BOXE ANGLAISE : Sabri Sediri est prêt !

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Ⓒ Gazette Sports

Dans moins de deux semaines, et après trois annulations à cause du Covid, Sabri Sediri va enfin pouvoir combattre pour la ceinture de Champion de France. Aujourd’hui, le boxeur et son coach, Bouziane Oudji, sont prêts à en découdre.

Le 27 février prochain, à Béziers, Sabri Sediri va donc affronter Jaouad Belmehdi, pour tenter de décrocher le titre de Champion de France poids léger. Une vraie fierté pour son entraîneur, Bouziane Oudji : « Amiens Boxe Ambitions voit enfin l’un de ses poulains arriver au plus haut niveau et enfin disputer, après trois annulations dues au Covid, le championnat de France. »
D’autant que le chemin a été pour le moins semé d’embuches…

Une motivation à retrouver

En effet, à trois reprises, en 2020, le combat pour la ceinture nationale, a été reporté. Il faut bien comprendre qu’à chaque fois, le boxeur et son équipe se sont préparés durant des semaines, pour finalement ne pas pouvoir combattre. Une situation qui a forcément laissé des traces, comme nous le confiait Bouziane Oudji : « Ça été très très compliqué de le remettre en selle, puisqu’il ne croyait plus en rien. Il avait perdu la foi, je ne vais pas vous mentir… il avait envie d’arrêter, il était passé à autre chose. » D’autant qu’en tant que boxeur professionnel, Sabri Sediri s’est retrouvé sans revenu durant cette période : « Il n’a pas boxé pendant 1 an et demi, donc il n’a pas eu de revenu financier, ça a été très dur. »

Il ne pouvait pas arrêter après 20 ans d’efforts et de sacrifice

Bouziane Oudji

Pour le coach amiénois, il y a donc eu un long travail à faire avec son poulain : « Ça a été mon travail de le remotiver, de le remettre en selle, pour lui faire comprendre qu’il ne pouvait pas arrêter après 20 ans d’efforts et de sacrifice. Donc tous les jours je passais du temps au téléphone avec lui pour essayer de le remotiver, et on a réussi. » Finalement, pour l’entraîneur d’Amiens Boxe Ambitions, cela a sans doute servi à son boxeur : « Toutes les épreuves passées durant cette année de Covid, renforcent mentalement, et permettent de relativiser sur plein de choses de la vie. C’est pour ça qu’aujourd’hui il a beaucoup plus de plaisir. »

Un plaisir décuplé

Aujourd’hui, alors que le combat approche à grand pas, le boxeur amiénois semble plus motivé que jamais : « Trois fois ils ont annulé à cause du Covid, je ne vais pas mentir j’étais déçu, mais aujourd’hui je suis revenu et je suis prêt à en découdre, je veux la ceinture à tout prix, donc je ferai tout pour la ramener ici à Amiens. » Une ambition légitime au vu de la préparation effectuée par le Samarien, dans les locaux de l’ASC boxe française : « Depuis que l’on a eu la date on s’est entraîné deux fois par jour tous les jours, même le week-end on s’entraîne. J’ai tout mis de côté, j’ai vraiment tout investi dans mes entraînements et dans ma préparation. »

J’ai tout mis de côté, j’ai vraiment tout investi dans mes entraînements et dans ma préparation

Sabri Sediri

Et dans cette dernière ligne droite, Sabri Sediri semble bel et bien avoir retrouvé le plaisir de boxer, notamment grâce à l’aide de ses proches : « Franchement aujourd’hui je suis content, déjà parce que l’on a une salle et parce qu’il y a mes amis qui sont là pour me supporter tous les jours. Franchement ça me fait plaisir, parce que sans leur aide, peut être que j’aurais arrêté ou je ne me serais pas entraîné comme je le fais. Quand je viens tous les matins et que je les vois ça me fait plaisir, ils me donnent de la force. »
Une situation qui rendait forcément heureux son entraîneur : « Je suis content de le retrouver en forme, de le retrouver souriant, et content de la reconnaissance d’Amiens métropole, qui soutient et qui aide Sabri. »

Gonflé à bloc après les trois annulations de 2020, Sabri Sediri semble prêt à en découdre avec Jaouad Belmehdi, le 27 février prochain, afin de ramener à Amiens, la première ceinture nationale professionnelle depuis plus de 20 ans, et un certain Bouziane Oudji



Propos recueillis par Leandre Leber avec Quentin Ducrocq

Crédit photo Eve Gourdain Gazettesports.fr