ACTU : Hip hip hip AGORA !

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Les associations de la métropole amiénoise et le public ont répondu présent en nombre pour l’édition 2022 d’AGORA, dans et autour du Coliseum. L’occasion de mettre en avant leurs activités pour attirer de nouveaux licenciés.

C’était un samedi de rentrée, où jeunes et moins jeunes, venus la plupart du temps en famille, ont pris plaisir à arpenter AGORA, organisé comme chaque année par la Maison des associations d’Amiens Métropole (MAAM). Mais cette fois, libérés du port du masque et des contraintes de la pandémie – une première depuis l’édition 2019 -, les visiteurs ne se sont pas fait prier pour se renseigner sur les activités représentées. Parmi les 220 associations ayant un stand et/ou proposant des animations et démonstrations, on retrouvait pas moins de 70 clubs sportifs.

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Iliès, 13 ans, a les yeux rivés sur la démonstration de taekwondo, offerte par le Zazai Taekwondo Amiens Sud. Il faut dire que le résonnement des pieds qui cassent des planches à hauteur d’homme, dans le hall d’entrée du Coliseum, a de quoi impressionner : « Déjà, j’aime bien les arts martiaux. Et le taekwondo, vu comme ça, ça a l’air d’être bien. On utilise les pieds, les bras, c’est varié. Je connaissais un peu mais là, je découvre en réalité. J’aime bien aussi la natation. Au collège, j’ai déjà fait du tennis de table, du volley-ball et du futsal » raconte Iliès.

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Iliès et sa maman Fabienne, à gauche, ont découvert le taekwondo.

Il a besoin d’un sport pour se dépenser

Fabienne, maman d’Iliès

Accompagné par sa maman Fabienne, le collégien, qui vient d’entrer en 4ème, n’a en revanche encore jamais pratiqué de sport en club. Il aurait « bien aimé faire du foot », mais « c’est difficile de commencer à son âge » constate sa mère, d’ailleurs « étonnée de ne pas voir de stand de foot ou de futsal. Mais un sport de combat, ce serait pas mal pour lui, pour le canaliser, il a besoin d’un sport pour se dépenser. On s’est renseigné, on a pris tous les prospectus qu’il voulait. Et puis on va choisir, il ne pourra pas tout faire ! » Iliès est prévenu.

Juste au dessus, sur un côté de la mezzanine, Romane vient de (presque) réaliser un strike ! Pas mal à seulement 4 ans… Couvée du regard par sa maman et accompagnée du geste par Bernard Bormans, président de l’Amicale Club Bowling Amiens, présente à AGORA avec en particulier sa section Bowling Espace Jeunes, réservée aux 7-21 ans, la fillette se découvre, qui sait, une vocation. Car non, le bowling n’est pas réservé aux bandes de potes le samedi soir, c’est aussi une discipline sportive à part entière, avec ses compétitions et ses athlètes de haut niveau car « le but de l’école Bowling Espace Jeunes, c’est de former les jeunes et de les amener au plus haut niveau, les championnats de France, explique Sabine Ripamonti, chargée de développement de la section. Ils étaient six à y participer l’an dernier et on a eu un vice-champion de France. Ils peuvent ensuite faire des compétitions internationales. »

Le bowling, au mental

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Bernard Bormans, président de l’AC Bowling Amiens, supervise l’animation proposée par son club lors d’AGORA 2022.

« Abby », Abigael Betignies, la vingtaine, est un pur produit de l’école Bowling Espace Jeunes : « mon père joue depuis quarante ans, ma mère depuis plus de 20 ans. J’ai commencé à l’âge de 10 ans. J’allais les voir jouer après l’école. J’ai commencé à faire des petites compétitions puis j’ai été approchée par la Fédération et j’ai joué en équipe de France jeunes. J’ai été sportive de haut niveau pendant toutes mes années lycée, au pôle espoirs. J’étais dans une petite bulle mais c’est important d’avoir des coachs à côté de ses parents, pour un regard extérieur. Sauf qu’à 16 ans, j’étais trop colérique » reconnaît Abigael.

Ce que confirme Marie-France, quarante ans de pratique : « Elle en voulait tellement, alors quand elle ratait, elle pétait les plombs. Maintenant, elle a acquis la maîtrise d’elle-même. » Une évolution validée par l’intéressée : « Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. D’ailleurs, je passe de l’autre côté, au coaching. Il y a tout un travail mental à faire, hors des pistes. Comme dans tous les sports mais encore plus au bowling car c’est très mental. 80% du résultat se joue avant de lancer la boule » estime Abigael Betignies, passée maître à présent dans l’art de relativiser : « comme dans tous les sports, ce n’est qu’un jeu, il n’y a pas mort d’homme ! Mais ça, à 16 ou 17 ans, on a du mal à l’entendre… » À ceux qui veulent tester leur adresse et leur force mentale, le club offre « trois séances d’essai complètement gratuites pour les jeunes, le mardi soir, au bowling de Camon, pour leur donner envie de s’inscrire » indique Sabine Ripamonti.

Croche-pied interdit sur les patins à roulettes…

Quant au gymnase du Coliseum, fief des Pirates de l’APH ou des volleyeurs de l’AMVB, il déborde ce jour-là de stands, comme celui de l’Amiens Roller Derby Particularité : l’équipe rassemble uniquement des femmes, à partir de 18 ans. La présidente, Amanda Dacoreggio, précise qu’il n’y a pas de limite d’âge : « ce qui compte, c’est la condition physique, car c’est un sport assez impactant. Il y a des contacts. Sinon, c’est un sport collectif, sur patins à roulettes. On a un casque, des protections pour les coudes, les genoux et les dents, très important ! La piste est ovale. Chaque équipe envoie cinq joueuses par jam, les phases de match et l’objectif est de marquer des points avec l’attaquante, la jameuse et les quatre autres filles sont les bloqueuses, dont une qui est la pivot et qui peut remplacer la jameuse » détaille la présidente du club amiénois.

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Les Rolling Candies proposent le roller derby en compétition ou comme loisir.

« Choudoudou », une des joueuses, venue tenir le stand à ses côtés, explique qu’une fois « les bases acquises, les filles ont le choix de faire de la compétition en championnat de France N2, ou non. » Sachant que pour débuter le roller derby, « on apprend déjà les bases du patinage, le freinage. Les bases du roller en ligne aident un petit peu, même si c’est différent. On apprend ensuite les règles du sport, à jouer ensemble, les zones de contact. On n’a pas le droit de donner de coups de coude par exemple, de coups dans le dos ou dans les tibias, ni de faire de croche-pied » énumère Amanda Dacoreggio, quand « Choudoudou » trouve « hyper grisants les moments, en match, où les bloqueuses sont bien placées, qu’elles retiennent bien la jameuse d’en face. » L’essence même de l’esprit collectif. Le même qui a permis la réussite du salon AGORA 2022.

Vincent Delorme
Crédit photos : Kevin Devigne et Vincent Delorme (Gazette Sports)