OMNISPORTS : Le dopage se joue aussi en coulisses

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Selon une récente étude menée à l’université de Lausanne, il s’avère que le dopage sanguin a été très tôt décelé en athlétisme et ce, dès le début des années 2010.

Ainsi, on relève qu’aux championnats du monde de 2011 en Corée du Sud, le dopage sanguin était déjà dans le circuit. Ce n’est tout de même pas d’hier et ceux qui pensaient que l’EPO très répandu à la fin des années 90, était ce qui pouvait se faire de mieux, se sont trompés.

Le cinquième des athlètes engagés dans les épreuves d’endurance notamment la marche et les épreuves au-dessus du 800m étaient concernées. Et dans ce cinquième, on notait la présence de plus de femmes que d’hommes.

C’est évidemment de l’athlétisme dont il est est question et pas de cyclisme pour clouer le bec à tous ceux qui ne voient dans le dopage qu’un seul sport : le cyclisme. Les travaux effectués par l’université de Lausanne sont sérieux et ils concernent exactement 1222 athlètes. Les chercheurs ont eu en effet accès aux dossiers personnels de chacun de ces athlètes.

Que penser de ces résultats ?

Que la lutte est impitoyable envers ceux qui trichent encore mais qu’il y a encore des athlètes qui font tout pour passer au travers des mailles du filet et se dérober pour diverses raisons du reste. Ainsi, un athlète de haut niveau de n’importe quelle discipline, sait pertinemment qu’il peut être contrôlé à tout moment de la journée mais aussi là où il se trouve.

Nous sommes absolument pour cette mesure mais faut-il néanmoins ne pas perturber outre mesure, le repos et la confidentialité du sportif. Ainsi par exemple le basketteur picard Gobert a eu raison de protester car il a été réveillé en pleine nuit, après un match aux Championnats du Monde en Chine afin de subir un contrôle sanguin.

Yoka-Coleman… pas le même combat

Par contre, le champion olympique de boxe Tony Yoka a été suspendu une année car à trois reprises, il n’avait pas répondu à une convocation pour un contrôle. Tony Yoka n’avait peut-être pas le bon avocat car ces derniers temps, le sprinter américain Christian Coleman a fait exactement la même chose. Il n’a pas répondu trois fois à un contrôle.

Les faits étaient aussi graves que ceux reprochés à Tony Yoka mais Coleman a sûrement été mieux défendu que le boxeur français. En effet, l’avocat ou du moins les avocats de Christian Coleman ont trouvé un vice de forme et fait en sorte que leur athlète soit .. blanchi et puisse ainsi échapper à une suspension mais aussi pouvoir participer aux prochains championnats du monde à Doha fin septembre.

Voilà un imbroglio juridique qui décontenance le commun des mortels dont nous faisons partie. Oui, nous sommes farouchement contre le dopage mais quelque chose nous dit que nous n’avons pas fini d’avoir ce genre d’affaire Coleman d’ici aux prochains Jeux de Tokyo.

Lionel Herbet

Crédits photos DR

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