AUC BADMINTON – Jean-François Boidin : « On a fait beaucoup de progrès chez les jeunes »

Ⓒ Gazette Sports

Pour ce bilan de l’année 2019 au sein de l’AUC Badminton, nous nous sommes adressés à son président, Jean-François Boidin, ainsi qu’à l’une des joueuses de l’équipe fanion, Audrey Dercourt.

Bonjour Jean-François, pour commencer pouvez-vous nous parler de votre meilleur souvenir au sein du club cette année ?

Cette année… On a déjà oublié la saison d’avant ! Mais s’il y a un souvenir qui devait ressortir ça serait les bons résultats des jeunes. Sur tout le championnat, sur la qualification début 2019 de Camille aux championnats de France et sur tous les résultats des jeunes en général qui ne font que de progresser. 

Et au contraire, quel a été le pire ?

Les pires moments sont les mauvais résultats de la Nationale 3 bien entendu.

Quel bilan dresseriez-vous de cette année écoulée ?

C’est un peu dans la même logique, c’est vrai qu’on a fait beaucoup de progrès chez les jeunes et c’est sur ça que l’on travaille donc c’est un bilan positif. On les accueille, on les encadre et derrière ils réussissent donc c’est la dernière phase et ça se passe vraiment bien.

Et qu’en retenez-vous ?

Ce qu’on va retenir c’est la bonne vie du club avec notamment l’augmentation des effectifs, surtout chez les jeunes : notre club se rajeunit puisqu’en quinze ans on est passés de 40 ans de moyenne d’âge à 25 ans. Ça veut dire que cet âge-là est tiré vers le bas par les très jeunes qui ont entre 6 et 14 ans. Ce nombre-là fait descendre la moyenne d’âge et c’est ce qu’on veut pour le club puisque c’est l’avenir.

Selon vous, quelle est la raison de ce rajeunissement des effectifs d’années en années ?

C’est la structuration du club, c’est le fait d’avoir un peu plus de créneaux et de gens pour les encadrer et les accompagner. L’implication des parents est aussi très importante. Tous ces éléments mis bout à bout font qu’on arrive à augmenter le nombre de jeunes et on augmente le nombre de jeunes qui sont performants. De cette façon on agrandit la pyramide en espérant en atteindre le sommet.

Avez-vous un souvenir marquant du sport amiénois sur l’année écoulée ? Et sur le sport de façon générale ?

Je pense que c’est la victoire des Gothiques en coupe de France. Ça faisait des années qu’on l’attendait, ils ont fait une bonne saison donc ça fait plaisir à tout le sport amiénois. 
Après je ne suis pas trop le sport mondial, mais je dirais la coupe du monde de rugby, c’était pas mal. Malgré la défaite des Bleus, c’était un beau parcours de l’équipe de France. 

Des attentes ou des objectifs particuliers pour l’année 2020 ?

L’objectif est clairement d’essayer de se maintenir en Nationale 3 et de continuer. On est dans la durée donc on continue d’essayer de faire en sorte que nos jeunes soient meilleurs, on espère qu’ils arrivent à se qualifier pour les régionaux.

La progression concerne vraiment l’augmentation de l’effectif dans tous les domaines : que ce soit chez les jeunes, les compétiteurs, les loisirs, le parabad. C’est d’ailleurs toujours un peu compliqué actuellement pour cette section puisqu’on est toujours qu’à quelques personnes, on a du mal à lancer l’activité : certaines personnes sont venues nous voir mais ils font aussi d’autres sports alors il a fallu faire un choix et malheureusement ils ne se sont pas tournés vers le badminton. Mais on poursuit et on attend que ça fonctionne, on ne se relâche pas.

Sur les attentes on peut parler principalement du bénévolat où je pense que les attentes sont un peu les mêmes dans chaque club : avoir plus d’implication. Ici ça se passe bien notamment du côté des jeunes puisque le développement de l’école de jeunes nous amène un certain nombre de parents très motivés dans le bénévolat, dans l’organisation des compétitions et de la vie du club en général. Mais on manque toujours de bénévoles, de gens qui acceptent de s’impliquer et de prendre des décisions. Il faudrait encore plus de bénévoles, en particulier des bénévoles qui soient un peu techniques : les juges arbitres et coachs demandent une longue formation. Après il suffit que par les études ils s’en aillent et finalement on a mis plusieurs années à les former pour devoir tout recommencer. C’est la vie et on ne leur reproche rien puisque de toute façon ils sont formés pour aller faire la même chose sûrement dans leur futur club ; mais là en attendant il faut une pyramide, il faut en avoir plus. C’est un cycle sans fin.

Audrey Dercourt : « On va essayer de faire du mieux que l’on peut pour gagner des matchs et finir la saison du mieux possible »

Quel a été ton meilleur souvenir au sein du club cette année ?

Je dirais que c’est un match que j’avais joué en double mixte avec Thomas à Gravelines. Le duo en face était bien meilleur que nous et pourtant on les a accrochés jusqu’au troisième set où ils nous ont battus sur le dernier volant 21-19. On a certes perdu ce match mais la performance était vraiment intéressante. 

Au contraire, quel fut le pire ?

Notre rencontre face à Maison-Laffittes au début du mois de novembre. Ça a vraiment été compliqué, on savait qu’ils étaient meilleurs que nous mais ça reste difficile à accepter quand on se prend un 0-8 à domicile. Pour moi c’est vraiment le moment de l’année à oublier.

As-tu un souvenir marquant dans le sport en 2019?

J’apprécie toujours les Jeux Olympiques, mais pour cette année je parlerais des mondiaux d’athlétisme à Doha. Pour moi c’était un moment fort au vu des conditions dans lesquelles les athlètes faisaient leurs compétitions ; même s’il n’y a pas réellement eu de résultats pour la France c’était quand même assez marquant.

Des attentes ou des objectifs particuliers pour l’année 2020 ?

On sait qu’on va probablement redescendre en prénationale à la fin de la saison mais on va essayer de faire du mieux que l’on peut pour gagner des matchs et finir la saison du mieux possible. 


Propos recueillis par Océane KRONEK

Crédits photos : Kevin Devigne /