TENNIS DE TABLE : Noël chez les joueurs de l’Amiens STT

ASTT Noël
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En ce jour de fêtes, Gazettesports vous propose de découvrir comment se déroule un Noël pour chacun des quatre joueurs de l’Amiens STT. Les pongistes amiénois ont également fait parvenir une photo de la ville où ils célèbreront Noël cette année.

Comment est célébré Noël dans ton pays ? Et comment le fêtes-tu personnellement ?

Horacio : Normalement, on rassemble toute la famille, c’est-à-dire aussi mes oncles et mes tantes… Nous sommes une grande famille ! On mange de « l’asado », qui est vraiment le célèbre repas traditionnel d’Argentine, avec beaucoup de viande.

Tomi : Je suppose que c’est partout pareil en Europe, les familles se réunissent pour manger. Je n’ai pas une si grande famille, mais nous avons bien un plat spécial pour Noël, de la soupe de poisson, et on fête toujours Noël le 24 décembre. 

Grégoire : Je suis parti assez tôt de chez mes parents donc à Noël je rentre les voir. C’est une sorte de rituel, de tradition si on peut dire. Plus spécifiquement dans le contenu, ça fait quelques temps que l’on mixe un peu au niveau des plats, mais c’est vrai que comme mon père travaillait dans les coquillages, on a toujours eu le plateau de fruits de mer avec mayonnaise et aïoli chaque année.

Jesús : Normalement on le fête en famille… J’allais passer le 24 décembre dans ma ville natale, Cadix, chez mes parents, et le 31 j’allais chez la famille de ma femme. Mais on dirait bien que cette année je passerai le 24 chez moi malheureusement.

Quelles traditions ressortent le plus souvent à Noël chez toi ? 

Horacio : Ce dont je viens de parler, réunir la famille autour d’un asado. Là-bas, Noël se fête l’été donc c’est différent de ce que l’on retrouve ici : le froid et la neige n’existent pas en Argentine pour Noël, il fait plutôt 35°C, donc c’est vraiment une ambiance différente.

Tomi : Il y a beaucoup de choses qui changent au fil des ans, mais la soupe de poisson est toujours là. Le 25 décembre, nous avons un plat vraiment très typique de la Hongrie : une sorte de petit chou, garni de viande, de riz et d’épices. On le cuit pendant de longues heures avec de la sauce tomate, mais selon la région du pays dans laquelle on se trouve, la recette varie un peu. Par exemple, il y a trois sortes de soupes au poisson dans les différentes parties de la Hongrie qui divergent aussi selon les traditions familiales. Chaque famille a sa propre recette, mais cette soupe est clairement le plus célèbre des plats de Noël en Hongrie. Après ça, on a aussi une soupe de viande… On mange beaucoup de soupe et d’épices en Hongrie ! Et même si les tendances évoluent, on peut être certains de toujours trouver ces trois choses : le chou farci, la soupe de poisson et la soupe de viande.

Jesús : On retrouve beaucoup de fruits de mer mais aussi de la viande, souvent de l’agneau et de la dinde. Mais aussi beaucoup de bonbons typiques de Noël comme le turrón et les polvorones. Le premier est une sorte de nougat, et les seconds de petits gâteaux très friables.

C’est le jour où l’on a toujours pu réunir toute la famille

Jesús Cantero

Quel est ton premier souvenir de Noël ?

Horacio : Je ne sais pas trop, ça fait déjà longtemps… Mais ça a quelque chose de plus spécial quand on croit encore au Père Noël non ? Passés les huit ou neuf ans, on nous dit la vérité, qu’il n’existe pas, et là tout est un peu fini. Quand j’étais plus petit, je pensais aux cadeaux bien sûr, mais maintenant c’est différent, ce n’est plus qu’une réunion de famille.

Tomi : Je ne me rappelle pas du premier, mais ce dont je me souviens le plus c’est que ma sœur et moi allions voir notre arrière-grand-mère juste avant le dîner de Noël. Nous avions une grande maison où nous vivions tous chacun à notre étage ou dans des petites dépendances toutes reliées les unes aux autres, mon arrière-grand-mère vivait à l’étage du dessous alors avec ma sœur nous descendions la voir pour lui dire de monter manger et d’apporter nos cadeaux. On manquait toujours une partie du repas parce que l’on voulait vraiment nos cadeaux, c’était un peu amusant. Mais il s’agit plutôt de rester ensemble, avec nos parents, surtout le 24 décembre parce que les jours qui suivent sont toujours en lien avec Noël, mais ils ne sont pas si importants pour moi.

Grégoire : Les vidéos de mes parents. La frustration de ne jamais réussir à ouvrir mes cadeaux, que l’on retrouve dans les vidéos d’ailleurs.

Jesús : C’est une date bien spéciale pour moi parce que c’est le jour où l’on a toujours pu réunir toute la famille. Surtout maintenant, je vis à 600 kilomètres de chez eux et les jours de fête de fin d’année sont les seuls sur lesquels on peut toujours trouver une date qui coïncide. Autrement, je ne retourne chez mes parents qu’au mois de juillet.

