À quarante secondes près, Amiens assurait sa première victoire depuis le 17 mars. À une dizaine de secondes près, Clément Devaux évitait un deuxième nul de suite à son équipe. Mais c’est pendant le temps additionnel que Villeurbanne imposait la première défaite d’Amiens dans cette phase retour.

Une nouvelle défaite qui se joue à rien

Troisième défaite d’un point dans ces playoffs et la quatrième (sur sept journées) depuis le début de la deuxième phase de championnat. Voici les réactions de Rabah Soudani, élu meilleur joueur du match côté picard, et celles de Yuriy Petrenko.

Une nouvelle défaite à un point près. La déception l’emporte sur la colère, ce soir ?

Yuriy Petrenko : Très déçu, oui. Surtout que ça se répète depuis plusieurs matches d’affilée, de cette manière. C’est pas de chance. Je ne peux pas dire que nous sommes dans une spirale négative psychologiquement. Mais il y a des premiers signes. Aujourd’hui, le match était quasiment gagné et à la fin on s’est un peu relâché. Dans les dernières minutes, le ballon est devenu très dur dans nos mains et c’est, à mon avis, pour ça qu’on perd le match.

Cette histoire se répète un peu trop pour nous

Rabah Soudani : Oui. J’ai une bonne expression c’est que chaque match a son histoire. Mais ces derniers temps, cette histoire se répète un peu trop pour nous. Ça commence clairement à être récurrent et il faut qu’on arrive à faire quelque chose pour pallier à tout ça. Après, félicitations à Villeurbanne, ils se sont bien battus, ils ont fait un beau match. Nous, aussi. On n’a pas baissé la tête, on s’est battu jusqu’au bout. Mais c’est vrai qu’on a ce problème-là, il faut qu’on arrive à le résoudre et on a la capacité de le faire. Je me dis que ça n’a pas été donc ce sera la semaine prochaine contre Grenoble, malheureusement pour eux, mais je l’espère en tout (rires).

N’auriez-vous pas dû mieux négocier l’entame de match ?

YP : Tout le match a été difficile pour nous. Nous étions en effectif réduit du coup, parfois, on n’a pas joué à nos places. Ça a été difficile.

Le handball se joue dans les dix dernières minutes

RS : Aujourd’hui, le handball se joue dans les dix dernières minutes. Peu importe que l’entame de match soit bonne ou mauvaise. À la fin, on est toujours à un ou deux buts. À part si vraiment on se fait éclater par meilleurs que nous. C’est sur le money-time qu’il faut qu’on travaille pour gérer pour la suite.

Des explications en tête ?

RS : C’est un tout. Je ne trouve pas d’excuse, ce n’est pas la faute des absents. La faute est qu’on n’arrive pas à gérer ces moments-là, les moments difficiles où il faut garder la tête froide et mettre les balles dans le fond.

YP : Je pense qu’on a tenu notre visage jusqu’au bout mais le handball c’est comme ça. Parfois, ça n’est pas ta journée et on perd un match sur rien, à un but près.

On peut dire que l’équipe traverse une période difficile actuellement ?

RS : Non, je ne pense pas que cela soit difficile. Il ne faut pas se voiler la face : on n’est pas VAP donc on a atteint l’objectif qui était le maintien à la mi-saison. Là, ça n’est que du « plus » pour nous. Mais le « plus » est meilleur quand on gagne.

Ce qu’il vous faut maintenant, pour rebondir, c’est une victoire contre un VAP, à commencer par Grenoble, la semaine prochaine ?

YP : De toute façon, chaque match on le joue pour la victoire, contre n’importe quelle équipe. Mais oui, pour décharger ce poids de nos épaules, il faudrait commencer par une victoire. Ce serait bien qu’on se relance, lors du prochain match.

Propos recueillis par Camille MARSIGLIA

Crédits photos : Reynald Valleron et Léandre Leber – GazetteSports

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