’ai repris tranquillement les entraînements et la compétition deux-trois ans plus tard. Je n’ai jamais été coach et cela ne me tente pas. Je suis trop mauvais pour donner des cours (sourire).

Comment êtes-vous arrivé au poste de président ?

Cela s’est fait tout seul, j’ai été adhérent pendant plus de 10 ans. On m’a proposé le poste de vice-président, que je n’ai pas accepté tout de suite, car je ne voyais pas forcément comment je pouvais aider. Puis j’ai accepté quelques semaines après, c’est comme ça que je suis rentré dans le bureau. J’ai découvert la gestion du club au quotidien avec les autres membres. Cela faisait une dizaine d’années que Clément Le Léap était président, il a voulu donner le flambeau à une nouvelle équipe qui était en place. Quand j’étais vice-président, j’étais suivi par d’autres personnes, sinon je ne l’aurais pas fait. En voyant que c’était structuré, Clément a passé le flambeau gentiment, en restant membre actif du comité. Une équipe s’est créée. C’est le collectif qui prime.

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Alors vice-président, Fabien Martin (à droite), lors de la remise des prix du tournoi ITF de l’Amiens AC, en mars dernier. Au micro, son prédécesseur Clément Le Léap, avec Guillaume Duflot, vice-président d’Amiens Métropole en charge des Sports.

Quel est le quotidien d’un président de l’AAC ?

Il faut savoir que nous sommes totalement bénévoles. Nous avons notre activité professionnelle, notre vie familiale à côté. Tous les jours, nous avons des demandes spécifiques sur lesquelles nous réfléchissons pour y répondre, que ce soit par les adhérents, les partenaires, les fournisseurs… Il faut être présent pour donner une ligne directrice, essayer de donner sa vision du club pour les années à venir. Nous sommes 15 au comité et 6 dans le bureau. Nous allons essayer de continuer le travail qui a été fait par les équipes précédentes, c’est-à-dire garder la dynamique au niveau de l’école de tennis, des cours adultes et essayer de satisfaire nos adhérents. Il y a une notion de service qu’il faut qu’on améliore pour les adhérents, car ce sont eux qui font vivre le club.

Il faut suivre l’élan du tennis aujourd’hui. Et savoir se renouveler.

Nous avons un projet de modernisation de la structure. D’autres projets prendront forme dans les mois qui viennent. Il faut suivre l’élan du tennis aujourd’hui. Et savoir se renouveler. Aujourd’hui, nous avons un bâtiment avec des locations, il y a du CrossFit, Pilates, fitness, yoga… Il y aura également des professionnels de la diététique, des tables de massage… Nous essayons d’avoir une offre globale autour du sport. Il faut que nous soyons multiservices et multi-propositions et que nous arrivions à maintenir toutes ces familles au club. Quand nous voyons que les familles viennent passer leur journée pour s’amuser, cela fait plaisir et nous voulons garder cet esprit-là, convivial et familial. J’ai la chance d’être au club régulièrement, quasiment tous les jours, comme mes fils y jouent. Je ne suis pas là forcément aux horaires où il y a le plus de monde mais j’essaie d’être assez disponible, c’est ce qu’il faut et j’essaye de le maintenir.

Comment combinez-vous vie de président, vie professionnelle et vie familiale ?

Il n’y a pas de miracle (rires). Cela se fait tout seul, je suis assez organisé, j’ai une vie professionnelle (d’audioprothésiste à Amiens, ndlr) qui est très structurée. J’ai une équipe, je travaille avec cinq autres personnes. Ici, c’est plus qu’une équipe, il y a 17 salariés, cela ne repose pas que sur une personne, c’est multi-têtes et heureusement ! À la maison, je ne suis pas tout seul non plus (rires), c’est plus facile. Cela me convient pour l’instant, je ne sais pas si je vais tenir aussi longtemps que mes prédécesseurs. Je ne suis pas sûr de rester pendant 10 ans.

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L’AAC, avec sa prof de tennis Olivia Cappelletti, s’est investie cette année encore en faveur d’Octobre Rose.

Où vous voyez vous dans quelques années ?

Je n’en ai aucune idée. Nous sommes arrivés là pas forcément pas hasard, mais parce que nous sommes impliqués, que nous étions plusieurs personnes. Nous arrivons ensemble. Demain, je ne me vois pas finir sans eux, quoi qu’il arrive, nous n’avons pas l’objectif de rester 5, 10 ou 15 ans, cela se fera si le club a encore envie de nous et si nous arrivons à faire en sorte que le club continue à vivre. C’est plutôt comme cela qu’il faut voir les choses. Nous ne sommes que de passage, c’est un club qui a plus de 100 ans, il y aura d’autres équipes, je l’espère. Et puis cela continuera de bien vivre.

Quels sont les prochains événements prévus à l’AAC ?

Il y a un tournoi jeunes pendant ces vacances scolaires. Un fun tennis sera organisé en novembre, c’est une animation pour les familles. Puis il y aura l’arbre de Noël en décembre. On reprendra en janvier par un petit plateau pour que les jeunes enfants puissent smasher.

Romain Ales
Crédit photos : Léandre Leber et Kevin Devigne – Gazette Sports