Quel a été le cadeau le plus étrange que tu aies reçu ou fait ?

Horacio : Aucune idée… Rien de très bizarre ! Des vêtements, des jouets, parfois de l’argent, ce genre de choses.

Tomi : Je ne sais pas trop parce que l’on ne se fait pas réellement de cadeaux entre adultes. On ne s’offre que des choses vraiment importantes, c’est plutôt comme un symbole. Quand j’étais plus jeune, j’ai probablement reçu des choses un peu bizarres parfois, mais je ne m’en souviens plus.

Grégoire : Ça fait partie des traditions ça un peu ! Mais une paire de pantoufles-orteils… de la taille de Shrek !

Jesús : Je n’ai jamais été très intéressé par les cadeaux… Je préfère les offrir. Mais un jour j’ai bien offert un voyage à quelqu’un… Mais celui qui en a le plus profité c’est moi parce que c’était moi qui avait envie d’y aller en réalité. C’était plutôt un cadeau pour moi-même si on veut !

 Un moment où tout le monde est censé être reposé et reposant

Grégoire Jean

Qu’est-ce que tu aimerais avoir pour ce Noël ?

Horacio : La santé pour ma famille évidemment, c’est le plus important. Avec ça, je serais déjà très heureux. 

Tomi : Une nouvelle vie ? De nouvelles hanches si possible… Honnêtement je suis déjà assez chanceux de pouvoir dire que j’ai tout ce qu’il me faut dans la vie. Il n’y a rien de vraiment nécessaire dont j’ai besoin, mais j’ai toujours des idées idiotes en tête sur lesquelles je pourrais dépenser un peu d’argent… ou plutôt beaucoup d’argent d’ailleurs. Toujours pour des trucs bêtes malheureusement. Mais nous avons aussi pour projet de rénover la maison donc ça serait plus utile que de racheter des trucs sans intérêts que j’ai déjà. Noël c’est plutôt enfin avoir le temps pour passer des moments avec ma famille sans avoir à aller à Porto ou n’importe où dans le monde.

Grégoire : Des victoires… Du bonheur, de la joie, ça serait bien tout ça !

Jesús : Haha la santé ! Et que l’on en finisse enfin avec ce fichu covid… 

Que représente Noël pour toi ?

Horacio : Comme je l’ai dit, passer du temps avec ma famille est pour moi le plus important.

Grégoire : C’est un moment où tout le monde est censé être reposé et reposant. Ça doit être à la cool quoi. On doit fêter la vie. 

Jesús : Des moments à passer en familles, des instants dont il faut profiter, c’est ce qui me plait le plus pour Noël.

Si j’ai le sentiment qu’il faut que quelque chose change dans ma vie, je fais en sorte de le changer immédiatement

Tomi Lakatos

Est-ce que tu as des résolutions pour la nouvelle année ? Ou une résolution que tu ne tiens jamais ?

Horacio : Parfois j’en ai oui, mais j’essaie d’être honnête envers moi-même, de dire ce que j’aimerais pour la nouvelle année et de l’accomplir. Généralement, ce sont toujours des choses positives. Sportivement, j’espère que tout se passera bien pour moi, et pour l’ensemble de l’équipe.

Tomi : Pour moi, ça ne compte pas vraiment que l’on soit à la nouvelle année ou non, si on décide qu’il est temps de faire une chose, alors on peut le faire à n’importe quel moment de l’année. Je sais que tous les gens se disent « je ferai plus de sport, j’arrêterai de fumer, je perdrai du poids » ou autre, mais je n’ai jamais vraiment fait de choses comme ça. Si j’ai le sentiment qu’il faut que quelque chose change dans ma vie, je fais en sorte de le changer immédiatement. Mais si je devais choisir une chose à faire pour l’année à venir, je dirais qu’il faut que je travaille plus. Quelque chose manquait vraiment lors des 2-3 derniers matchs que j’ai joués donc il faut que j’en discute avec ma copine pour voir ce que l’on peut faire. Elle est coach sportif donc parfois on travaille ensemble, mais comme je ne suis pas souvent en Hongrie, c’est compliqué. Disons juste que pour cette année je travaillerai plus sur ma forme physique ! On peut tous dire que je n’ai pas le corps le plus athlétique de l’équipe, surtout quand Jesús n’est pas dans les parages pour me faire paraitre plus en forme… 

Grégoire : Appliquer les mêmes que l’année d’avant… qui n’avaient déjà pas été appliquées, et qui dataient de l’année précédente. Me mettre au boulot, un peu dans tous les sens du terme. 

Jesús : Normalement je me mets des objectifs qui peuvent être réalisés. Pour 2022, je veux aider l’équipe à accéder à la Pro A !




Propos recueillis par Océane Kronek

Crédits photos : Léandre & Elie Leber – Gazettesports.fr