EDITO : Et si la famille du ballon au poing venait de retrouver la sérénité ?

Ballon Au Poing Reynald Valleron 1
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Cela faisait plusieurs mois que le problème divisait le monde du ballon au poing. Un sport régional, ancestral pourrions nous ajouter et qui s’appuie sur des dirigeants bénévoles qui sont animés d’une grande passion. Peut-être derrière la façade, pouvait-on percevoir une certaine animosité entre quelques dirigeants ?

Au cours de l’inter saison, nous avons vraiment mal vécu la « querelle » entre deux « monuments », une bagarre livrée via les réseaux sociaux avec tout ce que cela comporte comme fausses infos, mal relayées le plus souvent. C’était comme s’il s’agissait d’un combat de boxe avec deux hommes qui en profitaient pour régler leurs comptes. Avec de chaque côté, les supporters des deux hommes. Au fait ces deux hommes étaient et nous espérons qu’ils le sont toujours des amis, des hommes qui aiment leur sport. D’un côté, Michel Letesse, président de la Fédération mais aussi maire de son village. Et de l’autre, Gilles Caron un « monument » sur le plan de l’histoire de son sport. Deux passionnés en quelque sorte avec parfois des objectifs différents.

L’un était en poste pour diriger au plan fédéral son sport et l’autre publiait chaque semaine les résultats et en fin d’année un recueil bien rédigé avec de belles photos. Gilles Caron jouait en quelque sorte le rôle d’historien de son sport. Normalement, chacun était dans son rôle jusqu’au jour où le président Letesse a pris une décision unilatérale, engageant l’avenir sans vraiment se référer à une assemblée générale des clubs.

Ces clubs qui sont souverains furent alertés par Gilles Caron pour qui les méthodes de Michel Letesse ne coïncidaient pas avec son éthique. On peut penser ce qu’on veut de Gilles Caron, un tantinet procédurier, n’étant pas du tout en phase avec les décisions du président mais il était dans son droit. Dès lors, la machine s’emballa et nous sommes quasiment persuadés qu’elle a dépassé les deux hommes qui ne pouvaient plus dès lors reculer. Gilles Caron annonça qu’il abandonnait de façon irrévocable toutes ses fonctions.

Exit les commentaires envoyés chaque dimanche aux dirigeants des clubs. Ce malheureux conflit a même dépassé le cadre du ballon au poing. Le comité départemental olympique et sportif avec son président Marcel Glavieux a été alerté et a un peu joué un rôle de médiation. Il fallait apaiser la situation et c’est ce qui, semble-t-il, vient de se produire puisque Gilles Caron a ce week end de Pentecôte récolté les résultats et les a fait parvenir aux clubs avec ce court commentaire :
« Certains pourront me qualifier de girouette, pourquoi pas ? Effectivement on pourra toujours me reprocher un revirement mais si je publie aujourd’hui avec beaucoup d’émotion, c’est d’abord et avant tout pour faire plaisir à toutes celles et tous ceux qui m’ont apporté des messages affectueux, des soutiens sincères forts et qui m’ont dit que mes communications allaient leur manquer. Alors, entre maintenir fermement une position et faire plaisir à des gens qui me sont chers, j’ai fait un choix. Cela n’enlève rien à mes convictions, à ma façon de penser les choses, je suis plus que jamais indépendant.« 

Non Gilles Caron, vous n’êtes pas une girouette mais un homme devant lequel, chaque passionné de ballon au poing, doit s’incliner, avec respect. Puisse le ballon au poing avoir la chance de vous avoir, à ses côtés, encore de longues années.



Lionel Herbet

Crédit photo image d’illustration Reynald Valleron

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.