RUGBY – RCA : Shayne Makombe : « J’aime créer de l’espace »

shayne makombe
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L’une des recrues phare du RC Amiénois promu en Fédérale 2, le trois-quarts international zimbabwéen Shayne Makombe, 30 ans, arrive de St Denis (Fédérale 1). Il explique son choix et ses ambitions avec son nouveau club.

Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre le RCA ? 

J’ai choisi le RCA parce que cela représentait une opportunité de jouer au rugby dans une équipe qui a bien réussi ces dernières saisons et qui montre un potentiel de croissance pour l’avenir. Il y a beaucoup de joueurs avec une attitude très positive et depuis quelques années, je suis en contact avec Joël (Nayet, le président, ndlr) et Martin (Saleille, l’entraîneur principal, ndlr). Ils ont toujours été honnêtes et cohérents quant à la raison pour laquelle ils souhaitaient que je rejoigne le club et j’apprécie l’honnêteté comme valeur. De plus, mes compatriotes zimbabwéens m’ont fait l’éloge des joueurs et de leur joie de vivre et je veux m’amuser en jouant. À Amiens, je vais également étudier mon BJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, ndlr) et cela sert bien mes ambitions d’être entraîneur professionnel à l’avenir. Bien sûr, la qualité de vie qu’offre la ville est aussi un plus. 

Redescendre d’une division pour vous qui jouiez en Fédérale 1 après plusieurs saisons à Compiègne (Fédérale 3) est-il un problème ? 

En termes de règles, cela va changer et ce sera à moi de m’ajuster et de m’adapter rapidement et j’essaie de me préparer pour être prêt d’ici le premier match au Havre (le 11 septembre, ndlr). Le niveau est également déterminé par vos adversaires, donc je ne peux qu’espérer que nous aurons une opposition compétitive dans notre groupe.

J’apprécie d’avoir beaucoup de ballons

Quel style de joueur êtes-vous ?

J’aime exploiter et créer de l’espace. J’apprécie quand nous jouons au large et donc d’avoir beaucoup de ballons. Je suis enthousiasmé par le talent de notre ligne arrière et je veux simplement utiliser mon expérience pour créer des opportunités, pour que mes coéquipiers réussissent sur et en dehors du terrain.

La présence au RCA de 2 de vos coéquipiers en sélection a-t-elle joué sur votre arrivée à Amiens ? 

Tapiwa (Tsomondo) et Riaan (O’Neill) ont, c’est sûr, beaucoup compté dans ma décision car ce sont des personnes en qui j’ai confiance et ce sont deux êtres humains de qualité. La femme de Tapiwa, Zoe, a été très utile pour m’aider à m’installer à mon arrivée à Amiens, donc cela aide beaucoup car le changement n’est pas facile. Les autres joueurs, les dirigeants, le staff technique et Baptiste Horville, l’assistant administratif du club, ont tous été très serviables et accueillants. Cela m’a bien facilité la vie jusqu’à présent.

Que représente pour vous le fait de jouer pour le Zimbabwe ? 

Jouer pour votre pays est la plus haute distinction dans le sport et je suis reconnaissant d’avoir représenté le Zimbabwe depuis plus de 10 ans maintenant en rugby à 15 et à 7. Ainsi que dans des tournois comme la Coupe du Monde. Ma famille et mes amis en sont également très fiers, donc je leur en suis reconnaissant.

Pas de Coupe du Monde 2023 ni peut-être de JO 2024…

Votre élimination en qualification de la Coupe du Monde qui aura lieu en France à l’automne 2023 est-elle une grosse déception ? 

Notre échec lors des qualifications est très regrettable compte-tenu du temps, des efforts et des ressources qui ont été investis dans le parcours de qualification. Mais tel est le sport et le mérite revient à la Namibie, c’est une bonne équipe.

Les JO de 2024 sont-ils un objectif pour votre sélection ? 

Chaque athlète veut participer aux compétitions au plus haut niveau possible, mais je ne sais pas si ce sera possible pour moi, car avec le nouvel entraîneur du rugby à 7 au Zimbabwe, vous devez être basé localement pour être sélectionné.

Pour revenir à Amiens, quelles sont vos ambitions pour la saison qui va débuter ? 

Je veux faire de mon mieux pour aider le RCA sur et hors du terrain, alors que le club va découvrir un nouveau niveau. J’espère que j’aurai beaucoup de plaisir à pratiquer un sport qui me passionne et auquel j’ai consacré toute ma vie. Personnellement, j’espère que je terminerai également ma formation et que je grandirai en tant que personne.

Aurélien Finet
Crédit photo : Facebook Shayne Makombe