LES GOTHIQUES – Mathieu Pingeot : « On travaille plus entre les saisons »

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Le préparateur physique des Gothiques d’Amiens fait le point sur la présaison et livre un état des lieux de la condition physique des joueurs.

C’est ta deuxième année à temps plein chez les Gothiques, est-ce que ça change quelque chose dans l’approche de la prépa ?

On travaille plus entre les saisons. À l’intersaison on a pu personnaliser davantage les cycles d’entrainement. Dès la sortie de la saison 2021/2022, on a laissé un peu de repos aux joueurs, certains devaient repartir et avaient des obligations, comme les étrangers, etc. On a pu avoir un meilleur suivi, c’est-à-dire que sur la préparation, les différents cycles et les blocs de travail ont pu être respectés.

On a déjà fait des petits tests et ça facilite vraiment déjà la première approche et les adaptations à avoir que ce soit par rapport aux joueurs français, mais surtout pour les étrangers comme Taavi Tiala et les suivis que l’on peut avoir avec les différents Finlandais qui sont arrivés. La transition et le suivi sont beaucoup plus simples que lorsque j’étais auto-entrepreneur où j’avais mon travail à côté et où l’on faisait des petites touches d’adaptation.

Au niveau de la préparation cette année, repartez-vous sur les mêmes bases ?

Sur la reprise oui, mais sur le mois de juillet on a multiplié par deux ou par trois l’approche du cardio. On a mis plus de fractionné sur la course ou sur du vélo. On a ciblé davantage sur les capacités respiratoires que sur les capacités musculaires. On avait fait un gros bloc, du mois de mai à début juillet, où on a travaillé la puissance musculaire. Après, on a vraiment fait un très gros bloc cardio et ça s’est vu sur la piste quand on a fait les tests.

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Mathieu Pingeot est lié aux Gothiques d’Amiens depuis sa rencontre avec l’ex-entraîneur, Mario Richer.

On a fait un « test Bronco », sur une approche équivalente au travail intermittent qu’on peut avoir sur la glace. On a eu de très bons résultats. Maintenant, on va retranscrire ça sur le mois d’août. On va refaire un « test Minnesota » où, sur le même principe, on va avoir une retranscription équivalente au temps d’un shift, donc environ 45 secondes. Puis on refera un test encore plus probant à la fin du mois d’août. En tout cas, sur la première approche, les tests physiques sur le cardio sont très satisfaisants.

Les états de forme sont-ils meilleurs que l’an dernier ?

Les joueurs ont de meilleurs résultats que l’an dernier à la même période. Même sur certains joueurs comme Nicolas Ruel, qui vient de Briançon, qui connaissait ce test, on a un gain de 2 secondes. Pour le moment on est dans les clous. On est vraiment bien, y compris sur le suivi des poids. On a fait aussi des programmes diététiques. Il y avait eu quelques excès sur la saison 2021/2022 quand on a récupéré les joueurs, tandis que, là, personne n’a exagéré.

Les joueurs adhèrent-ils à votre méthodologie ?

Oui parce qu’ils connaissaient déjà ces approches et notre philosophie. Certains ont monté le curseur parce qu’on est censé avoir une équipe supérieure cette année à l’an dernier. En tout cas, sur le plan défensif, on devrait être au même niveau, mais sur le plan offensif on devrait avoir une meilleure équipe. L’adversité et le challenge seront plus importants, donc les gars savent que derrière les places vont être chères.

L’année dernière il y a eu quelques blessures, que pouvez-vous faire pour les réduire ?

Ce sont des blessures de match. Des blessures de frustration avec Boivin ou Tiala, des blessures où on prend des cross sur le visage. Tomas (ndlr : Simonsen) qui a été propulsé sur la rambarde. Malgré tout, peut-être qu’on peut aller chercher plus loin sur le suivi médical, par exemple en questionnant davantage les joueurs. De temps en temps, il peut y avoir des petits trous d’air entre mon bloc prépa et la communication qu’il peut y avoir avec le staff médical. Il y a peut-être des choses à faire pour que l’anticipation de l’état de fatigue puisse amener un niveau traumatique moindre. On peut à mon avis progresser sur ce domaine.


Julien Benesteau

Crédit photos : Kevin Devigne – Gazette Sports