HIPPISME : Sophie Chuette en terres conquises ?

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Native de la Somme, la demoiselle sera en selle, par deux fois, mardi au Petit-Saint-Jean. Rencontre avec une passionnée aussi discrète qu’attachante.

Gazettesports : Comment vous êtes vous découvert cette passion pour les courses de chevaux ?

Sophie Chuette : « J’ai contracté ce virus presque par hasard, dès ma petite enfance en fait ! (rire) À l’âge de 5 ans pour être franche, au cours d’une balade avec un cheval de trait où j’adorais déjà cette sensation particulière, de vitesse également. La perspective, la possibilité de devenir jockey a donc très vite mûri. Un challenge audacieux j’en conviens que j’ai pu cependant relever avec le précieux soutien de mes proches. Notamment de mes parents qui m’ont toujours soutenue, accompagnée dans les démarches, encouragée surtout… Je leur dois énormément d’autant qu’ils ne sont pas du tout de ce milieu.
N’ayant eu l’opportunité de pousser les portes de l’AFASEC, établissement considéré à juste titre d’ailleurs comme l’école des jockeys, je n’ai donc bénéficié d’aucun maître d’apprentissage. Auprès de M. Jean-Paul Gallorini, je me suis familiarisé avec le monde de l’obstacle. Avant que je croise le chemin de M. Mathieu Boutin. Lequel me poussait alors à (bien) mettre le pied dans l’étrier (rire). J’ai participé à ma première course en 2012, avec une licence « Cavalière » avant que ce dernier ne m’incite à rivaliser parmi les « pro » dès 2016. »

J’ai participé à ma première course en 2012, avec une licence « Cavalière » avant que ce dernier ne m’incite à rivaliser parmi les « pro » dès 2016

Gazettesports : Vous venez de remporter votre cinquième succès, sur l’hippodrome du Petit Saint Jean d’ailleurs. De cette liste, certains vous tiennent plus à cœur ?

Sophie Chuette : « Toutes les victoires sont belles, la formulation est facile je vous l’accorde ! Elles sont d’autant plus mémorables lorsqu’il vous est autorisé de les célébrer, avec ses amies, sa famille. Le bonheur est double quand il est possible de le partager. En définir certaines plus que d’autres est, par conséquent, un exercice périlleux.
Cependant, mon premier trophée dans le rang des « pros » subtilisé ici-même à Amiens, à deux pas de chez moi, pour le compte de Mathieu Boutin demeure un agréable souvenir. À l’époque j’étais en selle sur Beaubahhare … Cet hippodrome du Petit Saint Jean m’a d’ailleurs procuré une autre joie. Ainsi ce succès avec Mogadishio, un pensionnaire de Carina Fey me tient aussi à cœur. »

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Gazettesports : Une émotion semble perceptible durant l’énumération de ces instants de joie…

Sophie Chuette. : « Effectivement. Pour une raison simple, ma jeune carrière a été interrompue à deux reprises, suite à des accidents. Contretemps qui m’ont contraint à lever le pied mais qui n’ont en rien tempéré ma détermination. À ce jour, j’ai la chance, le privilège de collaborer avec M. Mikel Delzangle. Cette association m’autorise à d’endosser des casaques prestigieuses. M’a également permis d’épingler un Quinté à mon palmarès. Grâce à Jupyra, laquelle se révélait souveraine à Compiègne. De telles poussées d’adrénaline vous rappellent la raison qui vous pousse à faire ce métier (rire) ».

Le bonheur est double quand il est possible de le partager.

Gazettesports : En fin d’après-midi, vous apparaîtrez par deux fois au départ… Quels sentiments d’avant-course auriez vous ?

Sophie Chuette : « J’oserais dire « mitigé », notamment en raison de l’état du terrain qui risque d’être bien lourd. Des conditions qui pourraient servir les intérêts de Calvin, à l’occasion du prix Yves-Saint-Martin. L’engagement lui sera favorable, reste à savoir son degré de forme. Quant à Chief Hawkeye, j’ai bien peur qu’il ne se définisse tel un « grand nageur ». Certes, je n’ai jamais été associée à lui, mais ses anciennes « perf » sembleraient vouloir le démontrer ».

  • L’hippodrome d’Amiens organise une réunion « premium » réservée aux galopeurs, ce mardi 6 décembre. Neuf épreuves sont au programme. Début des opérations à 16h15.



Propos recueillis par Fabrice Biniek

Crédit photos : Jean-Jacques Blond