LES GOTHIQUES – Nicolas Leclerc (2/3) : « On ne peut pas être satisfait de finir sixième quand on est Amiens »

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Deuxième partie de notre entretien avec Nicolas Leclerc, défenseur des Gothiques d’Amiens. Bilan de la saison, centre de formation et avenir, le défenseur amiénois se confie pour Gazette Sports.

Amiens termine sixième de Ligue Magnus, est-ce un résultat satisfaisant ?

On ne peut pas être satisfait de finir sixième quand on est Amiens. On peut être satisfait de ce qu’on a fait sur la fin de saison, même si moi j’étais déjà blessé et je n’étais plus dans le groupe. Passer de la onzième à la sixième place est plutôt positif, mais globalement, les coachs l’ont déjà dit plusieurs fois, on ne peut pas se satisfaire nous, Amiens, d’être sixième. Il y a des parties que l’on peut conserver, après il y a des parties moins bonnes, est-ce que l’on peut mettre ça sur le dos du Covid ? Je ne sais pas trop. C’était une saison compliquée, maintenant il faut regarder devant. Après c’est sûr qu’il y a eu les départs au cours de la saison, on pourrait se cacher derrière ça, mais on n’a pas le droit en étant Amiens de se contenter d’une sixième place. On a eu tout une période en février avec que des défaites, et si on n’avait gagné quelques matchs dans cette période là, on aurait mieux figuré. Mais ce n’est pas la faute des départs, même si ça a fait mal au groupe, ce ne sont pas que les départs qui ont causé cette série de défaites.

Je suis ici pour essayer de construire quelque chose avec Amiens, c’est le club avec lequel j’ai toujours joué.

Es-tu en mesure de nous dire si c’était une simple saison pour le fun, ou si tu souhaites t’inscrire sur du plus long terme ?

Moi je ne suis pas revenu juste pour faire une saison et m’amuser. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour revenir. Je continue de travailler à distance aux Etats-Unis, je bloque un peu ma carrière professionnelle pour le hockey donc non je ne fais pas ça pour faire un an et prendre du plaisir. Je suis ici pour essayer de construire quelque chose avec Amiens, c’est le club avec lequel j’ai toujours joué. On va voir comment ça se passe, ce que le club veut faire avec moi et on essaiera de trouver un accord avec le club si leur souhait est de me conserver.

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Nicolas Leclerc est le 29e joueur le plus capé des Gothiques avec 144 matches disputés. Il devance certains grands noms du hockey amiénois comme Miroslav Pazak (126) ou encore Maurice Rozenthal (124).

Ton statut a changé au sein du club, maintenant c’est toi et certains autres joueurs expérimentés qui encadrent les quelques jeunes qui montent dans le groupe professionnel. C’est important de garder ce lien fort avec le centre de formation ?

C’est nécessaire évidemment. J’en suis l’exemple-type. Au début je n’étais pas un « top player », je n’étais pas une star mais j’ai continué à travailler dur. Cela m’a pris beaucoup de temps, presque les six ans de ma première partie de carrière pour en arriver à un joueur capable de jouer tous les matches et qui a sa place dans l’alignement. Les premières années je ne jouais pas tous les matches, et quand j’étais sur la feuille de match, je ne jouais qu’un tiers ou même pas du tout. On apprend beaucoup à être intégré petit à petit dans un groupe, que ce soit sur l’éthique de travail, que ce soit sur la manière dont s’entraînent certains joueurs. Tout cela dépend aussi des jeunes que l’on a à notre disposition, la formation ne va pas intégrer un jeune qui n’a pas le niveau, mais il faut avoir des jeunes. C’est super ce qui se fait avec les licences bleues avec le club de Neuilly. Quand moi j’étais jeune on avait les moins de 22 ans donc j’avais pas mal de temps de jeu avec les juniors mais je ne jouais pas beaucoup en pro. Si je n’avais pas eu les moins de 22, c’est vrai que ça aurait été bien que je puisse jouer en D1, prendre du temps de jeu et progresser là-bas. On sait que certains de nos jeunes vont partir à Neuilly pour la saison, mais ils voient comment nous on s’entraîne, notre rigueur dans le travail, et ça ne peut qu’être positif pour leur développement. On le voit avec Baptiste Bruche. Il a fait une bonne saison avec nous, et quand il est redescendu en D1 avec Neuilly il était très productif. On doit compter sur ces jeunes. D’autres clubs en France n’ont pas forcément un bon centre de formation et se retrouvent en difficulté en cours de saison.

Retrouvez la partie 3 très prochainement.

La partie 1 de l’entretien est disponible ici.




Propos recueillis par Arthur Lasseron

Crédit photos : Kévin Devigne – Gazettesports.fr