TENNIS DE TABLE – Horacio Cifuentes : « J’espère qu’un jour je pourrai jouer en Pro A et j’espère pouvoir le faire avec Amiens »

Cifuentes
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Jeune joueur argentin qui ne cesse de gravir les échelons, actuel n°1 de son pays, Horacio Cifuentes vient poser ses valises à Amiens pour la prochaine saison en Pro B de l’ASTT.

Bonjour Horacio, pour commencer peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Horacio Cifuentes, j’ai 22 ans et je viens d’Argentine. J’ai fini mes études universitaires en ligne et maintenant je me dédie totalement au tennis de table. Pendant mon temps libre j’aime être avec mes amis et passer du temps avec eux, m’amuser comme tous les jeunes !

Quand as-tu commencé à jouer au tennis de table ? Comment définirais-tu ton style de jeu ?

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J’ai débuté le tennis de table en 2009, mais je faisais aussi du football à cette époque et je n’étais pas trop mauvais non plus ! Mais avec le temps j’ai commencé à mieux apprécier le tennis de table et d’un autre côté le niveau du football évoluait également alors je me suis plus centré sur le tennis de table, j’ai commencé à participer à des tournois et j’aimais vraiment ça.

J’essaye toujours de jouer vite et proche de la table, d’être le plus offensif possible. Donc j’essaye toujours de faire durer les échanges le plus possible et de gagner en rapidité.

Je remercie Amiens de m’offrir la possibilité de jouer dans un grand championnat et dans un grand club.

Horacio Cifuentes

Après l’Espagne, le Portugal et la Belgique, qu’est-ce qui t’a amené à choisir la France et plus particulièrement Amiens ?

J’ai passé les trois dernières saisons dans différents clubs de différents pays et j’ai beaucoup appris là-bas, mais je sentais que pour continuer à progresser il faudrait que je rejoigne un meilleur championnat et la France a un des meilleurs niveaux au monde dans le tennis de table. C’est une belle opportunité de pouvoir jouer en Pro B pour s’y donner à fond. Je remercie Amiens de m’offrir la possibilité de jouer dans un grand championnat et dans un grand club. Tout le monde ne m’en a dit que du bien alors j’espère que les moments à venir seront de très bons moments.

Que sais-tu du pays et de la ville où tu vas passer cette saison ?

Je ne suis venu en France que deux fois et pour de courts séjours donc je ne connais que la Tour Eiffel, qui est un bel endroit ! Je sais aussi que les Français ont la meilleure cuisine du monde et j’adore manger ! (rires) Mais à part ça je ne connais pas grand-chose alors ça sera ma première véritable expérience en France.

Tu vas traverser la moitié du globe pour venir jouer chez nous. N’est-ce pas trop difficile de tout laisser derrière à seulement 22 ans ? 

Si bien sûr ! C’est toujours difficile d’être loin de sa famille et de ses amis, mais je sais que le seul moyen d’atteindre ce que je veux, c’est en allant en Europe. J’ai déjà eu la chance d’y aller avec des coéquipiers et on vivait ensemble alors si se retrouve à plusieurs Argentins au même endroit, ça devient plus facile à supporter. Cette année par exemple je vivrai à Porto avec Lorenzo Santiago qui vient aussi en Europe pour jouer dans un autre championnat.

Le tennis de table est-il très populaire en Argentine ? 

Non pas du tout, c’est vraiment un sport amateur là-bas, on a entre 4 et 5.000 joueurs sur tout le territoire alors qu’il y a 45 millions d’habitants en Argentine ! Les Argentins sont plus branchés football, basketball, hockey ou même rugby.

Sur le court terme déjà, j’aimerais participer aux Jeux Olympiques.

Horacio Cifuentes

Quels sont tes objectifs sur le long terme ?

Sur le court terme déjà, j’aimerais participer aux Jeux Olympiques comme tout sportif professionnel, c’est dommage que ceux de Tokyo aient été reportés mais il n’y avait pas d’autres solutions… Et sur le long terme, j’espère qu’un jour je pourrai jouer en Pro A et j’espère pouvoir le faire avec Amiens !

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ? 

Un de mes plus beaux souvenir est avec l’équipe pré-Olympique pour les Jeux de Tokyo : j’ai battu Gustavo Tsuboi (ndlr : joueur brésilien, médaillé d’or de la Coupe de tennis de table Latino-Américaine) lors d’un match très serré et d’avoir été capable de donner mon point à l’équipe d’Argentine, ça nous avait rapproché de la qualification. Mais malheureusement on a finalement été éliminés 3-2 par le Brésil.

Une personnalité qui t’inspire ou à laquelle tu t’identifies dans ta discipline ? 

J’aime beaucoup regarder Hugo Calderano (ndlr : jeune joueur Brésilien de 24 ans) : j’adore son style même si on n’a pas vraiment de points communs, j’aime sa façon de jouer et j’essaye d’apprendre au maximum en le regardant jouer.

En dehors du confinement, comment se déroule une journée classique pur toi ?

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En temps normal, j’essaye de m’entraîner deux fois par jour si c’est possible. Je me lève à 8h pour m’entraîner de 9h30 à midi, je prends une pause repas et je repars m’entraîner de 16h à 18h. Ensuite de 19h à 20h je passe sur une séance de physique. Voilà à quoi ressemblent mes journées pendant la saison de compétition.

Un mot pour te définir ?

Je ne sais pas quel mot me définirait le mieux, mais si je dois en choisir un je dirais « persistant » parce que j’essaye toujours de jouer chaque balle jusqu’au dernier point.

Si tu devais arrêter le tennis de table et te réorienter vers un autre sport, ça serait lequel ?

Je choisirais clairement le football ! C’est un sport qui me passionne, et pas seulement moi mais la plupart des Argentins : ici quand on nait, le premier jouet que l’on nous donne c’est un ballon de foot et un maillot de club.

Quelle est ta meilleure qualité ? Et ton pire défaut ?

Je pense que ma meilleure qualité est ma responsabilité, je suis quelqu’un de toujours très responsable dans tout ce que j’entreprends, j’essaye toujours de me donner à 100%. Et je pense que mon pire défaut serait ma timidité (rires).

Un mot pour tes futurs supporters Amiénois qui sont connus pour être très présents ? 

VAMOS ! (sic)




Propos recueillis par Océane Kronek

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